Le gouvernement poursuit la politique d'Ordre moral qui a été instauré par le premier gouvernement de Broglie. Le gouvernement fait voter la loi des maires pour lutter contre le républicanisme municipal. La loi du 20 janvier 1874 déclarait : « Jusqu'au vote de la loi organique municipale, les maires et les adjoints seront nommés par le président de la république dans les chefs-lieux de départements, d'arrondissement et de canton ; dans les autres communes par le préfet. » Cette mesure fut mal reçue dans les campagnes. Par ailleurs, Magne, le ministre des finances, fait voter derechef une augmentation des contributions directes. La loi du 19 mai interdit l'emploi des enfants de moins de douze ans (article 2). Ils ne doivent pas être présents à l'atelier plus de douze heures ; le travail de nuit est interdit pour les filles mineures, pour les garçons de moins de 16 ans (article 4). Les monarchistes intransigeant jugeaient Broglie et les orléanistes responsables de l'échec de la restauration. Le gouvernement avait interdit plusieurs journaux légitimistes, car ils critiquaient le pouvoir. Par conséquent, les légitimistes s'allièrent aux républicains et aux bonapartiste et repoussèrent le projet de loi sur la création d'une seconde chambre par 388 voix contre 317.
Le , une coalition composée des légitimistes, bonapartistes et républicains mit le gouvernement de Centre droit en minorité lors d'un vote relatif à la priorité à donner à la loi électorale politique (381 voix contre 317)[3]. Albert de Broglie remit la démission du gouvernement au président de la République, Patrice de Mac-Mahon.
↑ ab et cMembre du précédent gouvernement ayant conservé son poste.
↑Guy Antonetti, Fabien Cardoni et Matthieu de Oliveira, « Magne (Pierre) », dans Les ministres des Finances de la Révolution française au Second Empire (III) : Dictionnaire biographique 1848-1870, Institut de la gestion publique et du développement économique, coll. « Histoire économique et financière - XIXe-XXe », (ISBN978-2-8218-2827-8, lire en ligne), § 183.
↑Jean-Marie Mayeur, Les débuts de la IIIe République, Le Seuil 1973, coll. Points, p. 31
↑Ce n'est qu'en 1876 que le titre de Président du Conseil s'imposera