Gouvernement Frieden

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Gouvernement Frieden
(lb) Regierung Frieden

Grande-duchesse Charlotte de Luxembourg
Président du gouvernement Pierre Frieden
Formation
Fin
Durée 11 mois et 1 jour
Composition initiale
Coalition CSV - LSAP
Ministres 8
Secrétaires d'État 1
Femmes 0
Hommes 8
Représentation
Drapeau du Luxembourg

Le gouvernement Frieden (luxembourgeois : Regierung Frieden), est le gouvernement du Luxembourg en fonction du au .

La transition[modifier | modifier le code]

Lorsqu’en , le ministre des Affaires économiques, Michel Rasquin, quitte le gouvernement et devient membre de la Commission de la CEE, Joseph Bech veut profiter de ce remaniement ministériel pour se faire assister par un secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Cependant, le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois, partenaire de la coalition, s’oppose à cette proposition. Aussi Bech demande-t-il à la souveraine de le décharger de la présidence du gouvernement qu’il estime ne plus pouvoir remplir avec l’efficacité souhaitée, étant donné ses nombreuses obligations à l’étranger. Pierre Frieden, le ministre chrétien-social le plus ancien en rang, le remplace à la tête du gouvernement.

Composition[modifier | modifier le code]

Portefeuille Titulaire Parti
Ministre d’État
Président du gouvernement[N 1] (jusqu’à son décès le )
Pierre Frieden CSV
Ministre des Affaires étrangères[N 2] Joseph Bech CSV
Ministre de la Justice et des Travaux publics[N 3] Victor Bodson LSAP
Ministre du Travail et de la Sécurité sociale[N 4] Nicolas Biever LSAP
Ministre des Finances et de la Force armée[N 5] Pierre Werner CSV
Ministre de l’Agriculture et de la Santé publique[N 6] Émile Colling CSV
Ministre des Affaires économiques[N 7] Paul Wilwertz LSAP
Secrétaire d’État aux Affaires économiques Henry Cravatte LSAP

La politique gouvernementale[modifier | modifier le code]

À un an de l’échéance électorale, le gouvernement Frieden dispose d’une marge de manœuvre limitée. Les divers groupes de pression, Centrale paysanne et syndicats en première ligne, l’assaillent avec leurs revendications. L’équipe dirigée par Pierre Frieden poursuit la politique du gouvernement précédent, accentuant quelque peu le rythme des réformes dans le domaine de l’éducation et de la culture. La loi du introduit une nouvelle formation pour les instituteurs. Deux années de stage à l’Institut pédagogique viennent compléter les études secondaires. La loi du crée un Institut d’enseignement technique. Celle du donne enfin un statut légal à la Bibliothèque nationale et aux Archives de l’État. D’autres réformes, comme celles concernant les musées de l’État ou l’enseignement professionnel, n’ont pu être menées à terme à cause du décès prématuré du Premier ministre. L’augmentation continuelle des effectifs d’élèves exige la mise en chantier de nouveaux bâtiments scolaires. C’est en 1958, sous le ministre Frieden, qu’est lancée la construction d’une « cité scolaire » au boulevard Pierre Dupong, dont la première réalisation sera le nouvel Athénée. Le gouvernement poursuit également la modernisation de l’infrastructure du pays. Le , il signe une convention avec le land Rhénanie-Palatinat concernant l’aménagement d’une station de pompage sur le cours de l’Our, près de Vianden. En vue de cette réalisation, une société avec des capitaux privés avec la participation de l’État luxembourgeois, la Société électrique de l’Our (SEO), avait déjà été créée en 1951. La signature de l’accord permet de démarrer le chantier de la centrale hydroélectrique. La station de pompage entrera en service en 1963.

Repères chronologiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Administration centrale, Éducation nationale, Arts et Sciences, Cultes, Population et Famille, Intérieur
  2. Commerce extérieur, Viticulture ; Administration centrale a.i.
  3. Bâtiments et Voirie, Transports, Électricité, Éducation physique
  4. Mines, Assistance sociale
  5. Intérieur a.i.
  6. Mondorf-État; Éducation nationale, Arts et Sciences, Cultes et Population et Famille a.i.
  7. Commerce, Industrie et Métiers, Ravitaillement alimentaire et industriel, Tourisme

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]