Tyria jacobaeae

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Goutte-de-sang, Tyria, Carmin

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La Goutte-de-sang (Tyria jacobaeae), également appelée aussi Tyria ou Carmin, est une espèce de lépidoptères de la famille des Arctiidae.

Dénominations[modifier | modifier le code]

  • Nom scientifique valide : Tyria jacobaeae (Linnaeus, 1758)[1];
  • Synonymes scientifiques[2] :
    • Callimorpha senecionis Godart, 1822
    • Hippocrita confluens Schultz, 1908
    • Phalaena jacobaeae Linnaeus, 1758
    • Tyria confluens Schultz, 1908
  • Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) recommandés ou typiques en français : Goutte-de-sang[3],[4], Tyria[5],[3], Le carmin[4];
  • Autres noms vulgaires ou noms vernaculaires (langage courant) pouvant désigner éventuellement d'autres espèces : Écaille du séneçon[réf. souhaitée].

Description[modifier | modifier le code]

Imago[modifier | modifier le code]

Le papillon a une envergure d'environ 3,5 à 4,5 cm.

Les ailes antérieures sont noires avec un trait rouge vif le long de la côte, un autre le long du bord interne, et deux taches rouge vif au niveau de l'apex et du tornus. Les ailes postérieures sont rouge vif avec une fine bordure noire.

Les couleurs noire et rouge ont tendance à virer au gris et au rosâtre sur les exemplaires usés.

Chenille[modifier | modifier le code]

Les chenilles ont une livrée zébrée très reconnaissable, faite d'une alternance d'anneaux jaunes et noirs.

Ces couleurs voyantes sont aposématiques : les chenilles ont un goût très désagréable pour les prédateurs et leurs couleurs servent de signal d'avertissement. Par exemple, les jeunes oiseaux attaquant ces chenilles apprennent rapidement à associer les couleurs à un goût désagréable, et les délaissent par la suite.

Biologie[modifier | modifier le code]

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Période de vol et hivernation[modifier | modifier le code]

La Goutte-de-sang est une espèce univoltine : elle produit une génération par an. Les imagos volent de mai à août, tandis que les chenilles sont visibles de juillet à septembre. L'espèce passe l'hiver sous forme de chrysalide enfouie dans le sol.

Plantes-hôtes[modifier | modifier le code]

Séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris) avec plusieurs chenilles de Tyria jacobaeae

Les chenilles se nourrissent des feuilles et des inflorescences du séneçon jacobée ou du séneçon à feuilles de roquette. En montagne, on les trouve aussi sur les pétasites et les tussilages.

Les relations entre plante nourricière et chenilles tendent à produire de fortes variations d'effectifs d'une année sur l'autre. Lors d'une année où les chenilles pullulent, elles dévorent abondamment les séneçons qui fructifient mal. Il y a alors peu de séneçons un an plus tard, et donc peu de chenilles, avant que la plante ne prolifère à nouveau l'année suivante et ne nourrisse les chenilles en abondance.

Biotopes[modifier | modifier le code]

L'espèce fréquente des milieux ouverts comme les prés et les landes, surtout sur des sols sablonneux.

Comportement[modifier | modifier le code]

L'imago est actif de jour comme de nuit. Son vol est mou.

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce Tyria jacobaeae a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758 sous le protonyme Phalaena jacobaeae. Traditionnellement rangée dans la famille des Arctiidae, elle est cependant placée dans les Erebidae par les auteurs récents.

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

  • en français : la Goutte-de-sang, le Carmin, l'Écaille du séneçon
  • en anglais : Cinnabar moth
  • en allemand : Jakobskrautbär, Blutbär, Karminbär

Menaces[modifier | modifier le code]

Cette espèce se raréfie dangereusement dans la plupart de ses stations.[réf. nécessaire]

Références[modifier | modifier le code]

  1. ITIS, consulté le 2 janvier 2017
  2. BioLib, consulté le 2 janvier 2017
  3. a et b Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales. [lire en ligne]. Montpellier, France, Cirad. [12/05/2015].
  4. a et b Nom en français d'après l'Inventaire National du Patrimoine Naturel, sur le site Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)
  5. Nom en français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen. [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Autres liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Lamotte, La mer du Nord, Bruxelles, Bernard Gilson, coll. « Guide du promeneur », , 294 p. (ISBN 2-87269-085-9)
  • T. Montagne, De la chenille au papillon, Anvers, Le Ballon, coll. « A la découverte », , 32 p. (ISBN 9037406459)
  • D.J. Carter et B. Hargreaves, Guide des chenilles d'Europe, Paris, Delachaux et Niestlé, , 311 p. (ISBN 978-2-603-01444-8), p. 232