La gourme, aussi appelée angine du cheval, est une maladie spécifique des équidés causée par la bactérieStreptococcus equi equi, qui touche les voies respiratoires supérieures et les ganglions lymphatiques. Particulièrement contagieuse, elle se caractérise par la présence d'abcès et peut être mortelle. Sa prévention passe par une bonne gestion de l'introduction de nouveaux individus dans un groupe ou une écurie, et par la vaccination.
La contamination s'opère par contact avec les sécrétions nasales ou les sécrétions purulentes issues des abcès[3]. Elle peut se faire principalement par contact direct avec les sécrétions d'individus infectés, soit malades soit convalescents, ou avec les sécrétions de porteurs sains. La contamination peut également s'opérer par contact indirect avec du matériel contaminé ou par l'intermédiaire des humains en contact avec les équidés concernés[2],[3].
La mortalité liée à la gourme est inférieure à 10 %, cependant elle peut toucher jusqu'à 100 % des individus d'une écurie[1].
Le portage asymptomatique dans les poches gutturales des chevaux anciennement infectés est une source de contamination[1] et de résurgence de foyers épidémiques[4].
Poney présentant un gonflement latéral de la face provoqué par des abcès de gourme.Évolution chronique possible et formation d'abcès de localisations variables, notamment intraabdominaux
L'administration d'antibiotique est débattue ; elle ne dispense pas des mesures de précaution pour éviter l'introduction de la gourme dans un groupe. L'antibiothérapie n'est pas recommandée, sauf si les symptômes sont persistants, que des abcès sont susceptibles d'obstruer les voies respiratoires, que des complications sont présentes ou que l'animal présente une dysphagie causée par la gourme[1],[2].
Une quarantaine de 3 à 4 semaines doit être effectuée pour tout cheval introduit dans une nouvelle écurie ou un nouvel effectif[1],[3]. La réalisation de test diagnostics par test ELISA ou PCR sur des prélèvements nasaux permettent de vérifier le statut du cheval[1].
Un individu contaminé ou suspect doit être isolé jusqu'à détermination de son statut, et des mesures d'hygiène strictes doivent être adoptées[1]. Du matériel spécifique doit leur être alloué et ne pas être utilisé chez des individus indemnes[1].
Le vaccin permet de diminuer les signes cliniques de l'infection ainsi que le nombre d'abcès, mais les individus atteints excrètent la bactérie[4]. La vaccination est indiquée pour les chevaux qui sont exposés à Streptococcus equi equi et qui sont en bonne santé[4]. Le vaccin ne dispense pas la prévention par la bonne gestion des locaux et des groupes de chevaux[4].
↑ abcdefghij et kAlbertine Léon, Sophie Pradier et Andrew Waller, « Le point sur la gourme du cheval », Pratique Vétérinaire Équine, no 190, , p. 26-32
↑ abc et d« Gourme », sur Respe - Réseau d'Epidémio-Surveillance en Pathologie Équine (consulté le )