Goupil & Cie
| Goupil & Cie | |
| Informations générales | |
|---|---|
| Type | Galeries, imprimeur d'estampes et marchand d'art |
| Création | 23 mars 1829 |
| Dissolution | 1920 (groupe) |
| Fondateur | Adolphe Goupil |
| Informations géographiques | |
| Pays | |
| Ville | Paris |
| modifier |
|



Maison Goupil devenue Goupil & Cie, est un marchand d'art et éditeur français de dimension internationale, dont le siège se trouvait à Paris.
À partie de 1846, la société établit un commerce mondial de reproductions de peintures et de sculptures à travers un réseau de succursales et d'agents implantés à Londres, New York, La Haye, Bruxelles, Berlin, avec des ramifications à Vienne et à Melbourne.
La figure principale reste Adolphe Goupil (1806-1893), dont l'une des filles, Marie, épouse l'artiste français Jean-Léon Gérôme. Les Ateliers photographiques d'Asnières, une usine située au nord de Paris lancée en 1869 par Michel Manzi, joue un rôle déterminant dans cette expansion et la diffusion de l'art auprès d'un public élargi. Vers 1900, la société publie des périodiques illustrés et occupe une place centrale sur le marché de l'art en Occident, jusque dans les années 1920, mais passe à côté du modernisme, malgré quelques incursions notables.
Histoire
[modifier | modifier le code]
Les origines
[modifier | modifier le code]L'histoire de Goupil commence par la création le 23 mars 1829, d'une société en collectif, entre Adolphe Goupil et Joseph Henry Rittner[1],[2]. Adolphe Goupil, fils de pharmacien, et Henry Rittner, marchand d'estampes depuis 1827 et d'origine allemande, s'étaient rencontrés par l'entremise du peintre de paysages marins, Charles Mozin : ils s'associent pour se consacrer à l'impression et à l'édition d'estampes originales (gravures et lithographies), ouvrant une boutique boulevard Montmartre à Paris, qui comprend une imprimerie. En 1834, Rittner épouse l'une des sœurs d'Adolphe[3]. Grâce à la famille de Rittner, installée à Dresde, cette société a dès le début une portée internationale[3],[4].
Marché de l'estampe
[modifier | modifier le code]La société Goupil & Rittner va éditer essentiellement des estampes de reproduction suivant les procédés traditionnels de taille-douce et de lithographie à partir d'originaux, des œuvres de maîtres tels que Murillo, Michelange, Raphaël, Titien, Véronèse, ainsi que les peintres qui exposent au Salon de Paris (Paul Delaroche, Ingres, Achille Devéria, Dominique Papety, Charles Jalabert, Ary Scheffer, Horace Vernet, Léopold Robert, etc.)[5]. Pour cela, la firme fait appel à des graveurs de grande technicité tels que Adolphe Pierre Riffaut, Louis-Pierre Henriquel-Dupont, Luigi Calamatta, Théophile Victor Desclaux[6], Michele Fanoli, Jules et Alphonse François, Jean-Pierre-Marie Jazet, Paolo Mercuri et à des lithographes comme Émile Lassalle et Adolphe Mouilleron[5]. Goupil s'intéresse très tôt à la photographie, s'associant en 1853 à la publication des Excursions daguerriennes[4].
Après la mort de Rittner en 1840, Goupil ouvre une galerie à Londres avec Ernest Gambart, puis forme un partenariat avec Théodore Vibert qui est officialisé à Paris en 1842. Vibert, fils d'un négociant, apporte dans la société un important réseau, qui permet de se lancer en 1846 dans la vente d'œuvres d'art originales[7],[4]. Dans un mouvement assez novateur pour le marché de l'art américain, la firme ouvre une filiale à New York en 1848 sous le nom de Goupil, Vibert et Cie. William Schaus devient le premier directeur de la succursale de New York, puis est remplacé par le fils d'Adolphe Goupil, Léon, et en 1855, par Michel Knoedler, qui finit par racheter la participation de Goupil en 1857, mais les deux entités resteront en affaires jusqu'en 1914[8],[9].
Un groupe international
[modifier | modifier le code]Adolphe Goupil et ses associés fondent Goupil & Cie en 1850, qui prend la forme d'une holding, majoritairement familiale. Jusqu'en 1884, les associés d'Adolphe Goupil, sont successivement Alfred Mainguet (1850–1856), Léon Goupil (1854–1855), François Léon Boussod (1856–1884), le marchand d'art Vincent van Gogh (1861–1872[n 1]), Albert Goupil (1872–1884) et René Valadon (1878–1884). Boussod et Valadon sont les petits-fils d'Adolphe[9].
Jusqu'en 1861, l'entreprise se concentre sur l'achat, la vente et l'édition de tirages d'art. Pour alimenter un marché en pleine croissance, celui de l'édition d'art ciblant les classes moyennes, l'usine de Goupil, située en dehors de Paris, emploie des artisans qualifiés pour produire des copies de peintures gravées, photographiées et même sculptées en quantités considérables. Les reproductions de Goupil ont fait de son gendre Jean-Léon Gérôme, en particulier, un artiste bien connu[11]. La Maison Goupil a également promu, via leurs reproductions imprimées, un nombre important d'œuvres de peintres italiens ayant travaillé pour la maison d'édition au cours des années 1870, notamment des peintures d'Alberto Pasini et de Francesco Paolo Michetti[12]. Lorsque le marchand d'art Vincent van Gogh[n 1] entre en 1860 dans l'entreprise, les affaires s'ouvrent aux peintures et aux dessins, puis en 1872 aux images industrielles, y compris les procédures photographiques et héliographiques.
Dans les années 1860 et 1870, la maison Goupil tient un rôle de premier plan dans la promotion des artistes parisiens sur le marché de l'art international[9]. Elle s'appuie sur un vaste réseau de marchands d'art et de collectionneurs pour distribuer la production de ses artistes français et étrangers. par ses intervention sur les marchés internationaux, elle vise non seulement à accroître le volume de ses ventes, mais cherche aussi à faire grimper la cote des œuvres. Ses relations dans le monde entier la mettent en contact avec des clients collectionneurs de la première génération, pour leur grande majorité novices mais compétents, prêts à payer les œuvres qu'ils convoitent à des prix nettement supérieurs à ceux du marché, dans une recherche de prestige personnel. Cette dimension internationale provoque fréquemment des rivalités pour les mêmes tableaux des deux côtés de l'Atlantique[13].
Le marchand Vincent van Gogh tombe malade et prend sa retraite en 1872, mais reste associé jusqu'en 1878. Ses fonctions sont reprises par René Valadon. À partir de ce moment, la société est entièrement entre les mains de la famille Goupil et de leurs gendres, François Léon Boussod et Louis René Valadon. Théo van Gogh prend la direction du magasin du boulevard Montmartre entre 1882 et 1890, ouvrant la galerie à l'art moderne : la peinture impressionniste déplait fortement à Maurice Joyant et Boussod, qui referment cette parenthèse[4].
Le 12 janvier 1882, la société est à nouveau transformée et change de raison sociale, devenant Boussod, Valadon & Cie, successeurs de Goupil & Cie, associant François Léon Boussod, Louis René Valadon, Jean Baptiste Michel Adolphe Goupil et Jules Albert Goupil[14].
En 1884, Adolphe Goupil décide de prendre sa retraite. Trois ans plus tard, du 25 au , le stock de la galerie est vendu aux enchères, « du fait du renouvellement de l'ancienne société Goupil & Cie »[réf. souhaitée]. En 1886, la société rachète la revue Paris illustré à Ludovic Baschet[15]. La société commence également un partenariat iconographique avec Le Figaro illustré.
En 1897, Octave Bernard, futur fondateur de la Société de l'Estampe moderne (1918), entre en formation chez Goupil, avant de rejoindre la galerie Georges Petit en 1904[16].
En 1897, Jean Boussod, Michel Manzi et Maurice Joyant (1864-1930) fondent la société Manzi-Joyant et Cie, dans la continuité et la succession de Goupil. Cette société est dissoute en 1917[17], et la plupart des filiales ferment en 1919, sauf Londres[9]. En 1921, le fonds est racheté par le marchand d'art bordelais Vincent Imberti, dont les descendants légueront pour partie les archives au musée d'Aquitaine[18].
Maurice Joyant poursuit l'activité de la galerie londonienne, qui ferme en 1931[19].
Fonctionnement de la société
[modifier | modifier le code]

Goupil et ses associés font travailler les graveurs et lithographes les plus compétents et n'hésitent pas à faire appel à des techniques moins onéreuses : eau-forte, aquatinte, manière noire mêlées au burin, ainsi qu'à la technique photographique dès 1853, publiant des albums avec des photographies de Félix Teynard et F. A. Renard. Ils améliorent encore la qualité d'impression en achetant en 1867, les droits d'exploitation du procédé « Woodbury » (woodburytype ou photoglyptie), non seulement pour la France, mais le monde entier. Cette technique de reproduction permet de produire en grande quantité des images d'un aspect proche d'un tirage argentique et ne s'altérant pas à la lumière. Ils l'utiliseront jusqu'à la découverte d'abord de la photogravure, puis de la typogravure, perfectionnée par Michel Manzi, qu'ils adoptent et diffusent à l'ensemble de la profession dès 1873, notamment aux Ateliers d'Asnières ouverts en 1869, véritables laboratoires de la photomécanisation des images[20] et jusqu'à la fermeture de l'établissement en 1921.
De 1871 à 1885, ils ont un contrat d'exclusivité avec le peintre Giovanni Boldini. En 1887, sa galerie est connue sous le nom de « Boussod, Valadon et Cie » et signe un contrat avec Léon Lhermitte dans lequel celle-ci s'engage à lui acheter toute sa production avec abandon du droit de reproduction à charge pour elle de lui fournir ses encadrements. Lhermitte touche en plus la moitié des bénéfices sur la vente de ses œuvres hormis quelques-unes. L'acheteur potentiel ne traite plus avec l'artiste, mais avec la galerie et paye 133 % de plus, l'artiste gagnant lui aussi 66 % de plus qu'en traitant directement[3].
Goupil & Cie est également, à la fin du XIXe siècle, éditeur de périodiques, produisant des revues grand format contenant en plus d'articles critiques des gravures photocomposées en noir ou en couleurs : Le Théatre (1898-1914), Les Modes (1901-1937)[21], Les Arts (1902-1920)[22], L'Hygiène (1909-1914)[23].
Galeries et filiales
[modifier | modifier le code]
- Paris :
- Siège administratif et entrepôts : 9 rue Chaptal ;
- Salons d'exposition : 9 boulevard Montmartre et 2 place de l'Opéra.
- Dernière adresse : 15 rue de la Ville-l'Évêque[24].
- Londres :
- 17 Southampton Street, cofondée par Ernest Gambart (1840) ;
- 25 Bedford Street, Strand (1875).
- 116-117 New Bond Street (1883)
- 5 Regent Street (1893-1931)[25],[19].
- New York :
- Berlin :
- Charlottenstrasse 63, cofondée en 1852 par Louis Friedrich Sachse (1798-1877).
- La Haye :
- Spuistraat, fondée par Hendrik van Gogh (vers 1846)[26], puis déménage :
- Plaats 14 (puis 20), associée en 1861 au marchand Vincent van Gogh
- Bruxelles :
- 58 rue Montagne de la Cour, ouverte par Hendrik van Gogh en 1865
Conservation et mémoire
[modifier | modifier le code]Créé en 1991, le Musée Goupil - Conservatoire de l'image industrielle est destiné à présenter les archives de la maison Goupil & Cie et montrer l'évolution de la mécanisation de la production des images est au centre de sa mission[27]. Les collections Goupil conservent 70 000 photographies, 46 000 estampes, 7 200 matrices (cuivres gravés, pierres lithographiques, blocs typogravures et chromotypogravures, négatifs sur verre), 1 000 livres et revues illustrées. Après sa fermeture en 1998, les collections sont transférées au musée d’Aquitaine et ne sont plus accessibles au grand public, sauf à l'occasion d'expositions temporaires ou en version numérique[28].
Une société de ventes en ligne reprend le même nom en 2021 ; basée à Hong Kong, elle n'a rien à voir avec l'histoire de cette maison[29].
Expositions
[modifier | modifier le code]- puis - : Musée d'Art Dahesh, New York ; - : The Frick Art & Historical Center, Pittsburgh.
- - : La maison Goupil et l'Italie : le succès des peintres italiens à Paris au temps de l'impressionnisme, Palazzo Roverella, Rovigo
- puis - : Galerie des Beaux-Arts, Bordeaux[32],[33]
- au : La maison Goupil (1829-1920), éditeur et marchand d'art. De Gérôme aux frères Van Gogh, Maison Gachet, Auvers-sur-Oise[34].
Notes et références
[modifier | modifier le code](en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Goupil & Cie » (voir la liste des auteurs).
Notes
[modifier | modifier le code]- oncle du célèbre peintre Vincent van Gogh[10].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ La société est officiellement enregistrée sous seing privé le (Archives de Paris, D31 U3 40).
- ↑ Agnès Penot, « Les coulisses d’une création de base de données : Les livres d’inventaires de la maison Goupil conservés au Getty Research Institute, Los Angeles », APAHAU, 15 juin 2011.
- Lafont-Couturier 1996, p. 59.
- « Goupil, Jean-Baptiste, Michel, *Adolphe », in: Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du XIXe siècle, Édition en ligne de l'école des Chartes.
- Lafont-Couturier 1996, p. 60.
- ↑ « Desclaux, Victor », in: Henri Beraldi, Les graveurs du Dix-neuvième siècle, Léon Conquet, 1886, tome 5, pp. 195-196.
- ↑ Linda Whiteley, « Art et commerce d'art en France avant l'époque impressionniste », Romantisme, no 40, , p. 73-74.
- ↑ Penot 2017.
- Agnès Penot, « La maison Goupil et la globalisation du marché de l’art au XIXe siècle », in: Jacques Verger (dir.), La Forme des réseaux : France et Europe (Xe-XXe siècle), Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2017, p. 47-56 — sur OpenEditions.
- ↑ (en) « Fiche biographique de Vincent van Gogh (oncle) », sur vggallery.com (consulté le ).
- ↑ (en) Ken Johnson, « A Return to the Junction Of Art and Commerce », sur New York Times, .
- ↑ (en) Rosalba Dinoia, « The Maison Goupil and the Triumph of Italian Painters », Print Quarterly, vol. XXXI, no 2, , p. 195-198.
- ↑ Boldini. Les plaisirs et les jours, p. 57
- ↑ Boussod, Valadon et Cie (société), sur France Archives.
- ↑ Paris illustré, Catalogue général de la BNF.
- ↑ Octave Bernard et l'autre Estampe Moderne, Auguste Brouet. Le Journal, 15 janvier 2018.
- ↑ Notice, base Agorha / INHA.
- ↑ Collection Goupil, Musée d'Aquitaine.
- (en) Goupil Gallery, London Gallery Project.
- ↑ Le Cercle de la librairie de Paris à l'Exposition du Livre, Paris, 1890, p. 50 — sur Gallica.
- ↑ Catalogue général de la BNF, en ligne.
- ↑ Catalogue général de la BNF, en ligne.
- ↑ Fiche de la revue L'Hygiène sur le Catalogue général de la BnF, en ligne.
- ↑ Journal des Arts, 30 octobre 1920, p. 2 — sur Retronews.
- ↑ Journal des débats politiques et littéraires, 17 janvier 1919, p. 3 — sur Retronews.
- ↑ « Hendrik Vincent van Gogh », Notice, sur base RKD.
- ↑ « Musée Goupil, conservatoire de l’image industrielle », Réseau des musées et collections techniques.
- ↑ « Présentation du musée Goupil », sur musee-aquitaine-bordeaux.fr (consulté le ).
- ↑ (en) Goupil Auction, site officiel.
- ↑ Gérôme & Goupil : art et entreprise (catalogue d'exposition), Paris, Réunion des musées nationaux, , 175 p. (ISBN 2-7118-4003-4).
- ↑ Paul-Louis Roubert, « « Gérôme & Goupil. Art et Entreprise (cat. exp.), Bordeaux, RMN/musée Goupil, 2000, ill. NB et coul., chronol., 240 F. » », Études photographiques, no 9, (lire en ligne
)
- ↑ Paolo Serafini 2013.
- ↑ « La Maison Goupil et l'Italie. MUSBA. Bordeaux », sur france.artneutre.net, .
- ↑ Delphine Travers 2015.
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Barbara Guidi (dir.) et Servane Dargnies-de Vitry (dir.), Boldini. Les plaisirs et les jours, Paris, Paris Musées, , 256 p. (ISBN 978-2-7596-0508-8).
- Hélène Lafont-Couturier, « La maison Goupil ou la notion d’œuvre originale remise en question », Revue de l'art, no 112, , p. 59-69 (lire en ligne).

- (en) Agnès Penot, « The Perils and Perks of Trading Art Overseas: Goupil’s New York Branch », dans Nineteenth-Century Art Worldwide, (lire en ligne).
- Agnès Penot, La maison Goupil, Galerie d'art internationale au XIXe siècle, Paris, Mare & Martin, , 454 p. (ISBN 979-10-92054-56-9, BNF 45326803).
- (en) John Rewald, « Theo van Gogh, Goupil, and the Impressionists », Gazette des beaux-arts, janvier et , p. 1-107.
- Paolo Serafini (dir.), La maison Goupil et l'Italie : le succès des peintres italiens à Paris au temps de l'impressionnisme (catalogue d'exposition), Milan, Silvana editoriale, , 255 p. (ISBN 978-2-902067-49-7).
- Chris Stolwijk (dir.) et Richard Thompson (dir.), Theo van Gogh (1857–1891), Art dealer, collector and brother of Vincent, Zwolle, Waanders, (ISBN 90-400-9359-8).
- Delphine Travers (dir.), La maison Goupil (1829-1920), éditeur et marchand d'art. De Gérôme aux frères Van Gogh (catalogue d'exposition), Auvers-sur-Oise, (ISBN 978-2-915541-81-6).
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- (en) Site officiel
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- (en) « Archives de Goupil & Cie and Boussod, Valadon & Co., 1846–1919 », sur Getty Research Institute.
- (en) « Fichier CSV contenant 43 750 enregistrements retranscrits des livres de 15 stocks de Goupil & Cie/Boussod, Valadon & Cie à Paris (1846-1919) », sur github.com.
- (en) « Goupil », sur British Museum.