Gouffre Georges

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Gouffre Georges
Mont Béas- étang Lers.JPG
Mont Béas : le gouffre Georges se trouve dans la partie gauche du Mont à la limite supérieure de la forêt.
Localisation
Coordonnées
Pays
Département
Subdivision administrative
Massif
Vallée
Localité voisine
Voie d'accès
RD18
Caractéristiques
Altitude de l'entrée
1 640 m (Gouffre A0: entrée supérieure) 1 610 m (Gouffre Georges) 1 440 m (Feuilles Mortes) & 1 395 m (Le Tube)
Découverte
1946
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées
(Voir situation sur carte : Pyrénées)
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Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Occitanie
(Voir situation sur carte : Occitanie)
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Géolocalisation sur la carte : Ariège
(Voir situation sur carte : Ariège)
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Le réseau du gouffre Georges (ou gouffre du Mont Béas) est le second gouffre d'Ariège par sa profondeur (- 720 m) pour une longueur de 3 490 m. Il comporte sept entrées (A0, A5, A3, gouffre Georges, A9, gouffre des Feuilles Mortes et le Tube) et il est situé a proximité de l'étang de Lers, sur la commune de Le Port, dans les Pyrénées centrales.

Spéléométrie[modifier | modifier le code]

Le développement de la cavité est de 3 490 mètres pour une profondeur de 720 m. De nombreuses explorations avec le Spéléo Club du Haut-Sabarthès ont permis d'accroître le développement du réseau qui dépasse les 4000 mètres[1],[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Les 4 et , des chercheurs géologues venus du monde entier[3] sont descendus dans le gouffre[4],[5] avec l’aide de spéléologues du Club du Haut Sabarthès afin d’évaluer comment se sont créées les Pyrénées et, au-delà, comment les continents bougent sans magma pour fondre la roche. Le gouffre Georges est un endroit unique au monde où ce type d’observations est possible dans de bonnes conditions car des roches venues du manteau terrestre y sont visibles. L'étang de Lers avait ainsi donné son nom à la Lherzolite remarquée ici dès la fin du XVIIIe siècle. Un relevé scanner laser 3D, de l'entrée du Tube à la salle de la Famine, a été effectué à cette occasion par des chercheurs de l'institut de géographie de la Faculté des sciences de l'Université Pavel Jozef Šafárik de Košice (Slovaquie)[6].

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Les eaux du réseau ressortent à la source des Neuf Fontaines située un kilomètre au nord-ouest d'Aulus-les-Bains à l'altitude de 720 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbé André Glory trouve l'entrée A5 (altitude 1624 m) en 1946 et explore jusqu'à -40 m[N 1]. Le gouffre Georges ou A1 à l'altitude 1 585 m est redécouvert en 1967 par J.P Claria et G. Prince de la Cordée spéléologique du Languedoc. La profondeur de - 420 m est atteinte. Le la cote -726 m, ramenée depuis à -686 m, est atteinte sur un siphon. Le gouffre des Feuilles Mortes est reconnu pour la première fois en 1960 par la Cordée spéléologique du Languedoc jusqu'à -90 m. D’autres spéléologues poursuivent l’exploration qui sera terminée par un stage instructeur en 1983[7]. Une imposante « salle de la famine » s'y trouve, ainsi appelée car les personnes qui l’ont découverte en 1968 y sont restées bloquées, par une crue, durant cinq jours. Un des accès qui permet facilement de visiter les galeries terminales a été ouvert en 1986 après des escalades, à partir du gouffre des Feuilles Mortes. Il se nomme le tube car les quatre premiers mètres de descente se font dans un tube d'un mètre de diamètre.

L'appellation Gouffre Georges a été choisie en l’honneur de Georges Gramont (1900-1986), président de la Société spéléologique du Plantaurel, qu'il a cofondé en 1947.

Le gouffre est voisin du réseau souterrain, appelé réseau de La Pique, également très profond (-621 m) et objet de plus de 130 explorations de 2002 à 2011.

Modalités d'accès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En spéléologie, les mesures négatives ou positives se définissent par rapport à un point de référence qui est l'entrée du réseau, connue, la plus élevée en altitude.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Coupe du réseau du gouffre Georges », sur karsteau.org.
  2. « Plan du réseau du gouffre Georges », sur karsteau.org.
  3. Mathieu Fontaine, « Des scientifiques vont explorer le gouffre Georges », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  4. Mathieu Fontaine, « Une équipe de scientifiques va tenter de percer le secret des Pyrénées au gouffre Georges », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  5. Mathieu Fontaine, « Scientifiques et spéléologues dans les entrailles du gouffre Georges », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  6. « Gouffre Georges ».
  7. « Gouffre des Feuilles Mortes », sur grottocenter.org.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • S.C.H.S, « Gouffre Georges Entrée du Tube, jusqu’au siphon terminal », Spéléoc, no 106,‎ , p. 9-11 (lire en ligne, consulté le ).
  • Patrick Sorriaux, Robert Guinot, Éric Ferré, Michal Gallay, Jozef Šupinsky, Michel de Saint Blanquat, Riccardo Asti, Flora Bajolet, Nicolas Clément, Vincent Guinot, Irène Baîche, Laurent Danière, Michel Segondy et Maryse Guinot, « Expédition spéléo-scientifique au gouffre Georges », spelunca, Paris, Fédération française de spéléologie, no 155,‎ , p. 5-13 (ISSN 0249-0544, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche CDS 09 « Topo Gouffre Georges », sur comité départemental de spéléologie de l'Ariège.
  • [vidéo] Gouffre Georges, Jean-Yves Bort () youtube. Consulté le . “3 min 09 s”.