Gotabaya Rajapaksa

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Gotabaya Rajapaksa
ගෝඨාභය රාජපක්ෂ (si)
கோட்டாபய ராஜபக்ஸ (ta)
Illustration.
Gotabaya Rajapaksa en 2019.
Fonctions
Président de la République démocratique socialiste du Sri Lanka
En fonction depuis le
(1 an et 6 jours)
Élection 16 novembre 2019
Premier ministre Ranil Wickremesinghe
Mahinda Rajapakse
Prédécesseur Maithripala Sirisena
Ministre de la Défense
En fonction depuis le
(3 mois et 12 jours)
Président Lui-même
Premier ministre Mahinda Rajapakse
Prédécesseur Maithripala Sirisena (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Nandasena Gotabaya Rajapaksa
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Weeraketiya (Dominion de Ceylan)
Nationalité sri-lankaise
Parti politique SLPP
Fratrie Mahinda Rajapakse

Gotabaya Rajapaksa
Présidents de la République démocratique socialiste du Sri Lanka

Gotabaya Rajapaksa (en singhalais : ගෝඨාභය රාජපක්ෂ, Goṭhābhaya Rājapakṣa ; en tamoul : கோட்டாபய ராஜபக்ஸ), né le à Weeraketiya, est un homme d'État sri-lankais. Il est président de la République depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Son père Don Alwin Rajapaksa (en) était un homme politique influent du Dominion de Ceylan, député de 1947 à 1965 et ministre de l'Agriculture de 1959 à 1960 dans le gouvernement de Wijayananda Dahanayake.

Son frère aîné Mahinda Rajapaksa a été Premier ministre de 2004 à 2005 puis président de la République de 2005 à 2015. Ses autres frères, Chamal Rajapaksa (en) et Basil Rajapaksa (en), sont députés au Parlement du Sri Lanka.

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Carrière militaire (1971-1992)[modifier | modifier le code]

Secrétaire d'État au ministre de la Défense (2005-2015)[modifier | modifier le code]

Selon Mangala Samaraweera et Rajitha Senaratne, hauts responsables de la campagne de Sirisena, Mahinda Rajapaksa a tenté d'organiser un coup d'État pour rester au pouvoir quand il est devenu clair qu'il allait perdre l'élection présidentielle srilankaise de 2015[1]. Ils allèguent que Rajapaksa et son frère Gotabaya Rajapaksa, le secrétaire à la Défense, ont convoqué le Commandant de l'armée Daya Ratnayake, l'inspecteur général de la Police Illangakoon et le Procureur général Yuwanjana Wanasundera à Temple Trees le 9 janvier 2015 vers une heure du matin[2]. Rajapaksa aurait fait pression sur les trois responsables pour qu'ils déploient des troupes, annulent les résultats des élections et déclarent l'état d'urgence, mais ils ont refusé[3],[4]. Selon le Telegraph de Colombo, Rajapaksa voulait également dissoudre le parlement[5]. C'est seulement alors que Rajapaksa a décidé de concéder la défaite et a convoqué Wickremesinghe pour l'assurer d'une transition en douceur du pouvoir[6].

Un porte-parole de Rajapaksa a nié les allégations comme étant sans fondement[7],[8]. L'armée et la police ont également nié les allégations[9].

Président du Sri Lanka (depuis 2019)[modifier | modifier le code]

Son frère, Mahinda Rajapakse, était président entre 2005 et 2015. Il avait battu les Tigres tamouls en 2009 dans la guerre civile qui avait duré plus de 30 ans, ce qui lui valu une certaine popularité dans la population cingalaise. Néanmoins, lors de l'élection présidentielle perdue en 2015, il a cherché à se maintenir au pouvoir par une tentative de coup d'état[10],[11]. Puis, après 3 ans de pression sur le président Maithripala Sirisena, Mahinda se fait inconstitutionnellement nommer Premier ministre, et déclenche la crise constitutionnelle de 2018, où 2 premiers ministres sont en fonction[12]. Il démissionnera le [13].

Alors que des terroristes islamistes commettent les attentats du 21 avril 2019, le parti politique des Rajapaksa étant ultranationaliste[14], celui-ci regagne en popularité. Néanmoins, Mahinda décide de faire concourir son frère lors du Congrès des SLPP le [15].

Gotabaya Rajapaksa est alors élu à la présidence de la République le 16 novembre 2019[16], face à Sajith Premadasa, qui était soutenu par les minorités musulmane et tamoule[17]. Il prend ses fonctions le 18 novembre[18].

Le 21 novembre, après la démission du Premier ministre sortant Ranil Wickremesinghe, il nomme son frère, l'ancien président Mahinda Rajapakse, comme Premier ministre[19].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.aljazeera.com/news/southasia/2015/01/sri-lanka-rajapaksa-coup-attempt-2015111836468689.html
  2. « Video : UNP - UPFA trying to destabilise » [vidéo], sur Dailymirror.lk (consulté le 25 juillet 2020).
  3. Meera Srinivasan, « Sirisena govt. to probe Rajapaksa’s ‘coup’ bid », The Hindu,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juillet 2020).
  4. « Sri Lanka’s new president promises ‘no more abductions, no more censorship’ », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juillet 2020).
  5. (en) « Gota Flees To Maldives By Air Force Plane - Colombo Telegraph », sur Colombo Telegraph, (consulté le 25 juillet 2020).
  6. (en) « MR Plots To Prevent His Regime's Corruption From Being Revealed - Colombo Telegraph », sur Colombo Telegraph, (consulté le 25 juillet 2020).
  7. (en) « Defeated SL leader 'sought army help' », sur Bbc.com, BBC News, (consulté le 25 juillet 2020).
  8. (en) Shihar Aneez, « Sri Lanka army defied order to keep Mahinda Rajapaksa in power, says aide », The Sydney Morning Herald,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juillet 2020).
  9. (en) Gordon Fairclough, « Rajapaksa Sought Help ‘By Force,’ Opponents Say », The Wall Street Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juillet 2020).
  10. (en) « Sri Lanka 'peaceful transition' questioned », sur AL Jazeera (consulté le 29 avril 2020)
  11. (en) « Sirisena govt. to probe Rajapaksa’s ‘coup’ bid », sur The Hindu (consulté le 29 avril 2020)
  12. « Crise au Sri Lanka : la suspension du Parlement levée » (consulté le 29 avril 2020)
  13. « Sri Lanka: démission du premier ministre », sur Le Figaro (consulté le 29 avril 2020)
  14. « Le retour du clan Rajapaksa, autoritaire et ultranationaliste, plébiscité par la majorité cinghalaise, inquiète les minorités. », sur Le Monde (consulté le 28 avril 2020)
  15. (en) « Gotabaya Rajapaksa Named Presidential Candidate », sur Asian Tribune (consulté le 29 avril 2020)
  16. Harold Thibaut, « Au Sri Lanka, le pouvoir en famille », sur lemonde.fr, (consulté le 17 décembre 2019)
  17. (en) « Sri Lanka: Rajapaksa wins presidency as Premadasa concedes », sur aljazeera.com, novembre 2019
  18. « Gotabaya Rajapaksa prête serment comme président du Sri Lanka », sur Le Point, .
  19. Le Point, magazine, « Deux frères du puissant clan Rajapaksa à la tête du Sri Lanka », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le 21 novembre 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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