Gorhey

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Gorhey
Gorhey
L'église Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Blason département fr Vosges.svg Vosges
Arrondissement Épinal
Intercommunalité Communauté de communes de Mirecourt Dompaire
Maire
Mandat
Isabelle Laurent
2020-2026
Code postal 88270
Code commune 88210
Démographie
Gentilé Gorhéennes, Gorhéens
Population
municipale
176 hab. (2018 en diminution de 0,56 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 45″ nord, 6° 17′ 05″ est
Altitude Min. 313 m
Max. 404 m
Superficie 6,31 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Épinal
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Darney
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Gorhey

Gorhey est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation géographique de Gorhey.


Situé dans l'arrondissement d'Épinal (après avoir appartenu à l'ancien arrondissement de Mirecourt) et dans le canton de Dompaire, ce village se trouve à 330 mètres d'altitude. Il est sis sur le versant d'une colline au pied de laquelle coule la Gitte.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gorhey est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Épinal, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (77,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32 %), terres arables (31,8 %), forêts (17,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), zones urbanisées (4,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Guoherei en 1144, Gohorei en 1157[8].

Il s'agit d'un composé gallo-roman tardif, basé sur l'anthroponyme germanique Godehar[9] ou Godeharius[10], suivi du suffixe -i-acum[9],[11].

D'après les noms du cadastre de Gorhey, beaucoup de noms de lieux sont issus du germanique.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Gorhey est liée à celle des Chanoinesses de Remiremont. L'abbaye de Remiremont, primitivement contemplative, a cessé son activité avec l'an mil. Dès le XIe siècle, les Dames Chanoinesses prennent le relais[12]. Ces Dames, d'origine noble, ne perdent pas leurs droits et privilèges. Elles ne prononcent pas de vœux à l'exception de la Dame Abbesse. Cette personne, le plus souvent de très haute famille, ne relève que du Pape et de l'Empereur; elle porte le titre de princesse du Saint-Empire. Et c'est avec ces Dames que commence l'histoire connue de Gorhey[13].

Madame la Sonrière qui, à l'origine, était chargée de l'approvisionnement et de la subsistance[14] du monastère, devait avoir vingt-cinq ans pour être élue par l'Abbesse et le Chapitre[15]. C'est d'elle que dépendent plusieurs seigneuries, entre autres Gorhey[16]. L'abbesse de Remiremont, dont Gorhey était le fief mouvant[17], avait le droit de haute, moyenne et basse justice par tout le ban et finage. En son absence, la Dame Sonrière la représente[18] et perçoit la moitié des tailles et amendes[19] ainsi que tous les droits, confiscations[20], profits, mainmorte et émoluments sur les maisons et sujets[21]

En 1562, une charte de Charles, duc de Lorraine, Bar et Calabre, signale qu'un quart des forêts de Gorhey lui appartient, un autre quart à Guillaume Dally, baron de Fontenoy et pour la moitié à l'église Saint-Pierre de Remiremont. L'appartenance des terres avait toujours été contestée[22]. Déjà au XIe siècle existait une dissension entre les Chanoinesses et l'abbaye de Chaumousey. Gisèle ou Gilette, abbesse de Remiremont prétendait que tout lui appartenait, y compris la paroisse de Chaumousey[23] Après bien des transactions pénibles, Séhérus, abbé de Chaumousey, s'est rendu à Remiremont pour la voir et lui parler de vive voix en compagnie de l'archidiacre de Toul et de deux chanceliers[24] Il a fallu que le pape mette fin à tous ces démêlés et le une transaction est signée[25]

Le village était dirigé par un autre maire pris parmi les habitants et était nommé par l'abbesse à qui il devait rendre serment officiellement[26] Il devait, sous peine d'amende, assister à l'office à Remiremont, deux fois par an et notamment le jour de la Saint Romaric et le dimanche des rameaux afin de représenter son ban en compagnie des maires des cinquante-deux bans de ladite église[27].

Le paraît le décret d'abolition du Chapitre noble de Remiremont[28]. C'est avec joie que la nouvelle est accueillie à Gorhey et deux ans plus tard on plante le chêne de la liberté devant l'église[29], toujours debout de nos jours[Quand ?].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Clément Remy    
1971 ? mars 1989 Pierre Chaney (1920-2013)    
juin 1995 mars 2001 Michel Caye    
mars 2001 mars 2014 Yvan Carly    
mars 2014 mai 2020 Jean-Louis Duc    
mai 2020 En cours Isabelle Laurent [30]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2018, la commune comptait 176 habitants[Note 3], en diminution de 0,56 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,43 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
169169180153202192192187171
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
164162165143150155151151143
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
149138130132130127114120138
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018 -
105132157158144173181176-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Paul, abside XIIe siècle, nef XVIIIe siècle, retable de Sainte-Anne. L'église et le mur d'enceinte du cimetière sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du . Le Chœur, le transept et la tour sont classés par arrêté du [35].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Ratajczyck, Pierre Vatrey, « Gorhey et son histoire », Cahiers d'Art et d'Histoire, no 21-22, deuxième semestre 1974.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Épinal », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire des noms de lieux de France, Paris, 1963, rééedition Guénégaud 1979, p. 325a.
  9. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  11. Ernest Nègre, Op. cité.
  12. Georges Durand, L'église Saint-Pierre de Remiremont, 1re partie, Épinal, 1969.
  13. Archives Départementales des Vosges (G 405 -G 874 - G 880).
  14. Documents rares et inédits de l'histoire des Vosges, T. VIII, Paris, 1888. p. 84.
  15. Arrests du Conseil d'Estat du Roy à Paris 1644, Bibliothèque, Épinal, no 242 LV.
  16. Ibid. et ADV (855)
  17. ADV (G 1884).
  18. Documents rares..., T. IX, Paris, 1889.
  19. ADV (G 855)
  20. ADV (G 1417)
  21. Documents rares..., Tome VIII, op. cit..
  22. Voir par exemple la requête de Gilsa II, 8e abbesse du Chapitre noble de Remiremont, à Charles III en 1598. Abbé Didelot, Remiremont, Nancy, 1887.
  23. Dom Calmet, Notice de la Lorraine, T. I, Nancy, 1756.
  24. ADV (G 2316) et Documents rares..., T. III, Paris, 1870.
  25. Dom Calmet, Notice..., op. cit., col. 372.
  26. Felix de Salles, Chapitres nobles de Lorraine, Paris, 1888.
  27. Paul Marichal, Dictionnaire topographique de la France (Vosges), Paris, 1941.
  28. Georges Durand, Église Saint-Pierre des Dames de Remiremont, 1re partie, Épinal 1929, p. 215.
  29. Léon Louis, Le département des Vosges, Dictionnaire, Épinal, 1887.
  30. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  35. « glise Saint-Paul », notice no PA00107179, base Mérimée, ministère français de la Culture.