Gorges de Crossey

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Gorges de Crossey
Les gorges de Crossey
Les gorges de Crossey
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Coordonnées 45° 21′ 57″ nord, 5° 39′ 53″ est
Rivière Aucune
Longueur km
Largeur 125−450 m
Profondeur 200 m
Géologie
Âge Urgonien (roches)
Würm (formation)
Roches Calcaire blanc à Rustides
Géolocalisation sur la carte : Isère
(Voir situation sur carte : Isère)
Gorges de Crossey
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Gorges de Crossey

Les gorges de Crossey, connues aussi sous la domination de défilé de Crossey, désignent une cluse du massif du Jura située dans le département français de l'Isère, en Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Les gorges de Crossey sont situées sur le territoire des communes de Saint-Étienne-de-Crossey (500 m au nord-est) et de Saint-Julien-de-Raz (1 km au sud), à 4 km à l'est-nord-est de Voiron, à 5 km au sud-ouest de Saint-Laurent-du-Pont et à 6 km au nord de Voreppe. Longues de 2 km pour une largeur variant entre 125 et 450 m, elles entaillent l'anticlinal du Ratz sur une profondeur d'environ 200 m. Elles sont orientées sur un axe nord-ouest/sud-est[1]. Les gorges de Crossey présentent la particularité d'être une vallée morte ; aucune rivière, en dehors d'une petite rivière temporaire dans la partie la plus large des gorges, n'y circule[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Les gorges de Crossey traversent transversalement l'anticlinal du Ratz, considéré comme étant le pli le plus méridional du massif du Jura, il s'agit donc par définition d'une cluse. Le fond des gorges est constitué d'éboulis composés des roches érodées de l'anticlinal, lui-même composé de calcaires blanc à Rustides Urgonien (Crétacé inférieur)[3]. L'anticlinal du Ratz, que franchit la cluse, est un pli coffré légèrement déversé vers l'ouest. Sa base à l'affleurement est constitué de calcaires roux lités du Barrémien inférieur. Le pendage des couches est relativement faible sur le flanc oriental de l'anticlinal, mais il atteint 45° sur le flanc occidental[2].

La formation des gorges de Crossey date du dernier maximum glaciaire. Au début du retrait des glaciers würmiens, les eaux de fonte de la langue glaciaire provenant de l'est ne pouvant s'évacuer vers le col de la Placette, passèrent par un réseau karstique creusé dans l'anticlinal du Ratz, à l'emplacement futur des gorges, et s'évacuèrent vers la combe de St-Étienne-de-Crossey. Les géologues estiment que le débit de ces eaux a dû être suffisamment important pour défoncer la roche, creusant la large espace situé à l'extrémité nord-ouest des gorges. Lors du stade 3 de la fonte würmienne, les eaux de fonte de la langue glaciaire provenant de Chambéry créèrent un lac dans le synclinal de Voreppe qui se vidangea vers le nord-ouest en creusant les gorges actuelles ; ces eaux continuèrent à passer par les gorges jusqu'au stade 4 de la fonte[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cartes IGN consultées sur Géoportail.
  2. a b et c Maurice Gidon, « Défilé du Crossey, Saint-Julien-de-Raz », sur http://www.geol-alp.com/, (consulté le 11 juin 2012).
  3. Carte géologique de la France au 1/50 000e consultée sur InfoTerre (feuille de Voiron).