Good Time (film)

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Good Time
Réalisation Joshua et Ben Safdie
Scénario Ronald Bronstein
Joshua Safdie
Acteurs principaux
Sociétés de production Elara Pictures
Rhea Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Durée 99 minutes
Sortie 2017

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Good Time est un thriller policier américain réalisé par Joshua et Ben Safdie, sorti en 2017.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Après un braquage raté, Connie réussit à s'enfuir mais son frère handicapé, Nick, est arrêté. Alors qu'il tente de réunir la caution pour libérer son frère, Connie voit une autre option qui s'offre à lui : le faire évader. Commence alors, dans les bas-fonds de New York, une longue nuit sous adrénaline.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Nick Nickas, jeune homme aux capacités mentales limitées, supporte mal un entretien avec un psychologue imposé par sa grand-mère. Survient son frère Connie qui l'en arrache.

Connie, souhaitant que Nick prenne confiance en lui, l'emmène faire un braquage qui se termine mal : une bombe remplie de peinture, cachée parmi les billets, explose à leur figure. Ils vont se nettoyer et cacher l'argent dans les toilettes d'un fast food, mais sont interpellés peu à peu par des policiers dans la rue. Connie parvient à s'échapper, mais Nick est arrêté, blessé après avoir traversé une porte en verre.

En prison, Nick ne cesse de se bagarrer. Conscient de l'incapacité de son frère à s'adapter au milieu carcéral, Connie sollicite sa maîtresse Corey pour payer la caution de 10 000 dollars qui permettra d'obtenir sa remise en liberté. Il apprend toutefois que Nick a été transporté à l'hôpital et ne pourra donc pas être libéré.

Connie se précipite à l'hôpital, trouve l'étage des détenus, attend que le policier de garde devant l'une des chambres s'absente un instant et emmène sur une chaise roulante le blessé, inconscient et le visage enveloppé de bandages.

Se réfugiant dans une maison où on leur accorde l'hospitalité pour quelques heures, Connie séduit une adolescente mais découvre que le blessé qu'il a emmené n'est pas son frère. Il s'agit d'un petit voyou, Ray, qui lui raconte avoir accompagné la veille des camarades qui ont caché, dans un parc d'attractions, une bouteille remplie de drogue et un sac de billets.

Connie emmène Rayb et l'adolescente pour récupérer cet argent. Ils ne trouvent que la bouteille. Connie assomme violemment le gardien du parc d'attraction qui les a surpris, prend son uniforme et ses clés pour échapper à la police et se réfugie dans son appartement avec Ray.

Au petit matin, Ray fait venir l'un de ses camarades qui promet de revenir avec 15 000 dollars en échange de la bouteille.

Connie préfère toutefois s'enfuir. En bas de l'immeuble, il est arrêté par la police après une brève course-poursuite ; la bouteille s'échappe de sa veste et roule dans un coin. Ray tente de s'échapper par la fenêtre mais tombe dans le vide depuis un étage élevé.

Plus tard, Nick, rétabli et libéré de prison, retrouve le psychologue qui le fait entrer dans un cours collectif pour handicapés mentaux. Cette fois il se montre plus réceptif à la thérapie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Producteurs délégués : Jean-Luc De Fanti, Stephanie Meurer et Alexis Varouxakis
Coproducteur : Brendan McHugh
Drapeau de la France France : (Festival de Cannes - sélection officielle)
Drapeau des États-Unis États-Unis :
Drapeau de la France France :
  • Interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en France

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

La bande originale est composée par le musicien expérimental Oneohtrix Point Never[1].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

En France, l'accueil critique est positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 3,7/5, et des critiques spectateurs à 3,6/5[2]. Les Cahiers du Cinéma le placent en septième position dans leur classement des meilleurs films de 2017[3].

Pour Didier Péron de Libération, « Good Time, à n'en pas douter, dépose une fleur sur la tombe du Sidney Lumet de Serpico et Un après-midi de chien. Cet exercice d’hommage ne les enferme cependant pas (pas encore) dans la pure et simple imitation ou l'album d’images pieuses. Ils entendent plutôt retrouver un état d’esprit, une excitation qui a déserté bien des films indépendants qui ne sont plus que des objets froids et stylisé au vernis à ongle par des premiers de la classe qui se prennent soit pour Quentin Tarantino soit pour Wes Anderson. »[4].

Pour Louis Guichard de Télérama, « Good Time est un film noir stimulant, fêlé, imprévisible, où l'ironie du titre se prolonge par une musique électronique souvent en dissonance avec l'action. La dérive dans les bas-fonds, entre désespoir, violence et humour noir, peut évoquer le Martin Scorsese d'After hours, pour l’enchaînement de péripéties cauchemardesques, aggravées par l'alcool et la drogue. Mais plus encore le Sidney Lumet d’Un après-midi de chien, car il reste, là aussi, un lien viscéral au milieu du chaos : Connie croit œuvrer au salut de son frère. »[5].

Pour Christophe Carrière de L'Express, « derrière ce film drôlement noir, tragédie d'un pied nickelé, se dessine clairement celle des pauvres et mauvais bougres dont les émissions voyeuristes (comme celle que regarde d'un air dégoûté notre anti-héros) se plaisent à montrer les poursuites et arrestations. Sans jamais se demander pourquoi et comment les malheureux en sont arrivés là. »[6].

Box-office[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Sélections[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Oneohtrix Point Never signe l'excellent bande-originale du film "Never Good Time" », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 24 septembre 2017).
  2. « Good Time », sur Allociné (consulté le 15 septembre 2017).
  3. Top Ten 2017, Les Cahiers du Cinéma, décembre 2017, Pour afficher « p. 6 », veuillez utiliser le modèle {{p.|6}}.
  4. Didier Péron, « «Good Time», craquage de branques », sur Libération, (consulté le 20 septembre 2017)
  5. Louis Guichard, « Good time », sur Télérama, (consulté le 20 septembre 2017)
  6. Christophe Carrière,, « Festival de Cannes: "Good Time", un film de (bon) genre », sur L'Express, (consulté le 20 septembre 2017)
  7. JP-Boxoffice.com ; page du film Good Time consulté le 17 novembre 2017.
  8. « Good Time récompensé pour sa B.O par Cannes Soundtrack », sur Le Figaro, (consulté le 28 mai 2017)

Lien externe[modifier | modifier le code]