Gondrin

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Gondrin
Gondrin
Blason de Gondrin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Armagnac-Ténarèze
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Armagnac
Maire
Mandat
Didier Dupront
2014-2020
Code postal 32330
Code commune 32149
Démographie
Population
municipale
1 177 hab. (2016 en augmentation de 2,97 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 10″ nord, 0° 14′ 16″ est
Altitude 161 m
Min. 80 m
Max. 181 m
Superficie 34,76 km2
Localisation

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Gondrin est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située en Armagnac, dans l'ouest du Gers et à l'est d'Eauze, sur l'Osse et la route départementale 931.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gondrin[1]
Lauraët Mouchan
Lagraulet-du-Gers Gondrin Mansencôme
Courrensan Roques Valence-sur-Baïse,
Lagardère
(sur 50 m)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Gondrin est un village très ancien, transformé en bastide au début du XIVe siècle. Une halle surmontée de la maison commune est attestée par un acte de 1395. Dans la seconde moitié du XVe siècle, le nombre de feux fiscaux s’élève à 100[2].

Au début du XVIIe siècle, les maisons du bourg, dominées par le château féodal délabré des Pardaillan, seigneurs de Gondrin, avec ses dépendances et sa chapelle (future église paroissiale Saint-Michel) sont encore entourées d'un mur d'enceinte percé de quatre portes aux points cardinaux (dont les principales sont orientées au nord et au sud)[3].

Le village doit son essor à noble dame Paule de Saint Lary (†1651), fille de Jean de Saint-Lary (†1586), baron de Termes, et sœur de Roger II de Saint-Lary (†1646), 1er duc de Bellegarde (1619), mort sans descendance[4]. Elle épousa le 27 juin 1602 Antoine-Arnaud de Pardaillan (1562-1624), seigneur de Gondrin au bénéfice duquel le roi Louis XIII érigera en marquisat les terres de Montespan (1612) et d'Antin (1615). Paule de Saint-Lary donna neuf fils (trois morts jeune) et quatre filles à son époux qui avait déjà eu deux filles d'un premier lit[5]. Veuve en 1624, elle lui survécut 27 ans. Par son fils Roger-Hector elle est l’aïeule de Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin (1640-1701), marquis de Montespan, dont la femme, née Françoise de Rochechouart de Mortemart dite Athénaïs, connue comme Madame de Montespan devint en 1668 favorite de Louis XIV.

Dès 1609 Paule de Saint-Landry, qualifiée de grande bâtisseuse[6] entreprit la restauration et l'embellissement du château, puis racheta les lopins de terre situés entre le bourg et le hameau de Peyruc pour concrétiser plusieurs projets comme la création d'un parc orné de pièces d'eau et de bosquets, la plantation d'un potager et d'un verger et l'installation d'une volière[3]. Suivant les dispositions testamentaires consignées — selon Aubert de la Chesnaye des Bois — le 19 décembre 1619 par son mari, mort en 1624 à Saint-Léger et inhumé dans l'église paroissiale de Gondrin, la dame de Gondrin fit également bâtir un couvent initialement destiné, selon le vœux du fondateur, à une communauté de Capucins, mais finalement occupé par des Récollets. Paule de Saint-Lary de Bellegarde mourut le 29 juin 1651 à Toulouse, dans la maison de Monsieur de Théron, rue de la Pomme, paroisse Saint-Etienne. Son corps fut amené à Gondrin le 20 ou 21 juillet et inhumé dans l'église auprès de la sépulture de son mari[7].

Au XXIe siècle il ne reste rien des fortifications du bourg, hormis quelques éléments très remaniées de la porte nord du bourg. Seuls quelques vestiges subsistent du château, de l'ancienne église et du couvent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Didier Dupront[8] PS Médecin
Président de la Communauté de Communes
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10]. En 2016, la commune comptait 1 177 habitants[Note 1], en augmentation de 2,97 % par rapport à 2011 (Gers : +0,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 2651 8291 8321 9422 0402 0001 9641 8861 912
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 9331 8091 7441 8402 1621 9511 6901 6551 561
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 5441 3841 3921 3431 4051 3771 3531 2801 207
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
1 1621 0741 0411 0429991 1121 1271 1261 177
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin en partie de style roman.
  • Les ruines du couvent des Ursulines fondé en 1629 par Paule de Bellegarde.
  • Des maisons à arcades.
  • Notre-Dame-de-Tonneteau, nichée au creux d'un vallon à 1 km au nord de Gondrin. C'est un ancien lieu de pèlerinage. À côté, une fontaine aux dévotions nichée dans un cadre rafraichissant.
  • Lavoir de Lasdoutz, au sud de Gondrin. Lavoir à impluvium sous un auvent carré doté d'une cheminée.
  • Plusieurs lavoirs communaux restaurés.
  • Église de Polignac et église Saint André.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Une longue lignée de Pardailhan
  • XVIIe siècle
    • Antoine-Arnaud de Pardaillan (1562-1624), seigneur de Gondrin, marquis de Montespan et d'Antin, inhumé dans l'église paroissiale en 1624;
    • Paule de Saint-Lary, dame de Gondrin, inhumée dans l'église paroissiale en 1651
    • César-Auguste de Pardaillan de Gondrin (1611-1667?), marquis de Termes, 4e fils d’Antoine-Arnaud de Pardaillan de Gondrin et de Paule de Saint-Lary, né à Gondrin le 16 décembre 1611
    • Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin (1620-1674), archevêque de Sens, 7ème fils d’Antoine-Arnaud de Pardaillan de Gondrin et de Paule de Saint-Lary, né à Gondrin en 1620
    • Jean-Marie de La Marque de Tilladet (1650-1715), prêtre et homme de lettres français, né à Gondrin en 1650
  • XXe siècle
    • André Pic (1910-1958): professeur agrégé d'espagnol et membre de l'Escole Gastoû Febus affiliée au Félibrige. Auteurs de nombreux articles et poèmes parus dans la revue de l'Escole: Lous Reclams de Biarn e Gascougne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois fasces ondées d'azur[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Récapitulatif des principaux critères d'urbanité retenus par Françoise Bériac, Petites villes ou bourgs ? Le cas du Gers, In : Jean-Pierre Poussou et et Philippe Loupès (dir.) Les petites villes du Moyen Âge à nos jours, Hommages à Georges Dupeux, CNRS, Paris, 1987, p. 29-39, cité par Anaïs Comet, Villages et bourgs de la Gascogne gersoise à la fin du Moyen âge (1250-1550) : transformations morphologiques et architecturales'. Histoire. Univeersité Toulouse le Mirail - Toulouse II, 2017 (en ligne).
  3. a et b Rémontons le temps… dans la rubrique Patrimoine du site officiel de la mairie de Gondrin.
  4. Sophie Jugie. Grandeur et décadence d'une famille ducale au XVIIIe siècle : la fortune du duc d'Antin. In : Revue d'histoire moderne et contemporaine t. 37 no 3, juillet-septembre 1990, pp. 452-477 (en ligne)
  5. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, t. XI, Paris, 1776 (en ligne), voir aussi Généalogie des Pardaillan de Gondrin d'après La Chesnaye des Bois (XVIIIe s.).
  6. Gondrin, présentation sur le site de la communauté de communes du Grand Armagnac
  7. Procès-verbal de l'acte de décès de Paule de Bellegarde, dame de Gondrin sur le site de l'Association Belle-Garde Gondrin Gers (en ligne).
  8. Site de la préfecture - Fiche de Gondrin
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Banque du blason.