Golden Hinde (1973)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Golden Hinde
Image illustrative de l’article Golden Hinde (1973)
La réplique de 1973 du Golden Hind à Londres.
Type Réplique de bateau
Fonction Musée
Gréement Galion (trois-mâts)
Histoire
Commanditaire Albert Elledge et Art Blum de San Francisco
Architecte Loring Christian Norgaard
Chantier naval J Hinks & Son à Appledore (Cornoualles)
Quille posée 1971
Lancement 1973
Statut Réplique du Golden Hind (1577) naviguant. Laissé à quai à Londres comme musée.
Équipage
Équipage 80-95 marins
Caractéristiques techniques
Longueur 37 m
Longueur de coque 31,1 m
Longueur flottaison 22,9 m
Maître-bau 6-7 m
Tirant d'eau 2,7-4,3 m
Déplacement 277-305 t
Tonnage 100-150 tonneaux
Hauteur de mât 27 m
Voilure 386 m2 (4 voiles carrées, 1 bonnette, 1 voie d'artimon latine).
Propulsion moteur auxiliaire diésel (140 chevaux)
Vitesse 8 noeuds (voile)
Caractéristiques militaires
Armement 22 canons (fonctionnel)
Carrière
Propriétaire Golden Hinde Ltd. (Salisbury)
Port d'attache Londres Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Coût 5 millions de dollars (1973)
Localisation
Coordonnées 51° 30′ 25″ nord, 0° 05′ 25″ ouest

Le Golden Hinde (lancé en 1973) est une réplique grandeur nature du galion de Francis Drake : le Golden Hind (1577).

Cette réplique a été construite de manière traditionnelle à Appledore en Cornouailles. Le galion a fait le tour du monde, comme son navire d'origine, et voyagé sur plus de 220 000 km visitant de nombreux ports dans le monde et participé à plusieurs tournages. Depuis 1996, le Golden Hinde est amarré à Bankside, dans le centre de Londres, où il est ouvert au public.

Historique[modifier | modifier le code]

Navire original[modifier | modifier le code]

Ce navire est une réplique du navire amiral de Francis Drake le Golden Hind, un galion de 1577. Le navire est nommé comme l'original Golden Hinde ("biche dorée"), ce nom vient des armoiries de Christopher Hatton, l'armateur du navire original qui présente un hind, terme héraldique anglais pour la biche.

Construction[modifier | modifier le code]

La réplique est une commande de d'Albert Elledge et Art Blum de San Francisco, conçue par l'architecte naval Loring Christian Norgaard et construit par J Hinks & Son à Appledore en Cornoualles[1],[2] pour un coût de cinq millions de dollars[2]. La quille est posée le et la construction dure deux ans[2]. Le navire est lancé le [2], baptisé par Lady Diana[3].

Le Golden Hinde, réplique du Golden Hind (1577) à Bankside, dans le centre de Londres en 2017.

Voyages[modifier | modifier le code]

Le Golden Hinde a quitté Plymouth pour son premier voyage à la fin de l'année 1974, arrivant le 8 Mai 1975 à San Francisco[4], pour commémorer la revendication de Francis Drake sur la Californie lorsqu'il a débarqué au XVIe siècle en l'apellant New Albion[1]. Il est le premier européen débarqué en Californie. En 1977, le navire participe au tournage de Swashbuckler[5].

En 1979, le Golden Hinde part pour Hawaii puis le Japon, après avoir terminé le tournage de la série télévisée Shogun[2], le navire est amarré dans le port de Taura à Yokohama pendant plus de six mois. À partir de la fin de 1979, Il retourne en Angleterre[1] via Hong Kong, Singapour, puis à travers l'océan Indien, la mer Rouge et la Méditerranée pour assister aux célébrations commémorant le 400e anniversaire du retour de Francis Drake en Angleterre.

Entre 1981 et 1984, il est mis à quai en Angleterre comme musée éducatif[2]. Le Golden Hinde navigue autour des îles britanniques, puis traverse l'Atlantique en 1984[5] jusqu'à St Thomas dans les Caraïbes.

En 1986, il traverse le canal de Panama pour se rendre en Colombie-Britannique pour l'Exposition universelle de Vancouver où il est la principale attraction du Marine Plaza lors de l'Expo86. En 1987, il commence une tournée de deux ans sur la côte pacifique américaine, visitant des ports des États de Washington, d'Oregon et de Californie. Fin 1988, le galion repasse par le canal de Panama pour poursuivre ses visites portuaires sur le golfe du Mexique puis en 1990-1991, sur la côte est des États-Unis. En 1992, il retourne au Royaume-Uni et passe les quatre années suivantes à visiter des ports européens.

Navire musée[modifier | modifier le code]

Depuis 1996, le Golden Hinde est amarré au St Mary Overie Dock, à Bankside, Southwark dans le centre de Londres, entre la cathédrale de Southwark et Clink street ou il accueille des visiteurs et sert de navire musée[1],[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Golden Hinde en 1974 avant son voyage transatlantique.

Le Golden Hinde de 1973 est comme son navire original, un galion à trois-mâts à coque bois : bordage en iroko, sur une charpente en chêne, avec une quille en orme[3],[2].

Il mesure 37 m de long[2],[6], 31,1 m de longueur de coque[2], 6 à 7 m de largeur[note 1], un tirant d'eau de 4,3 m[note 2] et un déplacement de 277 t[2] à 305 t[7] suivant les sources. Sa propulsion est assuré par 1 moteur auxiliaire diesel de 140 chevaux et 6 voiles constituant 386 m² de surface de voilure, permettant une vitesse maximale de 8 noeuds[2] sous voile[5].

Le gréement est le suivant[2] :

L'armement, identique au navire original est fonctionnel, se compose de 22 pièces[5] :

  • 2 peteras (fusil monté sur un socle pivotant) sur le château arrière et 2 autres sur le château avant ;
  • 2 fauconneaux (petit canon à longue portée utilisant un tir de deux livres) sur gaillard d'avant et 2 autres sur le gaillard arrière ;
  • 7 canons dans l'entrepont par bordés soit 14 canons de quatre livres (appelé minion en anglais).

Il est conçu pour naviguer en haute mer et pour satisfaire les règlements maritimes modernes, le navire est donc équipée d'un moteur, peu pratique car son arbre d'hélice est décentré par rapport à la quille. L'ancien fouet qui équipait le navire original a été parce une barre à roue conventionnelle[5].

Utilisation dans des films[modifier | modifier le code]

Le Golden Hinde a figuré dans quatre films : Swashbuckler (1977)[5], Shogun (1979)[1], Drake's Venture (1980)[5] et St Trinian's 2: The Legend of Fritton's Gold (2009). Il est également apparu brièvement dans le premier épisode de la série télévisée Shaka Zulu (1986).

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Traduction[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Varie de 6 à 7 m suivant les sources.
  2. Varie de 2,7 à 4,3 suivant les sources.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Jenkins, « Replica Golden Hinde Celebrates 40th Anniversary » [archive du ], www.highbeam.com, North Devon Journal, (consulté le )
  2. a b c d e f g h i j k l et m Chapman, Great sailing ships of the world (Otmar SCHÄUFFELLEN, 2002), p. 142-143
  3. a et b The Golden Hinde, Norwich, 1973
  4. (AP), « S.F. Hails Golden Hinde », Spokane Daily Chronicle, (consulté le )
  5. a b c d e f et g Fascicule distribué lors de la visite du navire.
  6. (en) « Golden Hinde II », www.boatinternational.com, Boat International Media (consulté le )
  7. Fascicule distribué lors de la visite du navire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Otmar Schäuffelen (trad. Casay SERVAIS), Chapman, Great sailing ships of the world, Hearst Books (New York), , 420 p. (ISBN 1588163849). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) The Golden Hinde (fascicule), Norwich, Jarrold Publishing, , 16 p. (ISBN 978-0853064442). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]