Goibniu

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Goibniu
Dieu de la mythologie celtique irlandaise
Image illustrative de l'article Goibniu
Caractéristiques
Fonction principale Dieu forgeron

Dans la mythologie celtique irlandaise, Gobniu (ou Goibhniu) est le dieu-forgeron des Tuatha Dé Danann. Sa légende a hérité maints traits de son rôle originel de « Feu divin ».

Mythologie[modifier | modifier le code]

Hiérarchie des Tuatha Dé Danann[1][modifier | modifier le code]

Il appartient à la classe artisanale et relève donc de la troisième fonction des indo-européens, qui est la production.

- hors classe :

  • Lug Samildanach (dieu primordial)

- fonction sacerdotale :

- fonction guerrière :

  • Ogme (dieu de la magie guerrière)
  • Nuada (royauté)

- fonction artisanale :

  • Goibniu (dieu forgeron)
  • Credne (dieu bronzier)
  • Luchta (dieu charpentier)

- participent aux trois fonctions :

- déesse féminine unique connue sous les formes :

  • Brigit (déesse des poètes, des forgerons et des médecins)
  • Étain ou Eithne (reine d’Irlande, mère de tous les dieux)
  • Boand (autre nom de Brigit, déesse éponyme de la Boyne)
  • Mórrígan (déesse guerrière, ou bien de la souveraineté)

Goibniu[modifier | modifier le code]

Chef des artisans métallurgistes, il est responsable de la fabrication des armes magiques pour les dieux, les héros et les druides. Grâce à son marteau magique, il peut fabriquer une épée ou un javelot parfait en trois coups. Lors de la « Deuxième bataille de Mag Tured » (Cath Maighe Tuireadh), il est blessé par la lance de Ruadan, fils de Brigit et du Fomoire Bres, mais un bain dans la Fontaine de Santé le guérit. Ses frères sont Credne et Luchta.

Il est aussi, dans le Sidh c'est-à-dire l’Autre Monde celtique, le brasseur de la bière et le serviteur des autres dieux au Festin d’Immortalité, le fled Goibnenn. Son équivalent gallois est Gofannon.

Mythologie comparée[modifier | modifier le code]

Comme ses correspondants grecs et germaniques, Héphaïstos et Völund, Goibniu est un ancien « Feu divin » qui partage maints traits communs avec ces divinités : forgeron, assumant parfois le rôle d'échanson, il a une épouse volage. Jaloux et en colère contre sa femme, il crée une baguette Ness pour frapper tout homme qui s'en approche et si l'un d'eux s'échappe, « il lui venait un abcès et il brûlait comme du feu »[2],[3].

Postérité du culte[modifier | modifier le code]

Le culte de Gobniu se serait perpétué bien après la christianisation de l’Irlande au Ve siècle intervenant de façon récurrente dans des contes folkloriques. Sa popularité est liée à sa fonction de guérisseur et d’artisan[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, page 422.
  2. Philippe Jouët, Dictionnaire de la mythologie et et de la religion celtiques, Fouesnant, Yoran Embanner, 2012, p. 501-502
  3. Jean Haudry, Le feu dans la tradition indo-européenne, Archè, Milan, 2016 (ISBN 978-8872523438), p. 325-326
  4. Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, page 308, chapitre « Les Dieux artisans ».

Sources primaires[modifier | modifier le code]

Goibniu apparaît principalement dans les textes suivants :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Jouët, Dictionnaire de la mythologie et et de la religion celtiques, Fouesnant, Yoran Embanner, 2012, p. 501-502.