Godolphin Arabian

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Godolphin Arabian
image illustrative de l’article Godolphin Arabian
The Godolphin Arabian, peinture de George Stubbs

Sexe Mâle étalon
Naissance 1724
Pays de naissance Drapeau du Yémen Yémen
Mort 1753
Pays d'entraînement Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Propriétaire Francis Godolphin
Distinction Tête de liste des étalons en Angleterre et en Irlande (1738, 1745, 1747)

Godolphin Arabian (1724-1753), est un étalon originaire du Yémen, très probablement de race Arabe, à l’origine d’une des lignées du Pur-sang. Il fut la propriété successive du bey de Tunis, de Louis XV, et de Francis Godolphin, second comte de Godolphin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tombe de Godolphin Arabian à Wandlebury

Godolphin Arabian est né vers 1724 au Yemen, et a été exporté plusieurs fois avant d'arriver en Angleterre. Il a été exporté une première fois poulain, probablement depuis la Syrie, jusqu'au haras du Bey de Tunis. Ce dernier en a alors fait don à Louis XV, roi de France, en 1730[1]. Il s'agissait probablement d'un cadeau diplomatique entre monarques. Cependant, ce cheval n'est pas apprécié par le roi, et sert vraisemblablement comme carrossier[2].

Il est alors importé depuis la France par Edward Coke (Édouard Cook), qui l'envoie à son haras de Longford Hall, dans le Derbyshire, où il reste jusqu'à la mort de son propriétaire en 1733[3]. Il est ensuite légué à Roger Williams, le propriétaire du St. James's Coffee House[2], qui hérite de tous les étalons de Cook. Il est acheté par Francis Godolphin, second comte de Godolphin[3], qui le place à son haras de Babraham, dans le Cambridgeshire, jusqu'à sa mort le jour de Noël 1753.

Description[modifier | modifier le code]

The Godolphin Arabian par Daniel Quigley

Godolphin Arabian est de robe baie, avec des balzanes sur le bas des membres postérieurs. Il mesure 15 mains de haut, et se distingue par une encolure particulièrement développée, tout à fait notable sur les portraits qui le représentent[4]. La plupart de ses descendants sont aussi de robe baie[5].

Le sergent vétérinaire Osmer décrit Godolphin Arabian de la manière suivante :

« There never was a horse… so well entitled to get racers as the Godolphin Arabian… his shoulders were deeper, and lay farther into his back, than those of any horse yet seen. Behind the shoulders, there was but a very small space where the muscles of his loins rose exceedingly high, broad, and expanded, which were inserted into his quarters with greater strength and power than in any horse… yet seen[6] »

Controverse sur l'origine[modifier | modifier le code]

Il existe une longue controverse quant à la race de Godolphin Arabian, certains auteurs l'estimant de race Arabe, d'autres de race Barbe. Judith Blunt-Lytton, du Crabbet Arabian Stud, conclut qu'il est plus probablement de race Arabe, ou descendant de chevaux arabes[7].

La théorie de la race Barbe provient de son pays d'origine avant l'exportation en France, la Tunisie, sur la côte des Barbaresques. Dans son History of the British Turf parue en 1840, Whyte se réfère à ce cheval sous le nom de « The Godolphin Barb », ou « ainsi qu'il a été improprement nommé », le Godolphin Arabian, en y mettant de l'emphase[8]. Il clarifie plus loin : « il a été considéré comme un Arabe, bien que sa morphologie ressemble plus à celle de la plus haute race de Barbes »[2].

Cette controverse quant à l'origine de Godolphin Arabian a été réglée grâce à une étude parue dans Current biology en 2017, montrant que ses descendants sont rattachés au même haplogroupe que ceux de Darley Arabian, bien qu'il reste assez peu de descendants de Godolphin Arabian de nos jours[9]. Cet haplogroupe est propre aux races de chevaux Turkoman ou Arabe, et se retrouve chez de nombreux chevaux modernes[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « History of Thoroughbreds », British Horseracing Authority (consulté le 18 avril 2013).
  2. a, b et c Whyte 1840, p. 84.
  3. a et b Milner1990, p. 3-4.
  4. Whyte 1840, p. 85.
  5. Whyte 1840, p. 88.
  6. (en) « The Goldophin arabian », www.godolphin.com.
  7. (en) Judith Anne Dorothea Blunt-Lytton Wentworth, The Authentic Arabian Horse, George Allen & Unwin Ltd., , 3e éd..
  8. Whyte 1840, p. 64.
  9. Barbara Wallner, Nicola Palmieri, Claus Vogl et Doris Rigler, « Y Chromosome Uncovers the Recent Oriental Origin of Modern Stallions », Current Biology, vol. 27, no 13,‎ , p. 2029–2035.e5 (ISSN 0960-9822, DOI 10.1016/j.cub.2017.05.086, lire en ligne).
  10. (en) Barbara Wallner, Claus Vogl, Priyank Shukla et Joerg P. Burgstaller, « Identification of Genetic Variation on the Horse Y Chromosome and the Tracing of Male Founder Lineages in Modern Breeds », PLOS ONE, vol. 8, no 4,‎ , e60015 (ISSN 1932-6203, PMID 23573227, PMCID PMC3616054, DOI 10.1371/journal.pone.0060015, lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Milner 1990] (en) Mordaunt Milner, The Godolphin Arabian: The Story of the Matchem Line, Londres, J. A. Allen, , 150 p. (ISBN 0-85131-476-7)
  • [Sue 1845] (en) Eugène Sue, The Godolphin Arabian, or, The history of a thorough-bred, Londres, Chapman and Elcoate, (lire en ligne)
  • [Whyte 1840] (en) James Christie Whyte, History of the British turf, from the earliest period to the present day, vol. I, Londres, H. Colburn, (lire en ligne)