Gobee.bike

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Gobee.bike
Image illustrative de l’article Gobee.bike
Gobee.bike dans le quartier Sha Tin, à Hong Kong

Situation Drapeau de Hong Kong Hong Kong
Type Vélos en libre-service
Entrée en service Hong Kong :
Lille : [1]
Bruxelles :
Paris : [2]
Reims :
Lyon : [3]
Fin de service Reims :
Lille :
Bruxelles :
Lyon :
Paris :
Hong Kong :
Stations Pas de stations
Exploitant Gobee.bike
Site internet http://gobee.bike
http://gobeebike.fr/

Gobee.bike est une entreprise hongkongaise de service de location de vélos en libre-service fonctionnant sur le principe du « vélo flottant »[4] ou flotte libre (pas de station de retrait ni de dépôt).

Lancé en Belgique, en France et en Italie en 2017, le service y est arrêté en Europe début 2018, et est stoppé à Hong Kong en juillet 2018.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vélos Gobee.bike et Vélib' à une station Vélib' de la gare de Paris-Austerlitz.
Un Gobee.bike au sol sur la coulée verte René-Dumont.

Le système a d'abord été déployé à Hong Kong en avril 2017[1]. La location y est de 5 HK$ la demi-heure (0,55 €)[5]. Parallèlement, l'entreprise lève neuf millions de dollars[6].

L'entreprise tente ensuite de s'implanter en Europe, en commençant par Lille le [1] et Bruxelles le . En , France 3 Hauts-de-France révèle qu'un mois après leur arrivée à Lille, de nombreux vélos ont déjà été dégradés[7] ou sont difficiles à trouver[8].

Après son premier déploiement à Lille, il arrive à Paris[9] le [2], peu avant oBike et Ofo, deux entreprises originaires de Singapour et de Pékin fonctionnant selon le même principe. Il est déployé ensuite à Reims le de la même année.

Après quelques semaines, l'entreprise décide de retirer les vélos de Reims et de son agglomération, afin, selon elle, d'en améliorer la sécurité[10] ce que l'entreprise confirme le par courrier électronique à ses utilisateurs. Le même jour par communiqué de presse l'entreprise annonce qu'elle se retire également de Lille et Bruxelles[11],[6].

Jean-Louis Missika, membre du Conseil de Paris, annonce que la mairie voudrait réguler les entreprises de vélos sans station en imposant une licence pour leur déploiement[12].

Le , la société annonce se retirer d'Italie (Rome, Milan et Turin)[13]. Au même moment, plus aucun vélo n'est disponible à Lyon[14]. La presse parle alors de « fiasco »[6],[15],[16],[17].

Le service est officiellement arrêté en France le à la suite de la « destruction massive » de la flotte de vélos ne permettant pas de continuer à fonctionner ; Goobe déplore un millier de vélos volés et 3 400 vélos dégradés[18],[19]. Après son retrait de France, Gobee cède ses vélos résiduels à deux associations de Bagnolet[20].

Gobee.Bike se met en liquidation le 10 juillet 2018 et met à terme son service à Hong Kong le 17 juillet 2018[21]. L'arrêt du service fait suite à la forte dégradation des vélos.

Système[modifier | modifier le code]

Ce service ne repose pas sur un ensemble de stations où il faut prendre et restituer les vélos, le vélo peut être déposé n'importe où. Les vélos sont stationnés dans la ville (sur des parkings à vélo ou sur le trottoir). L'utilisateur peut les localiser en utilisant l'application pour smartphone (Android et iOS). Cette application est également nécessaire pour pouvoir déverrouiller le cadenas bloquant la roue, via un code QR à scanner, présent sur le vélo[2]. Via l'application une caution doit être versée pour avoir accès aux vélos. En France, la demi-heure coûte 0,5 €[22],[23].

Le système de localisation et de verrouillage du vélo est alimenté par un panneau solaire, et l'éclairage ne s'allume que lorsque la luminosité ambiante devient faible et que le vélo est en déplacement[2].

Ce système de location de vélo s'est développé depuis deux ans en Chine et aurait permis de diminuer de 10 % la pollution de l'air de grandes villes comme Shenzhen[24].

À l'instar de son concurrent direct oBike (en), les vélos Gobee.bike sont mono-vitesse et ont des pneus pleins, donc indégonflables et increvables. Les vélos avec stations (V'Lille et Vélib' Métropole), bien moins chers, en ont trois, de même que les vélos Mobike et Ofo proposés à Paris (plus chers)[25],[26],[27],[28],[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Dera Victory, « Après Lille, le service de vélos en libre-service Gobee.bike pose sa béquille à Paris », sur Citycle, .
  2. a b c et d Erwan Lecompte, « Nous avons testé les vélos verts en libre service gobee.bike qui ont débarqué à Paris », sur Sciences et Avenir,
  3. « Concurrent du Vélo’v, le Gobee.bike débarque à Lyon », sur LyonMag, .
  4. « Le « vélo flottant » : l'avenir du vélo partagé ? », sur Lettreducadre.fr, (consulté le 12 janvier 2018).
  5. (yue) 王潔恩, « 記者實測共享單車 無得轉波上斜較用力 車尾燈有損毀(有片) », sur HK01 (zh),‎ .
  6. a b et c Adrien Lelièvre, « Vélo-partage : le fiasco de la start-up Gobee.bike », sur lesechos.fr, .
  7. M. F. avec Yves Asernal, « Lille : de nombreux vélos Gobee.bike endommagés un mois après leur arrivée », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/, France 3 Hauts-de-France,
  8. « Vélos volés ou détériorés... Gobee.bike réduit la voilure », sur lavoixdunord.fr, .
  9. Antoine Garbay, « Gobee.bike : après Lille, le nouveau service de vélo en libre-service arrive à Paris », sur Le Figaro économie, .
  10. « Mais où sont passés les vélos verts de Gobee.bike à Reims », sur france3, .
  11. Mikael Libert, « Le service Gobee bike jette l'éponge à Lille », sur 20 minutes, .
  12. (en) Geert De Clercq, « Paris wants to regulate Asian bike-share operators », sur Reuters, .
  13. « Gobee.bike leaves Rome over vandalism », (consulté le 15 février 2018).
  14. « Métropole de Lyon : les Gobee.Bike ont disparu des radars », sur leprogres.fr, .
  15. « Gobee.bike à Reims: quand vélo rime avec fiasco », sur lunion.fr, .
  16. « L'aventure des vélos « flottants » tourne au fiasco », sur lemonde.fr, .
  17. « Gobee.bike n’aura tenu que trois mois : chronique d’un fiasco », sur lavoixdunord.fr, .
  18. « Gobee, c'est officiellement fini », sur leprogres.fr, .
  19. « L'entreprise Gobee.bike quitte la France après la « destruction en masse » de ses vélos en libre-service », sur fracetvinfo.fr, .
  20. « Les vélos en libre-service Gobee bike cédés à des associations », UP le mag,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2018).
  21. Gobee.bike ferme son service
  22. « Le nouveau service de vélo en libre service arrive à Paris », sur www.lefigaro.fr
  23. « Quatre choses à savoir sur Gobee.bike, le nouveau service de vélos en libre-service à Paris », sur www.francetvinfo.fr, (consulté le 21 décembre 2017).
  24. « Nouvel acteur sur le marché des vélos », sur www.lesechos.fr.
  25. Sébastien Bergès, « Gobee Bike ou V'lille, qui est le meilleur vélo de rue ? », sur La Voix du Nord, .
  26. Aude Raux, « Gobee : l'application de vélos en libre-service va-t-elle faire dérailler Velib' ? », sur Télérama, .
  27. Christine Taupin, « On a testé les vélos OFO », sur City-Ride.fr, .
  28. Claude Soula, « Vélib', Gobee, Obike, Ofo : comment choisir son vélo à Paris », sur L'Obs, .
  29. Nicolas Maviel et Grégory Plesse, « Paris : Ofo, le géant chinois du vélo en libre-service arrive aujourd'hui », sur Le Parisien, (consulté le 18 décembre 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]