Glossaire du cyclisme

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Glossaire du cyclisme

Cet article vise à faire une liste, par ordre alphabétique, des termes propres au monde du cyclisme, et à les expliquer.

A[modifier | modifier le code]

  • Ajuster : Devancer un adversaire tout près de gagner dans les derniers mètres au sprint[1],[2].
  • Américaine : Épreuve de cyclisme sur piste. Dans chaque équipe, deux coureurs se relaient sur 50 kilomètres, l'un des deux, alternativement, pouvant se reposer quelques tours avant de reprendre le relais. Le classement est fait à partir du nombre de tours parcourus puis en fonction du nombre de points obtenus aux classements intermédiaires (tous les cinq kilomètres). Cette épreuve est aussi connue sous le nom de « Madison ».
  • Astiquer les rivets de la selle : Métaphore s'appliquant au coureur à la peine qui reste assis à l'avant de la selle de son vélo[1],[2].
  • Au pain et à l'eau claire : Se dit d'un coureur qui réalise ses performances au naturel, avec pour seul carburant une nutrition saine. Ce coureur refuse catégoriquement toute forme de dopage. Exemple: Christophe Bassons insistait pour rouler au pain et à l'eau claire alors qu'il était entouré de chaudières[3].
  • Avoir un bon de sortie : Se dit d'un coureur qui n'est pas trop craint et que ses concurrents laissent filer dans une échappée. Parfois certains coureurs peuvent ainsi tromper leurs adversaires et en profiter pour aller jusqu'au bout. Dans une course à étapes, plus un coureur est loin au classement général, plus il est susceptible de bénéficier d'un "bon de sortie" afin de tenter de ravir l'étape[2].
  • Avoir les chaussettes en titane : Avoir un bon coup de pédale[1].
  • Avoir la fringale : Cela signifie que le coureur a un taux de glucose insuffisant dans le sang. La médecine parle d'hypoglycémie lorsque la glycémie est basse. Pour un coureur brûlant normalement beaucoup de calories, s'il n'a pas pris ses précautions aux ravitaillements, la sanction est brutale, il ne peut plus avancer, c'est la fringale[3].
  • Avoir la pancarte : Se dit d'un coureur reconnu pour être un des favoris de la course. Ses adversaires le savent, c'est comme s'il avait une pancarte sur le dos, et ils ne vont rien faire pour l'aider. Ils vont essayer de l'isoler de ses équipiers pour l'attaquer[1].
  • Avoir le coup de pédale soyeux : Pédaler avec aisance, signe d'un niveau d'énergie excellent.

B[modifier | modifier le code]

  • Bâcher : Abandonner[4].
  • Becqueter de l'aile : Prendre appui momentanément contre l'aile d'une voiture pour se propulser. L'expression, attestée depuis 1927, est aujourd'hui désuète ; le terme courant pour désigner le becquetage de l'aile est « rétropoussette »[5].
  • Bidon collant (ou bidon collé) : Expression désignant un ravitaillement par un coureur venant chercher des victuailles pour ses coéquipiers à la voiture d'équipe. Le bidon en question est tenu fermement par la personne dans l'automobile alors que le cycliste tend le bras pour se l'approprier, résultant en un moment de répit pour le coureur. Si un bidon est "trop collant" et une exagération est évidente, une sanction peut être appliquée.
  • Bordure : Groupe de coureurs ne parvenant pas à entrer dans l'éventail. Généralement, il en résulte une cassure du peloton[4].
  • Bosse : Une montée, un col, (plus long que le « coup de cul »)[4],[6].
  • Boucher le trou : Revenir sur un groupe depuis l'arrière[2].
  • Bracasse : Un gros braquet[4].
  • Braquet : Rapport entre le nombre de dents du plateau et le nombre de dents du pignon (53/12, 39/21,...).
  • Brûler le ravitaillement : Se dit d'un coureur qui profite du ralentissement d'un ravitaillement pour partir en échappée. Il peut le faire en négligeant de prendre sa musette (mais attention à la fringale) ou en attrapant sa musette avant les autres (stratégie moins risquée)[2],[3].

C[modifier | modifier le code]

  • caillasse, Rouler dans la : Dans un éventail, être forcé de rouler dans le bas-côté pour rester à l'abri[2],[3].
  • Casse-pattes : Se dit d'un trajet exigeant qui ne laisse pas la chance au cycliste de récupérer.
  • Cassure : Lorsqu'un écart est important au sein d'un groupe de coureurs, il y a une cassure. En général, si entre chaque coureurs successif, l'écart réel est inférieur à 1 seconde, alors à l'arrivée, ils sont tous crédités du même temps, le temps réel du premier. Mais si entre deux coureurs, un écart supérieur à 1 seconde apparait, alors le temps crédité à partir du second de ces coureurs, est le temps réel de ce second. Cela peut s'avérer un piège où un coureur situé en 100e position d'un peloton en file indienne, peut perdre ou non jusqu'à environ 1'30 sur les premiers.
  • Chasse patate : Être intercalé entre deux groupes de cyclistes sans grand espoir de rattraper le groupe qui précède.
  • Chaudière : Coureur dopé ou à la réputation sulfureuse en la matière[4].
  • Classique : Épreuve de cyclisme sur route. Épreuve en ligne d'un jour.
  • Cocottes : Poignées permettant de freiner et de changer de braquet sur un vélo de route.
  • Compter les pavés : Rouler à une allure lente car les réserves d'énergie physiques et mentales sont épuisées. Quelque peu similaire à "exploser", c'est davantage une conséquence de "l'explosion"[2].
  • Concours de grimaces : Course intense où les attaques fusent de partout, où le rythme est très élevé et tous les coureurs sont à la peine[1].
  • Contre-la-montre individuel : Épreuve de cyclisme sur route. Course en solitaire, le coureur doit rallier l'arrivée au plus vite.
  • Contre-la-montre par équipes : Épreuve de cyclisme sur route. Course en équipe, les coureurs doivent rallier l'arrivée au plus vite, avec un nombre d'équipiers au moins égal à un certain nombre. Le temps de l'équipe peut être pris par exemple sur le quatrième coureur.
  • Cornue ambulante : Coureur ayant recours aux produits dopants en quantité massive. Popularisé par un juge traitant l'Affaire Festina[7].
  • Coup de chacal (ou Coup de Cancellara): tactique de course cycliste consistant à attaquer dans les deux derniers kilomètres d'une course et franchir la ligne d'arrivée en vainqueur. Son plus grand représentant actuel est le champion suisse Fabian Cancellara.
  • Coup de cul : Élévation de la route sur une distance relativement courte qui nécessite de lever les fesses de la selle afin de produire une accélération pour franchir l'obstacle[2].
  • Course à étapes : Épreuve de cyclisme sur route. Course en ligne se déroulant en plusieurs jours.
  • Course aux points : Épreuve de cyclisme sur piste. Épreuves où une trentaine de coureurs s'affrontent sur une longue distance (jusqu'à 30 kilomètres). Les coureurs accumulent les points en gagnant les sprints intermédiaires, tous les deux kilomètres, et le sprint final.
  • Cracher dans la soupe : Dans le peloton professionnel, métaphore désignant l'action d'une personne qui suggère publiquement qu'un apport de produits pharmaceutiques aurait aidé à la performance d'un coureur. Cette personne a "craché dans la soupe."

D[modifier | modifier le code]

  • Danseuse : Position du coureur lorsqu'il n'est pas assis sur la selle. Le coureur utilise ainsi une force de levier différente d'une position assise, faisant travailler les muscles des jambes d'une autre façon. Utilisé principalement dans les ascensions. Un exemple d'un coureur professionnel utilisant cette technique fréquemment est Alberto Contador[2].
  • Demi-Fond : Épreuve de cyclisme sur piste. Course de 30 à 100 kilomètres (ou d'une heure) effectuée derrière une moto.
  • Descendre comme une caisse à savon : Descendre de façon malhabile et dangereuse[2].

E[modifier | modifier le code]

  • Échappée : Coureur ou groupe de coureurs ayant distancé le peloton.
  • Écraser les pédales : Pédaler en force sur un gros braquet, en fournissant un effort intense[1].
  • Emballage final : Groupe de coureurs plus ou moins important se disputant la victoire au sprint dans une course.
  • Emmener le sprint : Protéger du vent son sprinter lors d'un final, en roulant à une allure vive afin qu'il soit dans les premières positions lorsqu'il lancera son sprint[2],[3].
  • En garder sous la pédale : Se dit d'un coureur qui ne jette pas toutes ses forces dans l'immédiat et qui se réserve pour la suite de la course. Ce coureur ne participe pas efficacement aux relais d'une échappée. On dit aussi de lui qu'il court en rat[6].
  • Enrouler du braquet : Passer à un braquet plus élevé afin de prendre de la vitesse ou pédaler en force[8],[3].
  • Être dans la mafia : Faire partie d'un groupe de coureurs d'équipes différentes mais alliés de circonstances, et dont l'intérêt est de ne pas laisser gagner les autres cyclistes[1],[2].
  • Être moëlleux : être très fort, pédaler avec aisance au milieu d'un groupe, avoir beaucoup de ressources. « Si t'es moëlleux, c'est là que tu pars. » (Cyril Guimard)
  • Éventail : Groupe de coureurs qui se place en diagonale pour se protéger du vent. Le premier coureur se place du côté de la chaussée d'où vient le vent, les autres coureurs se décalent afin d'être à l'abri du vent, et prennent ainsi toute la largeur de la route.
  • Exploser : C'est se retrouver instantanément dans l'incapacité de poursuivre un effort soutenu[6].

F[modifier | modifier le code]

  • Faire l'élastique : Se dit d'un coureur qui se fait lâcher plusieurs fois d'un groupe et qui revient toujours. Cette situation est fréquente après une bosse lorsque le coureur a de la peine à monter mais qu'il arrive à revenir après la bosse lorsque les autres concurrents lèvent le pied soit parce qu'ils se reposent, soit parce qu'ils sont moins bons sur le plat[2].
  • Faire le trou : Se dit d'un coureur qui réussit à creuser l'écart et à mettre ses poursuivants à une bonne distance[2],[8].
  • Faire parler la classe : Cela signifie prendre la direction des opérations et dominer tous ses adversaires en faisant seulement appel à ses qualités et à ses dons, sans l'aide de ses équipiers[2],[3].
  • Faire un soleil : Passer par-dessus son guidon, soit à cause d'une chute collective ou d'une maladresse.
  • Faire rougir le 11 dents : Imposer un train infernal sur le plus grand braquet[2].
  • Flinguer : Démarrer très violemment[4].
  • Flinguer ses adversaires : Lâcher tous les concurrents et gagner la course en solitaire.
  • Fringale : Cela signifie que le coureur a un taux de glucose insuffisant dans le sang. La médecine parle d'hypoglycémie lorsque la glycémie est basse. Pour un coureur brûlant normalement beaucoup de calories, s'il n'a pas pris ses précautions aux ravitaillements, la sanction est brutale, il ne peut plus avancer, c'est la fringale[3].
  • Fumer la pipe : Pédaler avec une facilité déconcertante[2].

G[modifier | modifier le code]

  • Giclette "avoir de la " : avoir subitement les ressources nécessaires pour mener à bien un effort.
  • Gruppetto : Dans les courses à étapes, groupe se formant à l'arrière de la course lors des étapes de montagne afin de rallier l'arrivée avant les délais d'élimination[2].

K[modifier | modifier le code]

  • Keirin : Épreuve de cyclisme sur piste. Épreuve originaire du Japon qui voit un peloton de six à huit coureurs suivre une motocyclette dont l'allure augmente progressivement de 35 à 45 km/h. La motocyclette s'écarte à environ 700 mètres de l'arrivée pour laisser place au sprint final.
  • Kilomètre : Épreuve de cyclisme sur piste. C'est un contre-la-montre, départ arrêté sur 1 km pour les hommes, 500 mètres pour les femmes.

L[modifier | modifier le code]

  • Lanterne Rouge : L'expression Lanterne rouge désigne le dernier d'une course sportive et, de manière générale, de toute compétition ou classement.

M[modifier | modifier le code]

  • Maillot à pois : lors d'un Tour de France, le coureur qui est en tête du classement du Grand Prix de la montagne. Les points sont attribués aux coureurs passant en tête des difficultés du parcours.
  • Maillot blanc : lors d'un Tour de France ou d'un Tour d'Italie, le coureur qui est en tête du classement général des jeunes (coureur de moins de 25 ans) le porte.
  • Maillot bleu : lors d'un Tour d'Italie, il est attribué au coureur en tête du classement du combiné qui s'établit par addition du classement général, par points, de la montagne et gazzetta 110 de chacune des 21 étapes.
  • Maillot cyclamen : lors d'un Tour d'Italie, le coureur qui est en tête du classement par points le porte. Les points sont attribués pendant la course lors des sprints bonifications et à l'arrivée de l'étape.
  • Maillot de oro : lors d'un Tour d'Espagne, de 1999 à 2009, le maillot de oro était porté par le coureur qui était en tête du classement général.
  • Maillot jaune : lors d'un Tour de France, le coureur qui est en tête du classement général
  • Maillot rose : lors d'un Tour d'Italie, le coureur qui est en tête du classement général.
  • Maillot rouge lors d'un Tour d'Espagne, le coureur qui est en tête du classement général. Utilisé depuis 2010.
  • Maillot vert : lors d'un Tour de France, le coureur qui est en tête du classement par points. Les points sont attribués pendant la course lors des sprints bonifications et à l'arrivée de l'étape. Lors d'un Tour d'Italie, c'est le coureur en tête du classement du Grand Prix de la montagne qui le porte.
  • Mettre la chape : C'est battre son adversaire au sprint avec le plus infime des écarts qui ne représente pas plus que l'épaisseur d'un boyau (quelques millimètres).
  • Mettre la flèche : C'est quitter discrètement la course sur abandon, au milieu de son déroulement, sans s'arrêter pour attendre la voiture balai et sans rendre son dossard[1].
  • Mettre la plaque : Cela signifie passer du petit au grand plateau, on peut dire également sortir les grandes assiettes[4].
  • Mettre le nez à la fenêtre: se porter en tête de peloton en vue de s'échapper, de jauger des adversaires ou de bluffer[9].
  • Mettre tout à droite : Cela signifie passer le grand plateau et le petit pignon, ce qui revient à choisir le plus grand développement et donc de faire le maximum de distance par tour de pédale[4].
  • Mettre un siffleur (terme de la piste) : Cela signifie choisir un boyau très léger spécialement conçu pour les courses de la plus grande importance, les grandes compétitions ou les finales.
  • Meule : Le grand plateau.
  • Monter aux balustrades : Expression de la piste pour désigner un sprinter qui monte dans les virages, soit pour attaquer en s'aidant de la pente, soit pour obliger son adversaire à en faire autant ce qui permet de le contrôler[2].
  • Mordre dans son guidon : C'est lorsqu'un coureur grimpe assis une pente raide au prix d'un effort violent, arc-bouté, la tête dans son guidon en le tenant par le centre.
  • Mouchoir d'Adam : C'est l’action de se moucher en faisant pression avec un doigt sur une narine.

O[modifier | modifier le code]

P[modifier | modifier le code]

  • Panache : Un coureur qui fait preuve de courage montre du "panache". Exemple: "Ce coureur a chûté lourdement et a insisté pour continuer. 150 kilomètres plus loin, il a remporté l'étape en solitaire et les médecins ont décelé une vertèbre craquée et deux côtes cassées. Quel panache!"
  • Passer par la fenêtre : Cela signifie être surpris par une brusque accélération à laquelle on ne s'est pas préparé et ne pas pouvoir suivre le rythme imposé par les adversaires[2].
  • Pédaler avec ses oreilles : Coureur dont le style manque de fluidité, balançant la tête au rythme de son pédalage[4].
  • Pédaler carré : Être fatigué et ne pas faire preuve d'aisance dans le coup de pédale[6].
  • Pédaler dans l'huile : Faire montre d'aisance gestuelle, révélateur d'un état de forme manifeste (syn. avoir la socquette légère).
  • Pédaler en force : Mettre un plus gros braquet et tourner les jambes moins vite.
  • Peloton : Groupe principal lors d'une épreuve cycliste.
  • Percer : crever un pneu.
  • Piocher : Puiser dans ses dernières ressources, produisant ainsi un coup de pédale inégal[1].
  • ponts de chemin de fer, Ne plus monter les : Se trouver dans un état proche de la défaillance[2].
  • porte, Fermer la porte : Verrouiller un éventail lorsqu'on se trouve être le dernier abrité dans celui-ci, tout en gardant cette place, obligeant ainsi les cyclistes qui suivent à se contenter de la bordure.
  • Poursuite individuelle : Épreuve de cyclisme sur piste. Épreuve mettant en opposition deux coureurs sur 4 000 m (3 000 m pour les femmes) départ arrêté. Au début de la course les coureurs sont à l'opposé l'un de l'autre. Le coureur gagnant est celui qui arrive à dépasser son adversaire ou termine en premier les quatre kilomètres
  • Poursuite par équipes : Épreuve de cyclisme sur piste. Même principe que la poursuite individuelle mais réalisée cette fois par équipes de quatre coureurs se relayant.
  • Poussette : Tricherie consistant à aider un coureur en le poussant.
  • Prendre un éclat : Cela signifie être lâché d'un seul coup sans pouvoir réagir et en perdant très rapidement du terrain[4].
  • Prendre le bon wagon : Cela veut dire ne pas manquer une échappée décisive, celle qui regroupe les coureurs de grande classe. Comme pour un train qui dessert deux destinations, il faut prendre le bon wagon pour arriver à l'heure à sa destination et participer à l'emballage final[3].

R[modifier | modifier le code]

  • Ramier : coureur qui ne prend jamais aucun relais, généralement en retrait dans le peloton.
  • Ratonneur : synonyme de ramier
  • Refroidissement éolien estimation de la température perçue par le corps en fonction de la température de l'air combinée à la vitesse du vent.
  • Relayer : Passer en tête de groupe pour protéger les autres coureurs du vent. Les relais successifs permettent à chaque membre du groupe de rouler en faisant moins d'effort qu'un coureur solitaire.
  • Rétropoussette : Technique qui consiste à s'aider de la poche arrière de son adversaire ou à prendre appui contre l'aile d'une voiture (voir « becqueter de l'aile », tricherie utilisée notamment lors de faux dépannages ou de réglages en roulant) pour se propulser.
  • roue, Être dans la : Consiste à profiter de l'aspiration du coureur précédant[3].
  • roue, S'accrocher à la : Peiner à maintenir le rythme et éprouver une grande difficulté à demeurer dans le sillage du coureur précédant. Similaire à "Être dans la roue" mais en plus dramatique. Une "explosion" peut être imminente.
  • roue, Sucer la : C'est surveiller et marquer de près un adversaire désigné, en se mettant résolument dans sa roue et sans jamais prendre le moindre relais.
  • Rouler dans le jardin : C'est la mésaventure qui arrive à celui qui se retrouve dans l'herbe du bas-côté de la route par maladresse et qui prend le risque de tomber dans le fossé[2].
  • Rouler sur la jante : Cela signifie être complètement épuisé, se sentir vidé de ses forces, comme un boyau à plat.
  • roulettes, Rester dans les : ne pas prendre de relais.
  • Raton : synonyme de rat, ratagasse, raton : coureur qui suit ses adversaires dans un groupe sans jamais participer aux relais. Ces coureurs ont souvent une cote de popularité faible.

S[modifier | modifier le code]

  • Saler la soupe : Prendre des produits dopants[10].
  • Sauter : Se faire distancer par le groupe[4].
  • Scratch : Épreuve de cyclisme sur piste. Course de 15 kilomètres, départ en ligne.
  • Se relever : Réduire brusquement son allure après un effort important[3].
  • Siffleur, Mettre un (terme de la piste) : Cela signifie choisir un boyau très léger spécialement conçu pour les courses de la plus grande importance, les grandes compétitions ou les finales.
  • Socquette légère, Avoir la : voir Pédaler dans l'huile[3].
  • Spad, désigne un vélo à l'efficacité certaine puisque spad signifie “vitesse” en Volapük (langue universelle du début du XXe siècle). Terme repris comme acronyme en 1914 par la Société Pour l'Aviation et ses Dérivés dirigée par Louis Blériot qui donna ce même acronyme à une série d'avions de chasse réputés[11].
  • Sucer la roue : C'est surveiller et marquer de près un adversaire désigné, en se mettant résolument dans sa roue et sans jamais prendre le moindre relais[1].

T[modifier | modifier le code]

  • Tandem : Épreuve de cyclisme sur piste. Compétition de poursuite par équipes sur deux kilomètres, de deux paires de coureurs associés sur le même cycle.
  • Tape-cul : Se dit d'une route dont le bitume est en mauvais état.
  • Tirer sur la meule : Accélérer vivement l'allure.
  • Tirette : Tricherie consistant à pénaliser un coureur en le tirant.

U[modifier | modifier le code]

V[modifier | modifier le code]

  • Visser : Pédaler de façon énergique[4].
  • Vitesse individuelle : Épreuve de cyclisme sur piste. Épreuve disputée par deux coureurs sur 2 ou 3 tours de piste. Comme toute course, le vainqueur est le premier à passer la ligne, cependant la tactique joue un rôle prépondérant dans ce type d'épreuve.
  • Vitesse par équipes : Épreuve de cyclisme sur piste. Deux équipes de trois coureurs s'affrontent sur trois tours de piste, chaque coureur effectue un tour en tête pour entraîner ses coéquipiers puis s'écarte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Le Jargon du cycliste », sur entente-cycliste-christophorienne.fr (consulté le 27 octobre 2012)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v « Le Jargon Cycliste », sur ilpiccolodiavolo.over-blog.com (consulté le 28 octobre 2012)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Le dictionnaire professionnel du jargon cycliste », sur usrehoncyclo.wifeo.com (consulté le 29 octobre 2012)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Bréviaire de vocabulaire cycliste », sur gibello.com, (consulté le 28 octobre 2012)
  5. Baptiste Blanchet, Jean-Damien Lesay, Le Dico du parler sport, Fetjaine, , p. 25
  6. a, b, c et d « Parlez-vous « cyclisme » ? Petit vocabulaire choisi », sur velodecoursepourleplaisir.com, (consulté le 28 octobre 2012)
  7. « Dopage. L'UCI " étonnée " par la demande du CONI de suspendre les courses. Le cyclisme italien est dans la seringue », sur humanite.fr, (consulté le 14 octobre 2012)
  8. a et b « Le vocabulaire de peloton », sur au-primerose-hotel.fr, (consulté le 28 octobre 2012)
  9. « Mettre le nez à la fenêtre », sur cyclisme-mag.com (consulté le 22 avril 2015)
  10. http://www.ina.fr/video/VDD10007766/saler-la-soupe.fr.html/
  11. http://meisseljj.unblog.fr/tag/petit-lexique-pour-les-nuls/