Glory hole

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Un glory hole (anglicisme signifiant littéralement « trou de la gloire ») est un orifice particulier.

Sexualité et voyeurisme[modifier | modifier le code]

Glory hole dans des toilettes, en Californie.

Dans son acception la plus courante, c'est un trou pratiqué dans un mur ou une cloison dans le but :

Les particularités du glory hole sont qu'il permet de conserver son anonymat et qu'il assure une séparation physique entre les partenaires.

Il constitue la matérialisation poussée à son paroxysme du fantasme du rapport sexuel sans lendemain avec un ou une inconnue.

Dans une optique de sexualité de groupe, une même cloison peut comporter plusieurs glory holes.

Étymologie et traduction[modifier | modifier le code]

L'expression « glory hole » étant un idiotisme, elle est intraduisible.

À l'origine (dès 1845 selon le Shorter Oxford English Dictionary), l'expression anglaise signifiait un « fourre-tout » (cf. :en:Glory hole Page d'aide sur l'homonymie).

Toutefois « glory », qui signifie généralement « gloire », est aussi utilisé dans l'expression argotique « morning glory » pour désigner l'érection du réveil (cf. la chanson d'Oasis). Le glory hole pourrait donc être le « trou de l'érection », le trou dans lequel on insère un pénis en érection.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette pratique, tout comme l'utilisation de cette expression pour la désigner, sont d'abord apparues dans la communauté gay, avant d'être adoptées plus récemment par les hétérosexuels.

Lieux de pratique[modifier | modifier le code]

On trouve ce type de dispositifs dans des établissements réservés aux adultes : sex shops, cinémas, vidéoclubs et librairies spécialisés, clubs échangistes, etc.

Ils sont alors placés sur des cloisons séparant des cabines individuelles (cabines de toilettes, cabines dans lesquelles sont diffusées les vidéos, etc.), ou bien sur des cloisons spécialement prévues à cet effet.

En revanche, les trous que l'on peut trouver sur les cloisons de toilettes publiques ont le plus souvent été percés dans le but d'espionner. On trouve toutefois de tels trous servant à des rapports sexuels, mais ils ne sont pas utilisés au hasard : ils sont réputés comme tels et servent de lieux de rendez-vous.

Risques sanitaires et juridiques[modifier | modifier le code]

Dans la mesure où le partenaire situé de l'autre côté de la cloison, ainsi que son passé sexuel, restent inconnus, le glory hole augmente les risques d'infection par les maladies sexuellement transmissibles, sauf si un préservatif est utilisé.

De plus, les hommes introduisant leur pénis dans un glory hole prennent toutes sortes de risques s'ils ne connaissent pas les motivations des personnes avec l'usage de leur sexe de l'autre côté de la cloison…

En outre, les contours du trou peuvent infliger des abrasions et/ou des lacérations du pénis, particulièrement si la découpe est grossière. Afin d'éviter de tels désagréments, certains établissements proposant des glory holes en ont équipé les bords de surfaces protectrices.

Enfin, si cette pratique est réalisée dans un lieu public (en particulier les toilettes publiques), elle expose ses participants à des poursuites judiciaires, de tels comportements pouvant être considérés comme exhibitionnistes par la loi.

Invitation à la pratique[modifier | modifier le code]

En raison des risques d'agression ou d'arrestation (voir supra), et tout simplement par respect de l'étiquette, peu d'hommes souhaitant introduire leur pénis dans un glory hole le font sans y avoir été préalablement invités par une personne située de l'autre côté.

Un signal courant pour ce faire est de passer un ou plusieurs doigts dans le trou, le plus souvent l'index que l'on replie vers soi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]