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Glenn Miller

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Glenn Miller
Glenn Miller en 1942, dans le magazine américain Billboard.
Biographie
Naissance
Décès
(à 40 ans)
MancheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Alton Glenn MillerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Musicien de jazz, chef d'orchestre, aviateur, arrangeur musical, chef de groupe musical, compositeur, artiste d'enregistrementVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Père
Lewis Elmer Miller (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Mattie Lou Cavender (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Helen Dorothy Burger Miller (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Distinctions
Discographie
Discographie de Glenn Miller (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Glenn Miller, né le à Clarinda, dans l'Iowa, et mort le au-dessus de la Manche, est un tromboniste, compositeur et leader de big band de jazz et de swing américain.

Recordman de vente de disques de 1939 à 1943, avec son « Glenn Miller Army Air Force Band » de l'US Air Force, durant la Seconde Guerre mondiale, il fait partie de la légende internationale emblématique des big band de jazz & swing américains des années 1930 et années 1940, avec ses nombreux tubes dont In the Mood, Chattanooga Choo Choo, (I've Got a Gal In) Kalamazoo, Moonlight Serenade, Tuxedo Junction, American Patrol, A String of Pearls, Perfidia...

Né Alton Glenn Miller, il découvre le trombone à l’âge de 11 ans. Vers 1921, alors qu'il étudie encore au secondaire, il obtient ses premiers contrats professionnels dans un orchestre de dixieland, les « Senter’s Sentapeeds ». Il se produit dans plusieurs orchestres locaux.

Il abandonne ses études en 1924, pour rejoindre la formation de Ben Pollack. À l’époque, joue aussi dans cet orchestre le clarinettiste Benny Goodman. En 1928, Glenn Miller s’installe à New York où il joue pour Pollack, mais aussi pour Loring « Red » Nichols et Paul Ash (en). Il commence aussi à écrire des arrangements pour ces différents orchestres.

Avec son big band, dans le film Tu seras mon mari (1941).

De 1932 à 1933, il dirige le « Smith Ballew Band ». En 1934, il aide les frères Tommy et Jimmy Dorsey à monter leur premier big band, et compose pour eux Annie's Cousin Fannie (en) et Dese Dem Dose (en) en 1935. La même année, il participe au « Ray Noble's American Band », et il monte deux ans plus tard son propre big band. Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous et il doit dissoudre l'orchestre. En 1938, il fait une seconde tentative, cette fois avec succès, en intégrant entre autres à son big band le groupe close harmony Marion Hutton, Tex Beneke et The Modernaires (en).

Le groupe close harmony Marion Hutton, Tex Beneke, et The Modernaires (en), du film Ce que femme veut (1942).

À partir de la même année, l’orchestre anime des établissements de la région de New York et du New Jersey. Il participe à de nombreuses émissions radiophoniques. L'orchestre enregistre des disques et enchaîne les tubes. L'orchestre apparaît même dans son propre rôle dans des films comme Tu seras mon mari (1941) et Ce que femme veut (1942). Le « son Glenn Miller » est immédiatement reconnaissable : la ligne mélodique principale est, la plupart du temps, jouée par la section de saxophones, avec un vibrato prononcé, dans laquelle la clarinette joue la première voix ; cette configuration aurait été utilisée accidentellement à la suite d'une blessure à la lèvre du trompettiste qui devait jouer la première voix de Moonlight Serenade, et cette partition de trompette fut jouée à la clarinette par le saxophoniste baryton.

En uniforme de Major du « Glenn Miller Army Air Force Band » de l'US Air Force, durant la Seconde Guerre mondiale.

Promu au grade de capitaine, il dirige alors le « Glenn Miller Army Air Force Band », un orchestre militaire de jazz et de danse qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », participe à des centaines d'émissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques. En 1944, l'orchestre est basé à Londres. Le de cette année-là, Glenn Miller embarque dans un petit avion Noorduyn Norseman pour un vol Londres-Paris, pour y préparer l'arrivée de son orchestre. Il y a ce jour-là un épais brouillard et l'avion n’arrivera jamais à destination.

Sépulture au cimetière national d'Arlington en Virginie.

Selon certains historiens, l'appareil aurait traversé au-dessus de la Manche, par mégarde, une zone réservée au délestage des bombardiers alliés qui, de retour d'Allemagne, se débarrassaient, avant l'atterrissage, des bombes qu'ils n'avaient pu larguer sur l'ennemi ; le petit avion qui transportait le musicien aurait été touché par un des projectiles, ou déséquilibré par le souffle des explosions[1]. Mais en fait il ne suivait pas cette route. Selon le News Center, university of Colorado, Boulder : le petit avion aurait givré (défaut connu sur ce type de carburateur) et serait devenu incontrôlable, il se serait ensuite abîmé en mer entre l'Angleterre et la France[2].

Postérité de l'orchestre et du musicien

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En 1943, dans le magazine américain Billboard.

La musique de jazz et de swing du big band de Glenn Miller appartient à la légende de l'histoire du jazz et à la mémoire collective, liée au débarquement américain de la Seconde Guerre mondiale, à la libération, ainsi qu'aux big bands américains de l'ère du jazz et du swing des années 1940, avec quelques titres emblématiques tels que In the Mood, Chattanooga Choo Choo, (I've Got a Gal In) Kalamazoo, Moonlight Serenade, Tuxedo Junction, American Patrol, A String of Pearls, Perfidia, Chœur des gitans...

Mémorial du Major Glenn Miller, du Grove Street Cemetery de New Haven (Connecticut).

La vie de Glenn Miller a été portée à l'écran en par Anthony Mann sous le titre français Romance inachevée (The Glenn Miller Story). Le rôle du chef d'orchestre est interprété par l'acteur James Stewart.

L'orchestre de Glenn Miller a continué de se produire après la disparition de son leader. Il a successivement été dirigé par Ray McKinley, Buddy DeFranco, Peanuts Hucko, Buddy Morrow, Jimmy Henderson (en), Al Porcino et Dick Gerhart. Aujourd'hui, quatre formations labellisées se produisent en portant ce nom (une américaine, l'orchestre « officiel », une anglaise (Ray Mc Vay), une allemande (Will Salden) et une scandinave (John Slottenas).

Le personnage de Jack Glenn dans le film Les Uns et les Autres de Claude Lelouch s'inspire en partie de la vie de Glenn Miller[3].

Quelques distinctions

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Enregistrement « At the President's Birthday Ball-Fox Trot », pour l'anniversaire du président des États-Unis Franklin Roosevelt en 1942[4].

Discographie

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Titres no 1

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Titres no 1 aux États-Unis à partir de 1940 :

Quelques titres

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Glenn Miller et son big band dans le film Ce que femme veut (1942)

Filmographie

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Acteur dans son propre rôle
Film biographique

Notes et références

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  1. Roy Nesbit, « La disparition de Glenn Miller », Le Fana de l'Aviation, Clichy (France), Éditions Larivière, no 210,‎ , p. 20-24 (ISSN 0757-4169).
  2. « Unlocked documents reveal true story of what happened to big-band great Glenn Miller », sur colorado.edu, (consulté le ).
  3. http://info-culture.biz
  4. Jimmy Dorsey & His Orchestra "The President's Birthday Ball" (1942) Bob Eberle www.youtube.com

Bibliographie

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  • (en) Bedwell, Stephen F. A Glenn Miller discography and biography. Glenn Miller Appreciation Society, 1956
  • (en) Butcher, Geoffrey. Next to a letter from home : Major Glenn Miller’s wartime band. Mainstream Pub., 1986
  • (en) Flower, John. Moonlight serenade : a bio-discography of the Glenn Miller civilian band. Arlington House, 1972
  • (en) Garrod, Charles. Glenn Miller and his orchestra. Joyce Record Club, 1995.
  • (en) Polic, Edward F.. The Glenn Miller Army Air Force Band : I sustain the wings. Scarecrow Press / Institute of Jazz Studies /Rutgers University, 1989.
  • (en) Simon, George Thomas. Glenn Miller and his orchestra. Da Capo Press, 1980
  • (en) Snow, George. Glenn Miller & the age of swing. Dempsey and Squires, 1976.
  • (en) Tanner, Paul. Every night was New Year’s eve : on the road with Glenn Miller. Cosmo Space, 1992.

Articles connexes

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Liens externes

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