Glenn Gould

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Glenn Gould
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Glenn Gould vers 1980.

Nom de naissance Glenn Herbert Gould
Naissance
Toronto Drapeau du Canada Canada
Décès (à 50 ans)
Toronto Drapeau du Canada Canada
Activité principale Pianiste, compositeur
Activités annexes Claveciniste, organiste, chef d'orchestre et producteur de radio
Années d'activité 19501982
Maîtres Alberto Guerrero, Frederick Silvester
Distinctions honorifiques Médaille du Conseil canadien de la musique (1981)

Répertoire

Glenn Gould, né le à Toronto, au Canada, et mort le dans la même ville, est un pianiste, compositeur, écrivain, homme de radio et réalisateur canadien. Il est surtout célèbre pour ses interprétations pianistiques du répertoire baroque, en particulier pour deux enregistrements des Variations Goldberg de Bach (1955 et 1981). Célèbre pour son style analytique, ainsi qu'une certaine excentricité[1], Glenn Gould abandonne rapidement sa carrière de concertiste en 1964 et ne se produira plus jamais en public afin de se consacrer aux enregistrements en studio et à la production d'émissions de radio pour Radio-Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

photo : Gould et Guerrero
Glenn Gould et Alberto Guerrero vers 1945.
photo : Gould avec son chien
Glenn Gould chez lui, à Toronto, en février 1946, avec Nicky (Sir Nickolson of Garelocheed), son setter anglais et Mozart, sa perruche.

Formation[modifier | modifier le code]

Glenn Herbert Gould est le fils de Russell Herbert Gould, violoniste, et de Florence Grieg (lointaine parente du compositeur norvégien Edward Grieg), pianiste. Il apprend le piano avec sa mère jusqu'à l'âge de dix ans avant de rejoindre le Conservatoire royal de musique de Toronto afin d'étudier le piano auprès d'Alberto Guerrero (1943–52)[2], l'orgue auprès de Frederick Silvester (1942–49)[2] et la théorie musicale auprès de Leo Smith (1940–47)[2]. Il effectue sa première apparition publique avec orchestre en 1946 et son premier récital professionnel l'année suivante[2], enchaînant avec des apparitions à la radio (1950), la télévision (1952) et son premier enregistrement commercial en 1953[2]. Pendant cette période, il compose dans un style alternant entre le dernier romantisme et le dodécaphonisme de Schoenberg[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En janvier 1955, il donne ses premiers concerts à Washington (Musée d'art moderne) et New York dans des programmes originaux comprenant Gibbons, Sweelinck, Bach, le dernier Beethoven (Hammerklavier), Berg (Sonate) et Webern (Variations, op. 27)[2]. Il est immédiatement marqué par son jeu très personnel et ses choix de programmation, comme un iconoclaste[2] ou en français comme « excentrique ».

Alexander Schneider, membre du Quatuor de Budapest, rencontre David Oppenheim, patron de Columbia Masterworks. Celui-ci, après avoir écouté un enregistrement de Dinu Lipatti, s'exclame : « Pourquoi ne pouvons-nous pas en avoir un autre comme ça ? ». Schneider qui avait entendu Gould à Washington, répond : il y en a un, « une personne de Toronto, nommé Glenn Gould, qui est hélas un peu fou, mais il a un effet hypnotique remarquable au piano »[3]. Il signe un contrat avec la firme CBS. Il a vingt-deux ans. Son premier disque des Variations Goldberg de juin 1955 dans les studios CBS de New York, publié en janvier 1956 et acclamé tant par la critique que le public, lui apporte la renommée internationale[4]. Karajan le réclame pour Berlin et Salzbourg et même Khrouchtchev veut l'entendre à Moscou[5]. Cette interprétation d'une vélocité et d'une clarté de voix hors du commun et hors des modes de l'époque, contribue notablement à son succès. Resté une référence absolue, cet enregistrement fait toujours partie des meilleures ventes du catalogue CBS/Sony. Suivent vingt-cinq ans de collaboration fidèle entre Gould et le label discographique, même après sa décision de ne plus se produire en public.

De 1955 à 1964, il donne de nombreux concerts, essentiellement sur le continent nord-américain, avec les plus célèbres chefs et interprètes (Dimitri Mitropoulos, Leonard Bernstein, Yehudi Menuhin, entre autres). Lors de trois tournées entre 1957 et 1959, il se produit en récitals dans les grandes capitales en URSS, en Israël et en Europe de l'Ouest, notamment à Londres[2], à Stockholm, à Berlin sous la direction d'Herbert von Karajan et à Salzbourg avec Mitropoulos[6] (et l'Orchestre du Concertebouw d'Amsterdam).

Après un dernier récital à Chicago, le 28 mars[7], le , à l'âge de 32 ans, Glenn Gould quitte définitivement la scène pour se consacrer exclusivement aux médias électroniques : enregistrements en studio, réalisation d'émissions de radio et de télévision[2]. Se succèdent, outre ses disques pour CBS, sept documentaires pour la CBC ou d'autres productions. Notamment les Chemins de la musique (1974, pour la télévision française avec le documentariste Bruno Monsaingeon et qui sera renommé ultérieurement Glenn Gould, l'alchimiste[8]), une série de trois films intitulés Glenn Gould Plays Bach (1979–81). Dès 1966, Gould publie un article dans Hight Fidelity Magazine, « L'enregistrement et ses perspectives » pour s'en expliquer[9].

C'est lors de la diffusion de 1974 des Chemins de la musique, en début de soirée sur les trois chaînes de télévision en grève, qu'en France, Gould se fait admettre au rang qu'il lui revient : « un des génies de l'interprétation moderne[10] »

En , il entame une nouvelle carrière de direction d'orchestre, en enregistrant le Siegfried Idyll de Richard Wagner. En septembre, paraît la nouvelle version de ses Variations Goldberg.

Derniers jours[modifier | modifier le code]

photo : Gould sur son banc (bronze)
Statue de Glenn Gould devant le building CBC à Toronto.

Le , après avoir ressenti de forts maux de tête, Glenn Gould est victime d'un accident vasculaire cérébral[11],[12], qui paralyse le côté gauche de son corps. Il est hospitalisé à l'hôpital général de Toronto où son état se détériore rapidement. Le , alors que les preuves cliniques attestent que Gould est cérébralement mort, son père demande que l'on débranche les appareils le maintenant artificiellement en vie[réf. souhaitée]. Glenn Gould repose aux côtés de ses parents au cimetière Mount Pleasant de Toronto[13],[14]. Les premières mesures des Variations Goldberg sont gravées sur la pierre tombale[15]. Selon la Fondation Glenn Gould[réf. souhaitée], le personnel du cimetière est souvent sollicité par ses admirateurs afin de localiser sa tombe.

Style et répertoire[modifier | modifier le code]

photo : chaise de G. Gould
Une réplique de la chaise, avec des pieds à hauteur variable, qui accompagna Gould toute sa vie durant.

Glenn Gould a peu joué les romantiques – jugés trop hédonistes[16] – et la musique impressionniste, pour se concentrer essentiellement sur la musique baroque, classique, le dernier romantisme et la musique austro-allemande du début du XXe siècle, avec quelques remarquables incursions dans la musique des virginalistes anglais et la musique canadienne contemporaine[2]. Si Glenn Gould aimait peu Chopin, ainsi que les dernières œuvres de Mozart (« Mort trop tard », selon lui), il admirait en revanche la chanteuse britannique Petula Clark, à laquelle il consacra un article élogieux en 1964[17]. Ces options sont liées à sa conception musicale dont il considère que l'essence se trouve dans le contrepoint[16].

Il acquiert sa réputation internationale grâce aux interprétations très originales des œuvres de Bach. Son jeu pratiquement dépourvu de legato, presque sans pédale, aux réglages millimétrés de son piano fétiche, tendu à l'extrême pour gagner encore en rapidité sont sa propre marque. Gould a particulièrement excellé dans l'interprétation des Variations Goldberg dont il a su mettre en valeur la dynamique, la vivacité, la profondeur de l'articulation logique des thèmes, qui fut à l'origine de sa renommée internationale et dont le toucher était si différent qu'il en était immédiatement reconnaissable entre tous (hormis son chantonnement célèbre), et également beaucoup critiqué par certains. À cela s'ajoutaient une personnalité et une excentricité peu ordinaires. Le tout éclipsant, auprès du grand public, l'influence qu'a eu Rosalyn Tureck de 18 ans son aînée[18],[19],[20],[21],[22].

Marc Vignal[23] résume d'un trait l'homme : « Son très grand talent n’a d'égal que son caractère excentrique, qui se manifeste aussi bien dans son comportement personnel que dans ses interprétations. » Notamment, au concert ou au disque, il chantonnait souvent en jouant, ce qui est perceptible sur certains enregistrements, comme dans son interprétation du Clavier bien tempéré ou des Variations Goldberg et particulièrement dans les films de Monsaingeon où il accompagne son chant de gestes de direction, d'un orchestre imaginaire outre son contre-chant vocal. Cela créait des difficultés pour les ingénieurs du son. Sa position au piano était très particulière : il se penchait très en avant vers son clavier, le visage au niveau des touches[24]. Cela tenait à l'utilisation d'une seule et unique chaise pliante dont il avait scié les pieds et qui était ainsi bien plus basse qu'une banquette de piano. Cette chaise l'accompagnera sa vie durant. Même lorsque celle-ci fut dans un état de délabrement total, il l'emporta partout où il devait jouer. Devenus les symboles de Glenn Gould, la chaise et le piano Steinway CD318 sont conservés et exposés de manière permanente depuis juin 2012 au Centre national des Arts d'Ottawa[25].

Dans ses comportement extra-musicaux on note que, quelle que fût la température, il portait toujours de nombreuses couches de vêtements et, très souvent, des couvre-chefs et des gants.

Théorie sur son comportement atypique[modifier | modifier le code]

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Selon l'étude du psychiatre américain Peter Ostwald[26] reprise par S. Timothy Maloney, directeur de la division de la musique de la Bibliothèque nationale du Canada[27], Glenn Gould aurait été sujet d'une forme de Trouble envahissant du développement dénommé le syndrome d'Asperger[28],[29]. Plusieurs points étayeraient cette thèse :

  • La disproportion des sens : hypersensibilité de l'ouïe, de la vue et du toucher doublée d'une insensibilité du goût et de l'odorat.
  • Routines vestimentaire, alimentaire et répétition de codes, de rituels tout au long de sa vie. Il regardait quarante fois le même film ou écoutait une suite de musiques pendant des mois. Par exemple, il trempait toujours ses bras dans l'eau très chaude avant un concert, et refusait l'idée même de se séparer de sa chaise pliante sciée. Il mangeait le même repas (œuf brouillé, pain grillé, salade et biscuit) chaque jour.
  • Comportement social très difficile, et refus de l'interaction humaine au point de préférer la compagnie des animaux.
  • Attitude physique et répétition de geste, typique de ce comportement.
  • Manque de discernement (on a parlé à son sujet de manque de courtoisie), doublé d'une incroyable faculté mémorielle.

S. Timothy Maloney écrit : « Glenn Gould mérite notre profonde sympathie pour s'être si bien débrouillé, ainsi que notre profonde admiration pour avoir développé et mis en œuvre, face à l'incompréhension et à l'opprobre générales, tant de techniques pour s'en sortir sans l'intervention ni le soutien d'autrui. Indépendamment de ses réalisations professionnelles exceptionnelles, ses réalisations personnelles représentent un véritable triomphe de l'esprit. »

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

photo : entrée du studio CBC
L'entrée du studio Glenn Gould, dans les bâtiments de la CBC.

En 1981, Gould reçoit la Médaille du Conseil canadien de la musique.

Le Voyager Golden Record, embarqué à bord des deux sondes spatiales lancées en 1977 au cours du Programme Voyager, contient un enregistrement de J. S. Bach interprété par Glenn Gould : le Prélude et fugue en do, du Clavier bien tempéré (Livre 2) [30].

Depuis sa disparition, la fascination durable[16] pour la figure de Glenn Gould a inspiré de nombreuses entreprises, hommages ou publications littéraires et commerciales. Il existe la Fondation Glenn Gould, créé en 1983 à Toronto[31].

Les archives Glenn Gould sont déposées à la Bibliothèque nationale du Canada, à Ottawa.

Gidon Kremer et sa Kremerata Baltica a consacré un disque intitulé The art of instrumentation - Homage To Glenn Gould chez Nonesuch[32], comportant plusieurs arrangements d'œuvres de Bach, de divers compositeurs.

L'astéroïde (29565) Glenngould a été nommé en son honneur.

Prix Glenn Gould[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Prix Glenn Gould et Fondation Glenn Gould.

Un prix Glenn Gould est décerné tous les deux ans pour des œuvres liées à la musique et la communication, par la Fondation Glenn Gould.

Legs[modifier | modifier le code]

Compositions[modifier | modifier le code]

signature
Signature de Glenn Gould.

Les compositions de Gould sont méconnues. Citons sa plaisante fugue pour chœur à quatre voix mixtes, intitulée So You Want to Write a Fugue ? où le musicien explique avec humour et démonstration à l'appui, comment écrire une fugue. Glenn Gould est également l'auteur d'un Quatuor à cordes (opus 1), inspiré par la musique d'Arnold Schoenberg.

À partir de 1995, une édition complète des œuvres est réalisée par Schott. Les œuvres de jeunesses ont été publiées en fac-similé.

  • Sonate pour basson et piano (1949)
  • Sonate pour piano (1951 inachevée)
  • Quatuor à cordes op. 1 (1956)
  • Lieberson Madrigal pour voix et piano.
  • Cinq petites pièces pour piano
  • So You Want to Write a Fugue ? (1963)

Gould a aussi réalisé des cadences et transcriptions :

  • Cadences pour le concerto en ut majeur de Beethoven (éd. Barger and Barclay 1958)
  • Wagner, Siegfried Idyll (éd. Schott 2003)

Et trois musiques pour films pour la télévision (producteur : Richard Nielsen ; production : Norflicks) :

  • Slaughterhouse-Five
  • The Terminal Man
  • The Wars

Discographie[modifier | modifier le code]

La discographie entière de G. Gould est publiée par Sony Music. Quelques disques se trouvent sur disques de la Canadian Broadcasting Corporation (CBC Records), notamment les émissions documentaires radiophoniques intitulées Solitude Trilogy en trois disques[33]. Des bandes de concerts, de récitals et de programmes radiophoniques ou télévisés ont été par le passé éditées chez diverses maisons (Music & Arts et Nuova Era notamment), mais les plus importantes sont rééditées depuis chez Sony, par exemple le troisième concerto de Beethoven avec Karajan, enregistré à Berlin le [34]. Les récitals de Stockolm de 1958 ont été publiés par le label BIS[35]. Figure aussi sur le disque déjà cité Glenn Gould, The secret live tapes un cinquième concerto de Beethoven avec Joseph Krips en 1960. Gould a confié sa grande admiration pour le chef et le considérait comme le plus grand mozartien qu'il ait entendu. Divers coffrets de l'intégrale chez Sony ont été accompagnés d'archives, notamment des commentaires avec Tim Page sur les Variations Goldberg.

Au piano[modifier | modifier le code]

Johann Sebastian Bach 
Carl Philipp Emanuel Bach 
  • Sonate en la mineur Württemberg no 1 (H30)
Ludwig van Beethoven 
Alban Berg 
Georges Bizet 
  • Nocturne en fa
  • Variations chromatiques
Johannes Brahms 
William Byrd 
  • Pièces diverses
Frédéric Chopin 
Dmitri Chostakovitch 
François Couperin 
Claude Debussy 
Orlando Gibbons 
  • Lord of Salisbury pavan and galliard
  • Fantaisie en ut majeur
  • Allemande (Italian Ground)
Edvard Grieg 
Joseph Haydn 
  • Les six dernières sonates (Hob. 56, 58, 59, 60, 61, 62)
Paul Hindemith 
Ernst Křenek 
  • Sonate no 3
Felix Mendelssohn 
Wolfgang Amadeus Mozart 
Francis Poulenc 
  • Aubade, concerto chorégraphique
Sergueï Prokofiev
Maurice Ravel 
  • La Valse (dans une transcription pour piano qu'il a réalisée)
Domenico Scarlatti 
Arnold Schönberg 
Robert Schumann 
  • Quatuor avec piano op. 47 (avec le quatuor Julliard)
Alexandre Scriabine 
Jean Sibelius 
  • Sonatines
  • Suite Kyllikki
Richard Strauss 
Jan Pieterszoon Sweelinck 
  • Fantaisie en ré
Richard Wagner 
Anton Webern 

À l'orgue[modifier | modifier le code]

Johann Sebastian Bach 
  • L'Art de la fugue (contrepoints I, II, IV, IX, XI, XIII et XIV)
  • Fugue pour orgue « Sainte Anne » BWV 552

Au clavecin[modifier | modifier le code]

Johann Sebastian Bach 
  • Clavier bien tempéré, Prélude et fugue BWV 878 et 883 (clavecin Wittmayer)
Georg Friedrich Haendel 
  • Suites pour clavecin nos 1 à 4 HW 426 à 429 (clavecin Wittmayer)

Chef d'orchestre[modifier | modifier le code]

Arnold Schönberg 
Richard Wagner 
  • Siegfried-Idyll, Gould dirigeant 13 musiciens de l'orchestre symphonique de Toronto

Documentaires radiophoniques[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Glenn Gould en matière de documentaires radiophoniques est moins connue que sa discographie. Ce travail fut en partie le résultat de sa longue collaboration avec la Société Radio-Canada, pour laquelle il produisit de nombreux programmes de télévision et de radio. On peut retenir de ses travaux sa Solitude Trilogy, comprenant The Idea of North, une méditation sur le Canada du Nord et de ses habitants ; The Latecomers, qui aborde le sujet de l'émigration à Terre-Neuve; et The Quiet in the Land, sur les Mennonites du Manitoba. Ces trois documentaires utilisent une technique désignée comme « radio contrapuntique » par Glenn Gould, dans laquelle plusieurs personnes parlent en même temps. Selon son coproducteur, Lorne Tulk, il fut le premier à faire usage de cette technique lorsqu'il s'aperçut qu'il avait quatorze minutes d'enregistrement supplémentaires pour son documentaire radiophonique The Idea of North. Cette technique, combinée à son sens aigu de l'accompagnement musical, des sons captés, et des voix des personnes interviewées, ont fait de ce travail radiophonique une œuvre plébiscitée par la critique.

  • Arnold Schoenberg, the Man Who Changed Music (1962)
  • Conference at Port Chillkoot (1965)
  • Dialogues on the Prospects of Recording (1965)
  • Glenn Gould’s Toronto (1979)
  • New Faces, Old Forms : Music from 1920 to 1930 (1975)
  • Pablo Casals : A Portrait for Radio (1973)
  • Recording of the Decade ... Is Bach Played On, of All Things, A Moog Synthesizer? (1968)
  • Richard Strauss : The Bourgeois Hero (1979)
  • Schoenberg in America (1962)
  • Schoenberg Series (1974)
  • Schoenberg, The First Hundred Years – A Documentary Fantasy (1974)
  • Stokowski : A Portrait for Radio (1971)
  • The Age of Ecstasy : Music from 1900 to 1910 (1974)
  • The Art of Glenn Gould (1969) — Série de 30 émissions
  • The Artist as Artisan : Music from 1930 to 1940 (1977)
  • The Festival at Tuk
  • The Flight from Order : Music from 1910 to 1920 (1975)
  • The Psychology of Improvisation (1966)
  • The Scene (1972)
  • The Search for Petula Clark
  • The Solitude Trilogy :
    • The Idea of North (1967)
    • The Latecomers (1969)
    • The Quiet in the Land (1977)
  • The Well-Tempered Listener (1970)
  • Variations on Glenn Gould (1969)

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Écrits et entretiens[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études 
  • Geoffrey Payzant (trad. Laurence Minard et Th. Shipiatchev), Glenn Gould : un homme du futur, Paris, Fayard,‎ 1984, 318 p. (ISBN 2-213-01382-9, OCLC 16064584, notice BnF no FRBNF34747611)
  • Ghyslaine Guertin, Glenn Gould pluriel, Québec, Louise Courteau, 1988. Nouvelle édition augmentée, Québec, Momentum, 2007.
  • (en) Geoffrey Payzant, Glenn Gould : Music and Mind, Toronto, Key Porter,‎ 1992 (1re éd. 1978), 192 p. (ISBN 1550134396, OCLC 33010879)
  • Michel Schneider, Glenn Gould piano solo : aria et trente variations – Nouvelle édition augmentée, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Folio » (no 2549),‎ 1994, 275 p. (ISBN 2-07-038841-7, OCLC 31517052, notice BnF no FRBNF35627178)
  • (en) Kevin Bazzana, Wondrous strange : the life and art of Glenn Gould, New York, Oxford University Press,‎ 2004, 528 p. (ISBN 0195174402, OCLC 54687539)
  • Kevin Bazzana, Glenn Gould, le dernier puritain, Paris, Buchet-Chastel, 2005.
  • André Hirt et Philippe Choulet, L'Idiot musical : Glenn Gould contrepoint et existence, Paris, Kimé, 2006.
  • (de) Attila Csampai, Glenn Gould, Photogeaphische Suiten, Schirmer/Mosel, 1995 (ISBN 978-3-88814-736-4)
  • Glenn Gould, une vie en images, Paris, Flammarion, 2002, coll. "Fiction étrangère".
  • (en) Peter Ostwald, The Ecstasy and Tragedy of Genius, W. W. Norton & Company, 1998, (ISBN 978-0-393-31847-0)
  • (it) Matteo Pagliari, Invenzione a due voci. Una conversazione con Glenn Gould, Albisani Editore, 2012, (ISBN 978-88-95803-16-6)
  • (en) Juha Markus Mantere, The Gould Variations : Technology, Philosophy and Criticism in Glenn Gould’s Musical Thought and Practice, Francfort/New York, Peter Lang, coll. « Europäische Hochschulschriften/Musicology Series XXXVI » (no 266),‎ 2012, 277 p. (ISBN 3653017157, OCLC 816351532)
  • Laure Limongi, Soliste, Paris, Inculte, 2013.
  • Maxence Caron, Portrait de l'artiste en Glenn Gould, Paris, Pierre-Guillaume de Roux, 2014.
Articles et chapitres 
Roman, BD 
  • Thomas Bernhard (trad. Bernard Kreiss), Le Naufragé, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier »,‎ 1983, 173 p. (ISBN 2070704181, OCLC 16184101)
    Autofiction rendant un hommage à Glenn Gould, bien qu'il soit difficile de savoir qui prédomine dans le livre, l'auteur ou Gould.
  • Sandrine Revel, Glenn Gould, une vie à contretemps, Paris, Dargaud, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Glenn Gould sur le site de Radio Canada.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Grove 2001
  3. Lebrecht 2007, p. 88
  4. Dès la première année, il s'en vend 40 000 exemplaires Lebrecht 2007, p. 89
  5. Lebrecht 2007, p. 89
  6. Glenn Gould, the secret tapes, Sony 88637808092 (2010) (OCLC 706932336)
  7. Gould 1983, p. 54
  8. Lors de la parution chez EMI/collection classic archive.
  9. Gould 1983, p. 54–99
  10. Piotr Kaminski, dans une critique des presque 39 minutes de l'enregistrement des Variations Goldberg de 1955, Répertoire no 11.
  11. (en) Michael Clarkson, The Secret Life of Glenn Gould : A Genius in Love, Toronto, ECW Press,‎ 2010, 292 p. (ISBN 1554909198, OCLC 650090561, lire en ligne), « Death », p. 239.
  12. (en) Retirement Plans and Death sur thecanadianencyclopedia.ca
  13. Ligne 38, rangée 1088, terrain 1050 : (en) Faq Glenn Gould : Where is Glenn Gould buried?
  14. (en) Glenn Gould : findagrave.com
  15. Photographies de la tombe de Glenn Gould
  16. a, b et c Vignal 2005, p. 424
  17. Gould 1983, p. 437–447
  18. (en) Katie Hafner, A Romance on Three Legs: Glenn Gould's Obsessive Quest for the Perfect Piano, New York, Bloomsburg,‎ 2008, 259 p. (ISBN 1596915242, OCLC 183879474, lire en ligne), p. 18 et 24.
  19. (en) Jonathan Cott, Conversations with Glenn Gould, Boston, Little, Brown,‎ 1984, 159 p. (ISBN 0316157775, OCLC 10823452), p. 62–65.
  20. (en) Kevin Bazzana, Glenn Gould : the performer in the work : a study in performance practice, Oxford University Press,‎ 1997, 297 p. (ISBN 0198166567, OCLC 36630059), p. 21.
  21. (en) « Reference Influence On Glenn Gould », Sonyclassical.com (consulté le 15 novembre 2012)
  22. (en) « On Tureck's Influence On Gould », Connectedglobe.com,‎ (consulté le 15 novembre 2012)
  23. Larousse de la musique édition 1982, p. 672.
  24. Cet caricature est évoquée dans les entretiens avec Cott : « La caricature que l'on fait de mon jeu, celle d'un pianiste dont le nez colle au clavier ne concerne qu'un répertoire précisément délimité. Dans cette position n'essayez pas de jouer Scriabine, c'est tout simplement exclus pour une raison très simple : si vous voulez faire de grands écarts, vous avez besoin de bien plu de force que ne vous en laisse cette position rapprochée. Mais pour Bach vous pouvez le faire, vous devez même le faire, parce que c'est un moyen de raffiner le son et de le délivrer de sa composante pianistique. »
  25. Le piano fétiche CD 318 de Glenn Gould élit domicile permanent au Centre national des Arts communiqué de presse du 23 juin 2012 du Centre national des Arts d'Ottawa.
  26. Psychiatre américain, fondateur et directeur du Programme de santé pour les artistes de la scène à l'université de Californie à San Francisco, auteur de trois « psychobiographies » qui explorent les fils ténus entre génie et folie (Robert Schumann, Vaclav Nijinski et Glenn Gould). Glenn Gould. Extase et tragédie d'un génie, Peter F. Ostwald, Actes Sud, 2003 pages ???[précision nécessaire]
  27. (en) Timothy Maloney, « Glenn Gould, Autistic Savant : Theorizing Disability in Music », dans Neil Lerner & Joseph Straus (éds.), Sounding Off, New York, Routledge,‎ 2006, 295 p. (ISBN 0203961420, OCLC 85770569, lire en ligne), chap. 9, p. 121–135.
  28. (en) Ioan Mackenzie James, Asperger's Syndrome and High Achievement : Some Very Remarkable People, Londres/Philadelphie, Jessica Kingsley,‎ 2006, 224 p. (ISBN 1846424526, OCLC 567896279, lire en ligne), « Glenn Gould (1932–1982) », p. 195 sqq
  29. (en) Lawrence Osborne, American Normal : The Hidden World of Asperger Syndrome, New York, Copernicus,‎ 2002, 224 p. (ISBN 0387218076, OCLC 56103391, lire en ligne), p. 115 et passim
  30. (en) Voyager Golden Record (Contenu du disque doré de Voyager)
  31. glenngould.ca
  32. Enregistré les 17–29 février 2011 (Nonesuch 528982).
  33. CBC Records PSCD 2003-3 (1992)
  34. Sony 88697287822 (2008) avec une cinquième de Sibelius en complément.
  35. Mozart (Concerto no 24) 30 septembre ; Haydn (Sonate no 49 1er octobre ; Beethoven (Concerto no 2 avec Georg Ludwig Jochum), 5 octobre ; Beethoven (Sonate no 31/Berg (Sonate) 6 octobre 1958. 2CD BIS CD 323/324 (1986).
  36. L'informatique recrée le jeune Glenn Gould, par Alain Lompech dans Le Monde du 16 août 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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