Gleeden

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Logo de Gleeden

Slogan « Le premier site de rencontres extra-conjugales pensé par des femmes »
Commercial Oui
Publicité Oui
Langue Multilingue
Inscription Obligatoire
Lancement
État actuel En activité

Gleeden est un site spécialisé dans les rencontres adultères lancé le 1er décembre 2009 en France. Le site de rencontre a été créé par deux Français. Le nom Gleeden est composé de glee (bien-être, euphorie) et de Éden (paradis terrestre).

Historique[modifier | modifier le code]

Ce service de rencontre sur Internet, lancé officiellement le 1er décembre 2009 en France, a été le premier site créé pour les personnes mariées ou vivant en couple et souhaitant tromper leur conjoint en France et en Europe. Le concept est fondé sur le postulat suivant : auparavant, 8 % des personnes inscrites sur les sites de rencontres classiques se déclaraient célibataires tout en étant mariées ou en couple. Gleeden permet désormais aux personnes souhaitant tromper leur conjoint d'afficher leur statut d'homme ou de femme marié.

Communauté[modifier | modifier le code]

Gleeden s'adresse aux hommes et aux femmes mariés principalement, mais le site accueille également des célibataires [réf. nécessaire].

Depuis le mois de mai 2016, Gleeden rassemble une communauté de plus de 3 millions de membres dans le monde et se revendique leader de son marché en Europe et en France avec plus d’1,3 million d’inscrits en France [1].

Inscription et paiement[modifier | modifier le code]

L'inscription sur Gleeden est gratuite. Le site est gratuit pour les femmes et les hommes achètent des « crédits » pour entrer en contact avec celles-ci. En pratique, pour des utilisateurs actifs, le site se présente comme l'un des plus chers sites de rencontres actuellement sur le web (99,99 euros pour 400 crédits, 39,99 euros pour 100 crédits ou 14,99 euros pour 25 crédits).

Contrairement aux autres services de rencontre sur Internet, les membres consomment leurs crédits à leur rythme sans pression d'abonnement, de limitation de durée ou d'échéance. Toutefois les crédits partent vite si des communications ont lieu. Par exemple, l'envoi d'un premier message est « facturé » trois points, même s'il n'obtient pas de réponse.

Les membres entrent en contact via le chat ou la messagerie privée. Le site propose d'offrir des « cadeaux virtuels » pour séduire les autres membres ou une catégorie « Sexy » figure comprenant des cadeaux plus sensuels[Quoi ?].

Initiatives[modifier | modifier le code]

Dès son lancement, Gleeden se fait remarquer par ses campagnes de communication notamment dans le métro parisien[2].

Afin d’ouvrir le dialogue sur le sujet de l’infidélité, Gleeden s’entoure d’un cercle d’experts[3] d’horizons divers tels que la philosophe et écrivaine Éliette Abécassis, la sexperte Maïa Mazaurette ou encore la sexologue Dr Juliette Buffat, co-fondatrice de l’Institut Suisse de Sexologie Clinique.

En 2014, Gleeden conclut un partenariat avec Pierre des Esseintes et les éditions La businienne pour le livre Osez l'infidélité.

En février 2015, Gleeden fait une opération de communication remarquée au Salon du Mariage en louant un stand fictif et en révélant au dernier moment sa véritable identité[4],[5].

Gleeden est également à l’initiative d'une Journée de l’infidélité, et ouvre temporairement en avril 2016 la première boutique de l’infidélité à Paris dans le quartier des Halles[6].

Critiques[modifier | modifier le code]

Le site est accusé de faire la promotion de l'adultère. Les critiques sont liées à l'essence même du site, la rencontre extra-conjugale, qui serait, selon l'Union des familles en Europe, la principale cause de divorce en France[7]. Le fait de proposer des rencontres aux femmes et hommes mariés a notamment été critiqué par des blogueurs protestants et des militants du Bloc identitaire[8]. Selon l'écrivain Matthieu Mégevand, le site est le reflet d'une « société aux valeurs très volatiles »[9].

Le 26 décembre 2013, le Jury de déontologie publicitaire, organe de l'ARPP, a statué sur la non-recevabilité des plaintes à l'encontre des publicités pour Gleeden[10]. Le site poursuit depuis ses actions marketing à partir d'un storytelling calibré, que certains jugent fondé sur des éléments mensongers[11] liés à la paternité de l'invention de ce marché par Gleeden (ou par Ashley Madison selon le Canadien) et à la véracité des chiffres de fréquentation[12].

Le 18 février 2015, les Associations familiales catholiques (AFC) ont fait savoir qu’elles assignaient devant le tribunal de grande instance de Paris la société américaine Black Divine, éditrice du site Gleeden [13],[14]. Les AFC ont décidé d’attaquer en faisant valoir que la fidélité est une obligation que se doivent les époux dans le mariage, en vertu de l’article 212 du code civil : "Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 3 millions d’infidèles fidèles à Gleeden ! », sur pressroom.gleeden.com, (consulté le 27 septembre 2016) : « Gleeden, le leader de la rencontre extra-conjugale vient d’accueillir son 3 millionième membre. Retour sur cette succès story internationale qui a débuté en France il y a seulement quelques années ! »
  2. Eléonore Quesnel, « Les Inrocks - Gleeden: la campagne "pro-adultère" qui choque », sur Les Inrocks, (consulté le 21 octobre 2016)
  3. « Le Cercle d'Experts », sur Espace Presse Gleeden
  4. BFMTV, « La provoc du site d'adultère Gleeden au salon du mariage », sur www.bfmtv.com (consulté le 21 octobre 2016)
  5. « Gleeden trompe le Salon du Mariage », sur L'ADN,
  6. « La première boutique de l’Infidélité ouvre à Paris », sur http://golem13.fr/,
  7. « Le divorce affecte durablement les enfants », sur lexpress.fr, (consulté le 12 mars 2015) : « D'après l'étude [de l'Union des familles en Europe], l'infidélité apparaît comme la première cause de divorce (52%), conjuguée le plus souvent à un manque de communication (50%). »
  8. « Gleeden : la campagne « pro-adultère » qui choque », sur lesinrocks.com, .
  9. « L'adultère banalisé par le site de rencontres Gleeden », sur lemondedesreligions.fr, .
  10. « Gleeden », sur jdp-pub.org, .
  11. Sites de rencontres, le mensonge pour fonds de commerce ? Marketing-Professionnel, 2 mai 2012, Serge-Henri Saint-Michel
  12. Gleeden, combien de membres ? Marketing-Professionnel.fr, 12 avril 2012, Serge-Henri Saint-Michel
  13. « Les AFC attaquent en justice le site de rencontres extra-conjugales Gleeden », sur lavie.fr, .
  14. « Le site de rencontres extraconjugales Gleeden attaqué en justice par des associations catholiques », sur [ https://www.francetvinfo.fr/ francetvinfo.fr],

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]