Glanges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Glanges
Glanges
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Intercommunalité Communauté de communes Briance Sud Haute-Vienne
Maire
Mandat
Émilie Gillet
2020-2026
Code postal 87380
Code commune 87072
Démographie
Population
municipale
510 hab. (2018 en diminution de 1,16 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 16″ nord, 1° 27′ 14″ est
Altitude Min. 290 m
Max. 456 m
Superficie 22,85 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Limoges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Eymoutiers
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Glanges
Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne
Voir sur la carte topographique de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Glanges
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Glanges
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Glanges

Glanges (Glanjas en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Située à 25 km au sud de Limoges et à 5 km de l'axe A20 Brive-Limoges, Glanges est une petite commune d'environ 500 habitants répartis sur 2 300 ha et 32 hameaux situés à une altitude moyenne de 445 m.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Glanges en Haute-Vienne.

La commune de Glanges a une superficie de 22,9 km2. La plus grande ville la plus proche est Limoges, qui est située à 20 km au nord-ouest.

Glanges est traversée par la rivière la Briance.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 136 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Germain Bell », sur la commune de Saint-Germain-les-Belles, mise en service en 1997[8] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,3 °C et la hauteur de précipitations de 1 138,3 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Limoges-Bellegarde », sur la commune de Limoges, mise en service en 1973 et à 25 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[12] à 11,4 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,8 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Glanges est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 127 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (77,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,6 %), forêts (21,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,8 %), terres arables (1,2 %), zones urbanisées (1,1 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2020 Pierre Carpe[22] PS  
mars 2020 En cours Émilie Gillet    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2018, la commune comptait 510 habitants[Note 7], en diminution de 1,16 % par rapport à 2013 (Haute-Vienne : −0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1941 2821 2481 2121 1731 2301 3201 3141 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2161 2001 1401 1491 1361 1411 1561 1321 140
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1511 1711 109962928907854841751
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
654573489440426424491501510
2013 2018 - - - - - - -
516510-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église des XIe et XIIe siècles présente des vestiges médiévaux sculptés, notamment un grand nombre de pierres tombales au sol et ses modillons près des toits. L’église abrite de vénérables reliques de Saint Étienne de Muret, ermite à l’origine de l’ordre de Grandmont et de deux compagnes de Sainte Ursule, provenant justement de l'Abbaye de Grandmont. Une église du XIXe siècle avec de nombreuses manifestations religieuses, accueillant la salle polyvalente mise à la disposition des habitants pour tenir des événements festifs.

Sur la place de l’église, la bascule de Glanges qui permettait de déterminer le poids des animaux des exploitants agricoles tels que des porcs, vaches ou tout autre objet (charrettes, sacs de blé, le foin en boule, la ferraille) pour ensuite les vendre à un prix en fonction de leur masse

En face de la bascule, la maison Montentin, souvent appelée « Mirabeau », a été rénovée par la municipalité. Construite probablement au XVIe siècle, cette maison a peut-être abrité des responsables de l’exploitation des mines de plomb de Ciboeuf et de Javaudoux, au service du marquis de Mirabeau qui en avait la concession. Le rez-de-chaussée est utilisé par la garderie scolaire, l’agence postale communale et la bibliothèque, qui est en réseau avec la médiathèque intercommunale « du Père Castor ».

Devant la maison Montentin, se trouve une énorme pierre en serpentine taillée, qui, avant de devenir support de croix, avait place dans un centre gallo-romain.

Dans les villages, on trouve des puits rénovés, ainsi qu’aux carrefours des routes de nombreuses croix, toutes différentes les unes des autres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sur Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 24 juillet 2021)
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 24 juillet 2021)
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 24 juillet 2021)
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le 24 juillet 2021)
  8. « Station Météo-France Saint-Germain Bell - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 24 juillet 2021)
  9. « Orthodromie entre Glanges et Saint-Germain-les-Belles », sur fr.distance.to (consulté le 24 juillet 2021).
  10. « Station Météo-France Saint-Germain Bell - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 24 juillet 2021).
  11. « Orthodromie entre Glanges et Limoges », sur fr.distance.to (consulté le 24 juillet 2021).
  12. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 24 juillet 2021)
  13. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 24 juillet 2021)
  14. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 24 juillet 2021)
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  18. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Limoges », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 avril 2021)
  21. « Les maires de la commune » (consulté le 8 avril 2011).
  22. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.