Giuliano Pisapia

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Giuliano Pisapia
Giuliano Pisapia en 2012.
Giuliano Pisapia en 2012.
Fonctions
Maire de Milan (it)

(5 ans et 20 jours)
Élection
Prédécesseur Letizia Moratti
Successeur Giuseppe Sala
Maire de la ville métropolitaine de Milan

(1 an 5 mois et 20 jours)
Prédécesseur Création de l'institution
Successeur Giuseppe Sala
Député au Parlement italien
Législature XIIIe et XIVe législatures
Groupe politique Refondation communiste
(1996-1998, 2001-2006)
Groupe mixte (1998-2001)
Coalition Centre gauche (it)
Circonscription : 3e (Lombardie 1) (it)
Charge parlementaire :
  • Président de la 2e commission Justice
  • Membre de la commission juridique et du comité pour la législation
  • Président du comité Prisons


Page institutionnelle : [1]

Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Milan (Italie)
Nationalité Italien
Parti politique DP (1978-1991)
PRC (1991-2010)
Sans étiquette (depuis 2010)
Tendance : Socialisme démocratique
Père Gian Domenico Pisapia (it)
Profession Avocat (it) pénaliste (it)

Giuliano Pisapia ([dʒuˈljaːno pizaˈpiːa], né le à Milan) est un avocat, essayiste et homme politique italien, député au Parlement italien durant deux législatures entre 1996 et 2006 et maire (it) de Milan du au et de la ville métropolitaine de Milan du au 20 juin 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giuliano Pisapia est l'un des sept enfants de Gian Domenico Pisapia (it), célèbre avocat originaire de Caserte ayant participé à la rédaction du code de procédure pénale italien (it) de 1989, et de son épouse milannaise, Margherita Agnoletto[1]. Après avoir fréquenté le Lycée classique Giovanni Berchet (it) de Milan, il fait des études de science politique puis de droit et devient avocat (it) pénaliste (it) auprès de la Cour de cassation à 30 ans[2],[3]. Dans sa jeunesse, il pratique des activités bénévoles au comité provincial de Milan de la Croix-Rouge italienne[4].

Il fait partie du comité scientifique de la chambre pénale de Milan (it), dont il fut vice-président, du comité de direction des revues Critica del Diritto, Alternative Europa et I diritti dell'Uomo, et du conseil d'administration de la fondation Vidas. Il mène une activité de journaliste judiciaire et publie des articles dans les principaux quotidiens et périodiques italiens. Il écrit des articles dans les encyclopédies juridiques en particulier sur les délits contre la famille. Il est également président du conseil d'administration du Teatro alla Scala[4],[5].

Il a entre autres défendu des responsables et des militants de la Scientologie dans le premier procès italien intenté contre l'organisation[6], Abdullah Öcalan durant son séjour en Italie, et a représenté la famille de Carlo Giuliani, se constituant partie civile durant le procès qui a suivi les émeutes anti-G8 de Gênes de 2001[7]. Il a également été l'avocat de la partie civile de la CIR (it) de Carlo De Benedetti dans l'affaire SME (it)[8].

Après vingt ans de vie commune, il épouse civilement, le , Cinzia Sasso (it) à Venise, ville d'origine de la journaliste[9].

Activité politique[modifier | modifier le code]

Pisapia s'engage en politique dans les années 1970 dans les rangs de Démocratie prolétarienne ; en 1991, il adhère au Parti de la refondation communiste, alliance électorale puis parti d'extrême gauche présent au Parlement de la République italienne entre 1976 et 1987 et dans lequel fusionne Démocratie prolétarienne. De 1996 à 2006, il siège au Parlement, en tant qu'élu apparenté au Parti de la refondation communiste. Il s'éloigne ensuite de ce dernier parti pour rejoindre en 2010 Gauche, écologie et liberté (SEL - Sinistra ecologia e libertà).

Député[modifier | modifier le code]

En 1996 il est élu député de la 3e circonscription (Lombardie 1) (it) au Parlement sur les listes du Parti de la refondation communiste. Au cours de la XIIIe législature, il est président de la commission (it) justice de la Chambre. Durant la crise gouvernementale (it) de 1998 il vote la confiance (it) à l'exécutif Prodi I, en dissidence avec la ligne définie par le secrétaire de la Refondation Fausto Bertinotti, suivant au contraire la position d'Armando Cossutta (it)[10]. Après le refus par le Parlement d'accorder sa confiance au premier ministre Romano Prodi il abandonne la présidence de la commission justice et, malgré son vote en faveur du gouvernement, il n'adhère pas au nouveau groupe parlementaire de Cossuta mais entre au contraire dans le groupe mixte[11].

Il est réélu en 2001, toujours avec la Refondation communiste. Au cours de la XIVe législature il fait partie de la commission justice, de la commission juridictionnelle, du comité pour la législation et est président du comité Prisons institué auprès de la Chambre. Il ne se représente pas en 2006 mais en juillet de la même année il est nommé président de la commission d'étude instituée par le ministère de la Justice pour la réforme du code pénal (it)[12].

Maire de Milan[modifier | modifier le code]

Campagne électorale[modifier | modifier le code]

En juin 2010 Giuliano Pisapia est le premier à proposer sa candidature aux fonctions de maire de Milan pour les élections municipales de l'année suivante. Son intention est officialisée par une initiative au Palais Litta (it) qui fait suite à un appel d'intellectuels et de personnalités de la scène sociale et politique de la ville[13].

Le 14 novembre 2010, il participe à l'élection primaire de la coalition de Centre gauche (it) pour le choix du candidat à la fonction de premier citoyen de la ville. À partir du soutien initial de Gauche, écologie et liberté[14] et avec celui de la Fédération de la gauche, Pisapia obtient l'investiture avec 45 % des votes[15] surpassant le candidat officiel du Parti Démocrate, l'architecte Stefano Boeri (40 % des votes) et les deux autres adversaires, le constitutionnaliste Valerio Onida et l'écologiste Michele Sacerdoti.

Allégresse sur la piazza del Duomo la nuit du 30 mai 2011, après l'élection de Pisapia comme premier citoyen de Milan.

Lors du premier tour des élections municipales (it) les 15 et 16 mai 2011, l'adversaire la plus crédible semble être la maire sortante, candidate du Peuple de la liberté, Letizia Moratti. Pisapia est d'abord donné en désavantage, tant du fait de la tradition de « bastion » du Centre droite (it) de Milan depuis le début des années 1990, que de la contribution active du président du Conseil de l'époque, Silvio Berlusconi, dans la campagne électorale de Letizia Moratti – que de nombreux analystes, à la suite de son implication dans des événements controversés tels que l'affaire Ruby (it), ont vue comme une tentative du premier ministre de transformer les élections milanaises en une sorte de référendum sur sa personne[16]. Pisapia choisit au contraire un plan de campagne diamétralement opposé, basé principalement sur l'emploi d'Internet et des réseaux sociaux[17],[18].

Or, à la surprise générale, Pisapia obtient, dès le premier tour des élections, 48,04 % des voix, contre 41,58 % pour Letizia Moratti[19], score annonçant la victoire des 29 et [20],[21]. Au second tour il remporte l'élection avec 55,11 % des votes contre 44,89 % pour Letizia Moratti et devient maire de Milan (it)[22], le premier maire de centre-gauche de la ville depuis dix-huit ans[23].

Mandat[modifier | modifier le code]

Sous son mandat, il continue l'œuvre phare de son prédécesseur, amenant la ville vers l'Expo 2015 (1er mai - 31 octobre). Lors des élections de 2016 il ne se représente pas : la mairie de Milan est remportée par Giuseppe Sala (Parti démocrate).

Campo progressista[modifier | modifier le code]

En février 2017, il lance le Campo progressista, un parti qui sera créé le 11 mars suivant et dont l'objectif est, en s'alliant au Parti démocrate, de permettre à cette alliance de dépasser les 40 % et de remporter les élections (en effet Gauche italienne dont il est proche refuse toute alliance électorale avec le PD).

Références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Pisapia, Gian Domenico », Ennio Amodio, Dizionnario biografico degli italiani, vol. 84, 2015, Encyclopédie Treccani (lire en ligne)
  2. Italie: Giuliano Pisapia, le tombeur de la droite à Milan 30 mai 2011, humanite.fr
  3. Grande défaite pour Silvio Berlusconi, 30 mai 2011, slate.fr
  4. a et b (it) « Pisapia : « La Rotonda della Besana, le boccette sui Navigli e il caffé a letto » », Laura Guglielmi, milano.mentelocale.it, 6 décembre 2012 (lire en ligne)
  5. (it) Teatro alla Scala, Consiglio di Amministrazione (lire en ligne)
  6. (it)« Scientology: Pisapia, sentenza Cassazione coraggiosa », Adnkronos, 24 octobre 1997 (lire en ligne)
  7. (it) « L'altra verità su Giuliani », Carlo Bonini et Anais Ginori, la Repubblica.it, 19 janvier 2002 (lire en ligne)
  8. « La loi d'immunité passée au crible », L'Obs, 12 décembre 2003 (lire en ligne)
  9. (it) « Giuliano Pisapia e Cinzia Sasso : il "sì" a Venezia », nuovavenezia.gelocal.it, 9 avril 2011 (lire en ligne)
  10. (it) « Sconforto di Cossutta: tutta colpa di Bertinotti », Maurizio Capara, Corriere della sera, 10 octobre 1998 (lire en ligne)
  11. (it)« Pisapia : voto la fiducia, ma lascio la presidenza della commissione Giustizia », Marco Nese, Corriere della Sera, 9 octobre 1998 (lire en ligne)
  12. (it) « Le Commissioni di studio degli anni 1988 - 2008 », giustizia.it (lire en ligne)
  13. (it) « Centrosinistra, Pisapia si candida », Elisabetta Soglio, milano.corriere.it, 16 juin 2010 (lire en ligne)
  14. (it) « Primarie, Vendola lancia Pisapia », Stefano Rossi, milano.repubblica.it, 7 novembre 2010 (lire en ligne)
  15. (it) « Primarie a Milano, Pisapia batte Boeri - « Ho fatto un miracolo, adesso un altro » », Teresa Monestiroli, milano.repubblica.it, 14 novembre 2010 (lire en ligne)
  16. (en) « Berlusconi Makes Election in Milan All About Him », Elisabetta Povoledo, nytimes.com, 11 mai 2011 (lire en ligne)
  17. (it) « Pisapia, una battaglia vinta sul web prima ancora che nei seggi elettorali », Massimo Pisa, milano.repubblica.it, 31 mai 2011 (lire en ligne)
  18. (it) « Ecco perché Pisapia ha vinto le elezioni », Davide Casati, gqitalia.it, 31 mai 2011 (lire en ligne)
  19. (it) « Sorpresa, Pisapia stacca la Moratti », milano.corriere.it, 17 mai 2011 (lire en ligne)
  20. (en) « A blow to Berlusconi », The Econonomist,‎ (lire en ligne)
  21. (en) Elisabetta and Rachel Donadio Povoledo, « Berlusconi Fails to Sway Electorate in Milan », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  22. (it) « Cori da stadio in Duomo per Pisapia, e lui : « Sarò sindaco di tutta Milano » », corriere.it, 30 mai 2011 (lire en ligne)
  23. (it) « Pisapia : « Oggi abbiamo liberato Milano » », milano.repubblica.it, 30 mai 2011 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]