Gisement de fer de Simandou

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Le gisement de fer de Simandou, au sud-est de la Guinée, est le plus grand gisement de fer au monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La chaîne de Simandou consiste en une séquence d'itabirites déformées, de phyllites et de quartzites du craton protérozoïque[1]. Cette formation située en altitude a été lessivée d'une partie de sa silice ce qui a conduit à augmenter la teneur en fer des itabirites. Compte tenu des réserves importantes, la chaîne du Simandou constitue un des plus importants gisements de fer mondial non exploité[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le gisement a fait l'objet de plusieurs projets d'exploitation[3].

En mars 2022, les autorités pressent les futurs opérateurs de revoir les conditions du contrat d'exploitation du gisement[4],[5],[6].

Début juillet 2022, l'État guinéen ordonne l'arrêt de l'exploitation de ses mines par les entreprises en place, faute d'accord entre les différentes parties en ce qui concerne la participation de l'État guinéen au sein du consortium[7],[8].

Fin juillet 2022, un accord est trouvé entre l'État guinéen et les deux entreprises chargées de l'exploitation, à savoir Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou[9]. Ensemble, ces trois parties vont créer la co-entreprise Compagnie du TransGuineen (CTG)[10]. Conformément à l’accord-cadre signé le 25 mars 2022, cette co-entreprise a pour but de faire avancer les plans de co-développement des infrastructures ferroviaires et portuaires du projet de minerai de fer de Simandou. L'État guinéen a obtenu gain de cause dans ce combat où il estime depuis le début de l'exploitation que « les ressources minières de la Guinée appartiennent […] à l’ensemble de ses filles et fils. Par conséquent, rien ne se fera à leur détriment », d'après une déclaration de Djiba Diakité, président du comité stratégique du projet de Simandou et directeur de cabinet de la présidence guinéenne[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rio Tinto - Iron ore resources, Simandou, Republic of Guinea, Rio Tinto News Announcement RNS Number 4634V, 29 mai 2008.
  2. « GUINEA: SIMANDOU PROJECT GAINS MOMENTUM », Railways Africa (consulté le )
  3. (en) « web.archive.org - Rio Tinto - Simandou » (version du 13 juin 2008 sur l'Internet Archive)
  4. « Guinée : un accord de 15 milliards de dollars signé pour le gisement de fer de Simandou », sur TV5Monde, (consulté le )
  5. Le Point Afrique, « Mines : la Guinée signe un accord pour relancer Simandou », sur Le Point, (consulté le )
  6. « Gisement de fer de Simandou : les autorités guinéennes pressent les futurs opérateurs », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Fer. Projet Simandou : la junte guinéenne contrecarre les appétits miniers de la Chine et de l’Australie », sur Courrier international, (consulté le )
  8. Emiliano Tossou, « Guinée : le gouvernement ordonne un nouvel arrêt des activités liées à l’exploitation du fer de Simandou », sur Agence Ecofin (consulté le )
  9. Idrissa Keita, « Guinée/Mines : Le Projet Simandou définitivement relancé », sur afrimag.net, (consulté le )
  10. LEDJELY.COM, « SIMANDOU : la Guinée et ses partenaires créent la "Compagnie du TransGuinéen" (CTG) », sur Ledjely.com, (consulté le )
  11. « Guinée : Doumbouya fait plier Rio Tinto et WCS sur le Simandou – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]