Gisèle Bienne

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Gisèle Bienne
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Gisèle Bienne, née le 27 juillet 1946 à Chavanges dans l'Aube, est une romancière et essayiste française. Elle vit et travaille à Reims.

Autrice de romans, récits et essais parus en littérature générale, ainsi que d’ouvrages destinés à la jeunesse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi des études secondaires dans la Haute-Marne, c’est à Nancy qu’elle fait des études supérieures de Lettres. Pendant quelques années, elle mène de front ses activités de professeur et de peintre.

Elle commence à écrire à 28 ans ; son premier roman, Marie-salope[1] touche immédiatement un nombreux public.

L'écriture, les thèmes[modifier | modifier le code]

Soirée lecture des Fous dans la Mansarde, Actes Sud
Gisèle Bienne à Vienne, Autriche
remise de la médaille de l'Ordre National du Mérite à Gisèle Bienne par Jean-Paul Bachy.

Les premiers livres pour adultes de Bienne, Marie-Salope, Douce-Amère, Rose-enfance, présentent certains aspects autobiographiques, comme, plus tard, plusieurs de ses romans destinés aux adolescents.

Ses personnages souvent en rupture de parole ou de société s’offrent comme des « variations toujours renouvelées sur la marginalité et l’autre ». Ils réfractent les voix des autres, ainsi les survivants de la Grande Guerre qui figurent dans quatre de ses romans, Paysages de l’insomnie (un homme, Marcel, au retour de la Grande Guerre), La Ferme de Navarin traitant de la blessure de guerre du poète Blaise Cendrars (il perd la main droite au combat en 1915), Le Cavalier démonté où se tisse un lien fort et souterrain entre un grand-père marqué par la Grande Guerre et sa petite-fille et Les Fous dans la mansarde, qui aborde la folie de certains revenants.

Gisèle Bienne a aussi éclairé la vie brève et intense de l’écrivaine Katherine Mansfield dans Katherine Mansfield ou la lumière du Sud, celle de Blaise Cendrars dans La ferme de Navarin. En avril 2023 paraîtra son prochain ouvrage consacré à Chalamov.

Dans ses récents livres La Malchimie et L'homme-frère, elle traite de questions environnementales importantes liées, entre autres domaines, à l'agriculture et à la nocivité des pesticides sur les humains et la planète. La relation frère/soeur y révèle de façon juste et peu explorée jusqu'à présent la complexité des milieux sociaux en jeu.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Littérature générale[modifier | modifier le code]

Garches, le 19 juin 2019

Marie-salope ou la Jeune fille et la vie, roman, Éditions Des Femmes, 1976 ; réédition : Climats/Flammarion, 2004 ; puis aux Editions Actes Sud, à la suite de La Brûlure, en un seul volume, 2018.

  • Douce-amère, roman, des Femmes, 1977.
  • Rose enfance, roman, Des Femmes, 1979.
  • Je ne veux plus aller à l'école, Des Femmes, 1980.
  • Bleu, je veux, Seuil, « points virgule », 1983.
  • Lettre à l’été, poèmes, Les Cahiers Bleus-Librairie Bleue, 1985.
  • Premières Alliances, récit, Seuil, 1988.
  • La Champagne. La belle Pouilleuse, éditions Autrement, 1988.
  • Rémuzor, roman, Actes Sud, 1994.
  • Paysages de l’insomnie (préface de Roger Grenier), roman, Climats/Flammarion, 2004.
  • Les Jardins de mon père, texte en écho aux photographies de Bernard Joseph, Centre régional de la photographie Hauts-de-France, Douchy-les-Mines, 2005.
  • La Ferme de Navarin, Gallimard, « L’un et l’autre », 2008.
  • Katherine Mansfield dans la lumière du sud, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2011.
  • Le Blues du tram, éditions Châtelet-Voltaire, 2011.
  • L’Étrange Solitude de Manfred Richter, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2013.
  • La Brûlure, suivi de Marie-Salope, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2015.
  • Les Fous dans la mansarde, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2017.
  • La Malchimie : Récit, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2019.
  • L'Homme-frère, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2021.
  • La Remorque de paille, Editions Noires Terres, 2021.
  • Grandir avec le Stade de Reims, Médiapop Editions, 2022.

Romans destinés à la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Les Jouets de la nuit, Gallimard, Page blanche, 1990.
  • La Petite Maîtresse, Médium, L’École des loisirs 2003.
  • Mon jour de grève, Médium, L’École des loisirs, 2004.
  • Les Champions, Médium, L’École des loisirs, 2004.
  • Un cheval sans papiers, Médium, L’École des loisirs, 2005.
  • Le Cavalier démonté, Médium, L’École des loisirs, 2006.
  • Chicago, je reviendrai, Médium, L’École des loisirs, 2007.
  • Tatiana sous les toits, Médium, L’École des loisirs, 2008.
  • La Chasse à l’enfant, Médium, L’École des loisirs, 2009.
  • On n’est pas des oiseaux, Médium, L’École des loisirs, 2010.
  • La Vie cachée des poupées, Médium, L’École des loisirs, 2012.
  • La Planète maths, Neuf, L’École des loisirs, 2012.
  • Retrouver le petit frère, Médium, L’École des loisirs, 2015.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Le 5 octobre 2019, remise du prix à Gisèle Bienne, auteur de La malchimie, par Isabelle Autissier, en présence de Marie-Louise Gourdon, commissaire du Festival du Livre de Mouans-Sartoux, et de Françoise Nyssen, Directrice des Editions Actes Sud.
  • Prix Charles-Oulmont sous l'égide de la Fondation de France
  • Prix Henri-Bachelin de la Société des gens de lettres[2]
  • Prix Maurice-Genevoix - ville de Garches 2019 pour La Malchimie : Récit[3]
  • Prix du roman engagé pour la planète - Festival du livre de Mouans-Sartoux pour La Malchimie : Récit
  • Plusieurs sélections :
    • Katherine Mansfield dans la lumière du Sud, Actes Sud, pour le prix de la brasserie Lipp.
    • Les fous dans la mansarde, Actes Sud, pour le Prix Diderot Esprit-Libre
  • Médaille de la ville de Reims en 2009
  • Chevalier de l'Ordre national du Mérite en 2016[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Rannoux (dir.), Gisèle Bienne, figures de l'altérité, Presses universitaires de Rennes, coll. « La licorne »,
  • Le Chemin de Navarin, avec Blaise Cendrars, Acta Fabula, (volume 9, numéro 2. Lire en ligne)
  • Marguerite Le Clézio, « Bienne Gisèle », in Christiane P. Makward, Madeleine Cottenet-Hage (dir.), Dictionnaire littéraire des femmes de langue française : de Marie de France à Marie NDiaye, Karthala, 1996, p. 75-76
  • Articles et études sur les livres de Gisèle Bienne, trop nombreux pour figurer sur cette page, consulter son site internet.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Rannoux 2010, p. 185.
  2. Catherine Rannoux 2010, p. 175.
  3. « award | Livres Hebdo », sur www.livreshebdo.fr (consulté le )
  4. « Ordre national du Mérite : Irène Frain, Guy Delcourt, Chantal Thomas promus », sur ActuaLitté.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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