Gisèle Bienne

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Gisèle Bienne
GBP1010785 B archives Gisèle Bienne.jpg
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Gisèle Bienne, née en 1946 à Chavanges dans l'Aube, est une romancière et essayiste française. Elle vit et travaille à Reims et est l’auteur de romans, récits et essais parus en littérature générale, ainsi que d’ouvrages destinés à la jeunesse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi des études secondaires dans la Haute-Marne, c’est à Nancy qu’elle fait des études supérieures de Lettres. Pendant quelques années, elle mène de front ses activités de professeur et de peintre. Elle commence à écrire à 28 ans ; son premier roman, Marie-salope, paraît en 1976[1].

L'écriture, les thèmes[modifier | modifier le code]

Soirée lecture des Fous dans la Mansarde, Actes Sud
Gisèle Bienne à Vienne, Autriche
remise de médaille de l'Ordre du Mérite à Gisèle Bienne

Les premiers livres pour adultes de Bienne, Marie-Salope, Douce-Amère, Rose-enfance, présentent certains aspects autobiographiques, comme, plus tard, plusieurs de ses romans destinés aux adolescents : Les Champions (on y reconnaît l’itinéraire du jeune frère de l’auteur), Le Cavalier démonté, ou encore La Vie cachée des poupées.

Ses personnages souvent en rupture de parole ou de société sont animés de désirs, de rêves ou de révoltes ; ils s’offrent comme des « variations toujours renouvelées sur la marginalité et l’autre ». Ils réfractent les voix des autres, ainsi les survivants de la Grande Guerre qui figurent dans quatre de ses romans : Paysages de l’insomnie (un homme, Marcel, au retour de la Grande Guerre), La Ferme de Navarin traitant de la blessure de guerre du poète Blaise Cendrars (qui a perdu la main droite au combat en en 1915), Le Cavalier démonté où se tisse un lien fort et souterrain entre un grand-père marqué par la Grande Guerre et sa petite-fille et Les Fous dans la mansarde, qui traite de la folie de certains revenants. Gisèle Bienne a aussi éclairé la vie brève et intense de l’écrivain Katherine Mansfield dans Katherine Mansfield ou la lumière du Sud.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Littérature générale[modifier | modifier le code]

  • Remise du prix Maurice Genevoix à Gisèle Bienne pour "La malchimie", Actes Sud
    Garches, le 19 juin 2019
    Marie-salope ou la Jeune fille et la vie, roman, éd. Éditions des femmes, 1976 ; réédition : Climats/Flammarion, 2004 ; puis chez Actes Sud, suite à La Brûlure, en un seul volume, 2018.
  • Douce-amère, roman, éd. des Femmes, 1977.
  • Rose enfance, roman, éd. des Femmes, 1979.
  • Je ne veux plus aller à l'école, éd. des Femmes, 1980.
  • Bleu, je veux, Seuil, « points virgule », 1983.
  • Lettre à l’été, poèmes, Les Cahiers Bleus-Librairie Bleue, 1985.
  • Le Silence de la ferme, roman, éditions Christian de Bartillat.
  • Premières Alliances, récit, Seuil, 1988.
  • La Champagne. La belle Pouilleuse, éditions Autrement, 1988.
  • Rémuzor, roman, Actes Sud, 1994.
  • Paysages de l’insomnie (préface de Roger Grenier), roman, Climats/Flammarion, 2004.
  • Les Jardins de mon père, texte en écho aux photographies de Bernard Joseph, Centre régional de la photographie Hauts-de-France, Douchy-les-Mines, 2005.
  • La Ferme de Navarin, Gallimard, « L’un et l’autre », 2008.
  • Katherine Mansfield dans la lumière du sud, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2011.
  • Le Blues du tram, chanson-poème, éditions Châtelet-Voltaire, 2011.
  • L’Étrange Solitude de Manfred Richter, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2013.
  • La Brûlure, suivi de Marie-Salope, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2015.
  • Les Fous dans la mansarde, Actes Sud, « Un endroit où aller », 2017.
  • La malchimie, Actes Sud, "Un endroit où aller", 2019. Prix Maurice Genevoix 2019 - ville de Garches. (https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/la-malchimie?page=0%2C1#presse)

Romans destinés à la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Les Jouets de la nuit, Gallimard, Page blanche, 1990.
  • La Petite Maîtresse, Médium, L’École des loisirs 2003.
  • Mon jour de grève, Médium, L’École des loisirs, 2004.
  • Les Champions, Médium, L’École des loisirs, 2004.
  • Un cheval sans papiers, Médium, L’École des loisirs, 2005.
  • Le Cavalier démonté, Médium, L’École des loisirs, 2006.
  • Chicago, je reviendrai, Médium, L’École des loisirs, 2007.
  • Tatiana sous les toits, Médium, L’École des loisirs, 2008.
  • La Chasse à l’enfant, Médium, L’École des loisirs, 2009.
  • On n’est pas des oiseaux, Médium, L’École des loisirs, 2010.
  • La Vie cachée des poupées, Médium, L’École des loisirs, 2012.
  • La Planète maths, Neuf, L’École des loisirs, 2012.
  • Retrouver le petit frère, Médium, L’École des loisirs, 2015.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Charles Oulmont de la Fondation de France[2]
  • Prix Henri-Bachelin de la Société des gens de lettres[2]
  • Prix Maurice Genevoix-ville de Garches.
  • Plusieurs sélections : Katherine Mansfield dans la lumière du Sud, Actes Sud, pour le prix de la Brasserie Lipp. Les fous dans la mansarde, Actes Sud, pour le Prix Diderot Esprit-Libre...)
  • Médaille de la ville de Reims en 2009.
  • Chevalier de l'Ordre national du Mérite en 2016[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Rannoux (dir.), Gisèle Bienne, figures de l'altérité, Presses universitaires de Rennes, coll. « La licorne »,
  • Le Chemin de Navarin, avec Blaise Cendrars, Acta Fabula, février 2008 (volume 9, numéro 2. Lire en ligne)
  • Marguerite Le Clézio, « Bienne Gisèle », in Christiane P. Makward, Madeleine Cottenet-Hage (dir.), Dictionnaire littéraire des femmes de langue française : de Marie de France à Marie NDiaye, Karthala, 1996, p. 75-76 lire sur Google Livres
  • Articles et études sur les livres de Gisèle Bienne, cf. son site internet : https://giselebienne.jimdo.com/

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notices d'autorité[modifier | modifier le code]

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