Girancourt

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Gironcourt-sur-Vraine.
Girancourt
La mairie.
La mairie.
Blason de Girancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Blason département fr Vosges.svg Vosges
Arrondissement Blason Epinal.png Épinal
Canton Darney
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Épinal
Maire
Mandat
Yannick Villemin
2014-2020
Code postal 88390
Code commune 88201
Démographie
Gentilé Girancourtois
Population
municipale
900 hab. (2014 en augmentation de 7.66 % par rapport à 2009)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 51″ nord, 6° 18′ 30″ est
Altitude 352 m (min. : 337 m) (max. : 461 m)
Superficie 17,66 km2
Localisation

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Girancourt est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Situé dans la communauté d'agglomération d'Épinal, Girancourt est traversé par le canal de l'Est, axe important creusé à la fin du XIXe siècle. Le village a une histoire (maison-forte des Dames de Remiremont, pétrolerie), un patrimoine (croix des brûlées, église Saint-Brice, fort du système Séré de Rivières) et une activité économique (zone des Mitroches, zone de Truzey) non négligeables, mais reste toutefois un village-dortoir de la ceinture spinalienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation géographique.

Situé dans la plaine sous-vosgienne (partie ouest du département des Vosges), le village s'étend le long du canal de l'Est sur plusieurs kilomètres. Il se situe par ailleurs, à « vol d'oiseau », à 10,3 km d'Épinal, préfecture du département[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Girancourt
Chaumousey
Dommartin-aux-Bois Girancourt Renauvoid
Uzemain

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte géologique simplifiée de Girancourt[2].
  •      Bourg et limites communales
  •      Grès vosgien (t1c)
  •      Couches intermédiaires (t2a)
  •      Grès à Voltzia (t2b)
  •      Argilites rouges et marnes grises (t4)
  •      Alluvions fluviatiles (Fz)
Ligne en tirets : faille de Girancourt

Girancourt, établie dans la plaine sous-vosgienne, fait encore partie du Bassin parisien limité à l'est par le massif des Vosges ; elle est située sur le bord oriental de cette grande cuvette sédimentaire.

La grande majorité des strates affleurantes sont des terrains du Trias inférieur ou moyen, généralement un peu plus récents à l'ouest et plus anciens à l'est car les formations géologiques observent un faible pendage vers l'ouest. L'épaisse couche du grès vosgien (t1c) déposée il y a environ 252 Ma (millions d'années) n'est toutefois visible que dans les vallées où l'érosion des cours d'eau l'a mise au jour à l'est de la commune ; la « faille de Girancourt », qui traverse la commune du nord au sud, la révèle également dans la partie méridionale du territoire. Les couches intermédiaires (t2a), au faciès variable et mal déterminé, sont largement affleurantes à l'est de la faille. Ce sont des grès, comportant parfois des lentilles d'argile, qui se désagrègent souvent en sables et qui ne recèlent que très peu, voire pas d'inclusions fossiles ; ils datent d'environ 249 Ma. Le grès à Voltzia (t2b), du nom d'un genre éteint de conifères dont les fossiles sont fréquents dans la roche, occupe principalement la partie sud du territoire à l'ouest de la faille ; il est daté de - 245 Ma. Les argilites rouges et les marnes grises (t4) âgées d'environ 235 Ma sont cantonnées à la partie nord-ouest de la commune. Des alluvions récentes (Fz) déposées au Quaternaire tapissent les vallées de certains cours d'eau ainsi que le fond de la faille de Girancourt[3].

Le territoire de Girancourt, allongé du nord-nord-est vers le sud-sud est, mesure 7,5 × 4,5 km dans ses plus grandes dimensions ; il est partagé en deux de manière inégale par la faille de Girancourt décentrée vers l'ouest. La superficie de la commune est de 1 766 hectares quand la surface moyenne d'une commune de France métropolitaine s'établit à 1 490 hectares en 2014[4] ; son altitude varie entre 337 et 461 mètres[5]. L'altitude minimale est rencontrée dans la vallée du ruisseau des Sept Pêcheurs et du canal de l'Est en limite d'Uzemain et une butte dans le bois du Safaing, non loin du réduit du Thiéha au sud-est, marque le point culminant, encore une fois près du territoire d'Uzemain.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau des Sept Pêcheurs, principal cours d'eau naturel de la commune, prend sa source sous le canal de l'Est, au niveau de l'ancien port — le ruisseau et le canal empruntent le tracé de la faille de Girancourt en se dirigeant vers le sud[6]. Le ruisseau est un affluent du Côney, lui-même affluent de la Saône. Girancourt se situe donc en grande partie dans le bassin hydrographique de la mer Méditerranée, dont elle constitue, en France, une des communes les plus septentrionales. Girancourt fait d'ailleurs partie du périmètre de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse[7]. De petits ruisseaux prenant leur source sur les hauteurs de l'est et du nord-est contribuent à l'alimentation du réservoir de Bouzey ; la partie occidentale de ce dernier, sous le nom d'étang de l'Abbaye, se trouve partiellement sur la commune de Girancourt.

Par ailleurs, quelques marais sont présents sur le territoire communal, de même que des étangs formés par des retenues sur les ruisseaux[8].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le canal de l'Est traverse la commune du nord vers le sud. Le port a accueilli des activités industrielles, en particulier une pétrolerie, mais ne sert plus aujourd'hui qu'aux activités de plaisance. Le réservoir de Bouzey, qui contribue à l'alimentation du bief supérieur du canal, empiète sur la partie orientale de la commune.

De 1886 à 1976, la commune est traversée par la ligne de chemin de fer Jussey (Haut-Saône) - Épinal. Une voie spécifique reliait la ligne au port et permettait les transbordements. Toutefois, la gare dite « de Girancourt », dont le bâtiment est conservé, se situe sur le territoire de la commune de Chaumousey.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bourg du village est situé au carrefour de deux voies départementales, les D 460 et D 39, au nord du territoire communal, mais la zone d'urbanisation dense s'étend le long de la D 39 depuis la limite communale avec Chaumousey jusque vers le sud sur plus de 3 km.

On relève également quelques hameaux excentrés tels le Bois-de-Girancourt et le Void-de-Girancourt.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 366, alors qu'il était de 298 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 91,9 % étaient des résidences principales, 3 % des résidences secondaires et 5,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,6 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 86,8 %, en légère hausse par rapport à 1999 (84,6 %)[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Actuellement une chaufferie est en construction à côté du préau de l'école. De plus, une extension à la salle polyvalente est en cours.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionné sous la forme Girancurtis au XIe siècle[9], puis Girancort en 1195 et Girandicuria au XIIe la terminaison « court » vient de curtis ou « cour ». Cela viendrait d'un nom d'origine germanique Gisramnus, propriétaire à qui appartenait une ferme à l'époque mérovingienne[10]. La mention Girandi curtis dans la fondation du prieuré de Deuilly, en 1044, contrairement à ce qu'affirment Dom Calmet et à sa suite, Lepage, puis Chevreux et Louis, ne fait pas référence à Girancourt, mais à Gérardcourt, hameau de Ville-en-Vermois[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village nommé Girancuria puis Girancourt était autrefois le chef-lieu d'un ban qui comprenait le Void-de-Girancourt, Adoncourt, Barbonfaing, Dommartin-aux-Bois, Agémont, Méloménil, Naymont, les Granges de Renaufief et de Renauvoid, Olima, Thiélouze et la Rue-d'Uzemain[11]. C'est par un acte du 6 avril 1232 que ce ban est compté comme relevant de l'abbaye de Remiremont[12]. En 1289, Vauthier de Montfaucon, chevalier, déclara qu'il était devenu l'homme-lige du duc Ferry III de Lorraine et qu'il avait repris de lui la moitié du ban de Hairo (Harol) et de Girancourt[11].

Le 29 janvier 1610, François Dubois, receveur d'Arches, vendit au duc Henri II les deux tiers en la moitié de la seigneurie de Girancourt 3300 francs[11]. L'église de Remiremont prenait, au ban de Girancourt, moitié dans toutes les épaves, confiscations, attrahières, morte-mains, et tous les profits de haute, moyenne et basse justice[13].

D'autre part, les forêts appartenaient au chapitre de Remiremont mais aussi au seigneur Canon, marquis de Ville-sur-Illon situé à neuf kilomètres de Girancourt.

Les abbesses et dames de Remiremont avaient une maison-forte à Girancourt construit à l'emplacement du quai de transbordement du port du canal. Cette maison-forte était entourée de mares et de profonds fossés remplis d'eau, pour en défendre l'accès.

Au mois de mai, les dames venaient y faire un séjour. Des écrits ont transmis que les habitants de Girancourt devaient venir chaque nuit battre l'eau à tour de rôle pour faire taire le coassement des grenouilles[14]. Les dames venaient de Remiremont par un chemin spécial qui reliait les deux localités et que l'on appelle de nos jours « le chemin des Dames ». Elles avaient d'ailleurs un autre chemin qui reliait leur château à Ville-sur-Illon, c'est le chemin dit « voie de la Ville. » Ces routes étaient entretenues en bon état par la corvée.

Girancourt a eu à souffrir pendant la guerre de Trente Ans de l'invasion des Suédois qui le détruisirent presque entièrement à l'exception de trois maisons mais il se reconstruisit rapidement.

L'église, dédiée à saint Brice, date de 1721-1722. Elle était du diocèse de Saint-Dié, doyenné de Jorxey. La cure était à la collation du chapitre de Remiremont[9]. Les actes de baptêmes, mariages et sépultures commencent en 1654[15].

Avant le 19 vendémiaire an X, Girancourt était chef-lieu d'un canton, à l'origine le 3e du district d'Épinal[9].

L'école des garçons fut construite en 1828 et celle des filles en 1860[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1913 Jean-Joseph Sachot    
1913 1914 Arsène Naudin    
1914 1920 Jules Perchet    
1920 1935 Florian Breton    
1935 1945 Henri Colin    
1945 mars 1959 Émile Mangeard    
mars 1959 avril 1971 Thomas René    
avril 1971 mars 1989 André Rémy DVD  
mars 1989 mars 2001 Maurice Bourguignon    
mars 2001 en cours
(au 18 février 2015)
Yannick Villemin DVD Président communauté de communes du POVA (depuis 2008)
  • conseiller départemental (depuis 2015)

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[18] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 13 2,24
Marine Le Pen (FN) 139 23,92
Nicolas Sarkozy (UMP) 145 24,96 255 46,36
Jean-Luc Mélenchon (FG) 52 8,95
Philippe Poutou (NPA) 8 1,38
Nathalie Arthaud (LO) 3 0,52
Jacques Cheminade (SP) 1 0,17
François Bayrou (MoDem) 47 8,09
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 13 2,24
François Hollande (PS) 160 27,54 295 53,64
Inscrits 648 100,00 648 100,00
Abstentions 57 8,80 60 9,26
Votants 591 91,20 588 90,74
Blancs et nuls 10 1,54 38 5,86
Exprimés 581 89,66 550 84,88

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 5 septembre 2014, Girancourt n'est jumelée avec aucune commune[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés couramment les Girancourtois[20], mais l'usage étymologiquement correct serait plutôt les Girancurtiens.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 900 habitants, en augmentation de 7,66 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
625 634 689 758 855 793 811 800 810
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
755 758 708 995 957 837 741 808 873
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
855 650 633 610 594 566 578 578 555
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 - -
516 680 742 759 805 867 900 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Nancy-Metz, dans la zone A du calendrier scolaire[25].

Elle administre une école maternelle et une école élémentaire sur la place de la mairie qui comptaient 157 élèves en 2013-2014[25]. Elle accueille les enfants de Girancourt et de Dommartin-aux-Bois dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal entre ces deux communes[Mairie 1]. Une cantine, ainsi qu'une accueil périscolaire sont installés pour les élèves au 2e étage de la salle polyvalente communale[Mairie 2].

Pour poursuivre leurs études, les élèves vont au collège à Dompaire (364 élèves en 2013-2014)[26] ou dans l'un des quatre collèges d'Épinal[27] puis dans un lycée à Épinal[28].

Santé[modifier | modifier le code]

Une pharmacie ainsi que plusieurs cabinets de médecins, un masseur kinésithérapeute, des infirmières et un dentiste sont rassemblés à la Maison des services[Mairie 3].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L' « Association sportive Girancourt Dommartin-aux-Bois Chaumousey » (ASDGC) organise, le dernier week-end de juin, la « foire à la frite » associant un déballage commercial, une fête foraine et un bal populaire[Mairie 4] avec un défilé de jeunes filles à l'issue duquel est élue « Miss ASGDC ».

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 890 €, ce qui plaçait Girancourt au 12 574e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[29].

En 2009, 37,7 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[30] :

  • total des produits de fonctionnement : 770 000 , soit 862 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 571 000 , soit 639 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 616 000 , soit 690 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 239 000 , soit 268 par habitant ;
  • endettement : 192 000 , soit 215 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,87 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 15,73 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 28,66 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 564 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,9 % d'actifs dont 69,2 % ayant un emploi et 6,7 % de chômeurs[I 5].

On comptait 135 emplois dans la zone d'emploi, contre 92 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 391, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 2] est de 34,7 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre qu'un emploi pour trois habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Girancourt comptait 55 établissements : 15 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 2 dans l'industrie, 8 dans la construction, 19 dans le commerce-transports-services divers et 11 étaient relatifs au secteur administratif ; sur ces 55 établissements, 43 ne font appel à aucun salarié, 11 comptent 1 à 9 salariés ; la dernière a un effectif de 11 employés[I 7].

En 2011, deux entreprises ont été créées à Girancourt[I 8].

La commune comprend quelques commerces, entreprises et services[Mairie 5]. Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Épinal où la plupart des habitants travaillent.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte pas de monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[31] ou à l'inventaire général du patrimoine culturel[32].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Retable de l'église de Girancourt (originaire de l'abbaye de Chaumousey).
  • L'église Saint-Brice, datant de 1721 (tour datant de 1722) et récemment restaurée[33]. Elle compte deux objets « classés » à l'inventaire des monuments historiques[34] et aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[35] : une statue représentant « La Vierge à l'enfant », datée du XVIe siècle et « classée » depuis le 29 septembre 1965[36] ; et un retable avec trois statues représentant la Vierge entre deux anges, datés du XVIIIe siècle et « classés » depuis le 27 décembre 1907[37] (L'ensemble des trois statues provient de l'abbaye de Chaumousey).
  • Le cimetière[38] est transféré à 300 m au sud-est de l'église en 1898-1906[39].
  • La croix des brûlées se situant – selon des traditions longtemps orales puis enfin écrites – à l'emplacement où de prétendues sorcières furent immolées par l'odieuse répression qui fit en Lorraine un nombre effarant de victimes, un procureur de Charmes du nom de Nicolas Rémy ou certaines dames chanoinesses de Remiremont ayant été, entre les années 1550 et 1630, d'éperdus chasseurs de sorciers. Cette croix en pierre fut brisée récemment et, lors de la restauration, n'a pas été remise dans l'orientation originelle, face au soleil couchant. Une aire de jeux y a été aménagée dans les années 2000.
  • Les autres calvaires de la commune sont la croix du centre (place de la mairie), la croix Jean Lane (rue de la gare), la croix du Void (rue d'Agémont) et la croix de la fille (route de Renauvoid).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La mairie avec la salle des fêtes attenantes (place de la mairie)
  • Le monument aux morts[40] (rue de l'église) est une colonne quadrangulaire en granit où est gravée l'inscription suivante : GIRANCOURT À SES ENFANTS MORTS POUR LA FRANCE 1914 1918. Il regroupe les noms des soldats de la commune morts lors de la Première Guerre mondiale (30 noms), la Seconde Guerre mondiale (5 noms) et la guerre d'Indochine (1 nom).
  • L'école communale[41] (rue de l'église) compte 6 classes de la petite section au cours moyen deuxième année.
  • Les lavoirs[42] construits au XIXe en suivant les théories de l'hygiénisme : le lavoir de Girancourt (rue de Darney), le lavoir du Void (rue de Xertigny au Void-de-Girancourt), le lavoir du canal (rue d'Agémont au Void-de-Girancourt)...
  • L'ancienne gare et sa halle à marchandises étaient situées sur l'ancienne ligne de chemin de fer reliant Darnieulles (et donc Épinal) à Jussey dans la Haute-Saône. La ligne et la gare sont ouvertes en 1886 par la compagnie des chemins de fer de l'Est et repris en 1938 par la SNCF. La ligne ferme ses portes au trafic passager en 1951, puis définitivement au trafic marchandise en 1973. Bien que la gare et la halle portent le nom de Girancourt, elles sont construites à cheval sur les territoires des communes de Chaumousey et Dommartin-aux-Bois.
  • Le Canal de l'Est traverse la commune ainsi que la Véloroute du Téméraire qui le longe.
  • Les équipements sportifs : deux stades et deux terrains de tennis sont construits sur la commune de Chaumousey.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

  • L'ancien fort de Girancourt, construit en 1879-1880 (géré par l'association de chasse Saint-Hubert)
  • L'ancien réduit du Thiéha, construit en 1881-1882

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Girancourt est intégrée, à des degrés divers, à trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ainsi qu'à un site du réseau Natura 2000; les territoires se recoupant partiellement.

La ZNIEFF des gîtes à chiroptères de Girancourt, de 1re génération et de type 2[Note 3], concerne la presque totalité du territoire communal, exception faite des bords du canal de l'Est et de quelques îlots dans la partie est de la commune. Il s'étend également à trois autres communes. Dix-sept espèces de chauve-souris, toutes protégées, y sont identifiées[43].

La ZNIEFF du réservoir de Bouzey, sur quatre communes dont Girancourt, est limitée au réservoir lui-même. Elle abrite notamment des insectes orthoptères qui trouvent refuge dans la végétation des berges du réservoir[44].

La ZNIEFF Voge et Bassigny, 80 communes, englobe de nombreuses ZNIEFF dont les deux précédemment citées. Elle fait l'inventaire de l'ensemble de la flore et de la faune remarquables de son périmètre[45].

Le site Natura 2000 des gîtes chiroptères autour d'Épinal concerne 4 communes dont Girancourt où il recouvre partiellement la ZNIEFF des gîtes à chiroptères de Girancourt ; outre les inventaires applicables aux ZNIEFF, les menaces pesant sur le site sont identifiées et les pratiques à même de favoriser son maintien sont encouragées[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Guyot, ecclésiastique né à Girancourt le 10 février 1756 et mort le 30 octobre 1821. Pendant la Révolution, il est un prêtre réfractaire et échappe de peu à la Terreur[47].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la divise voûtée sommée d'un pont de trois arches, sommé de deux tourelles couvertes ajourées de sable, adextré d'une tour couverte ajourée du même et senestré d'une tour crénelée, le tout d'argent, accompagné en pointe d’une fleur de lys d’or.
Commentaires : Le blason a été créé dans les années 1980 et n'a guère de rapport avec l'histoire de la commune. L'ancien château appartenait en effet aux chanoinesses de Remiremont (d'où le chemin des Dames, qui y menait) et non au royaume de France : la fleur de lys d'or n'est qu'un choix stylistique – voire politique – de l'artiste[Note 4].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. On lui doit également une gravure commémorant le bicentenaire de la Révolution française illustrant une charge de Chouans (sic) au pied d'un tilleul planté par les élèves de l'école municipale.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

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  2. « Cantine et garderie », (consulté le 5 septembre 2014).
  3. « Les professionnels de santé », (consulté le 5 septembre 2014).
  4. « Les associations girancourtoises » (consulté le 25 août 2014)
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  3. « Carte géologique de la France au 1/50 000 - Épinal » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM.
  4. Gérard-François Dumont, « Communes françaises : petit dictionnaire des idées reçues », Population et avenir,‎ , p. 3 (lire en ligne).
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  12. Le Pays de Remiremont des origines à nos jours, Journées d'Études vosgiennes, 2001, p.  80.
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