Giovanni Vincenzo Gravina

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Gian Vincenzo Gravina

Giovanni Vincenzo Gravina (né le à Roggiano Gravina, dans la province de Cosenza, en Calabre – mort à Rome, ) est un homme de lettres et un juriste italien de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle qui fut l'un des fondateurs de l’Académie d'Arcadie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Descendant d’une respectable famille, Giovanni Vincenzo Gravina reçoit sa formation initiale de son oncle du côté maternel, Gregorio Caloprese, connu en tant que poète et philosophe.

Ensuite, il est à Naples où il étudie le droit canon pendant plusieurs années. En 1689, il rejoint Rome où, sous l’influence de la reine Christine de Suède, il est cofondateur de l’association littéraire de l’Académie d'Arcadie. S’y développent très vite deux tendances opposées  : celle de Gravina lui-même se nourrissant des modèles de Dante et d'Homère et celle de Crescimbeni, plus modérée, se référant à Pétrarque. À cause de cette divergence, Gravina quitte l’Académie en 1711 pour fonder l’Accademia dei Quiriti. Il publia notamment "Delle antiche favole" (Rome, 1696); "Della Ragione Poetica libri due" (Rome, 1709; Naples, 1716); "Tragedie cinque" (Naples, 1712); "Orationes et Opuscula" (Naples, 1712; Utrecht, 1713); "Della tragedia libro uno" (Naples, 1715)".

Gravina découvrit le poète et librettiste Pietro Metastasio, qu'il adopta et auquel il dispensa une formation littéraire de qualité.

Son œuvre juridique majeure s'intitule "Originum juris civilis libri tres" (Naples 1701, pour le premier livre, Leipzig 1708, pour les deux suivants et Naples 1713, pour l'édition définitive). Elle sera traduite en français par Jean-Baptiste Requier (1715-1799) sous les titres "L’esprit des loix romaines" (Amsterdam/Paris, Saillant, 1766 ou 1776) et "Origines du droit civil" (Paris, Bavoux, 1822).  Gravina applique à l'histoire des institutions les concepts du droit naturel, condamne la tyrannie comme antijuridique et met le contrat social au cœur de la société civile en soulignant que celle-ci ne peut se fonder que sur le droit.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Paul Hazard, La crise de la conscience européenne (1680-1715, Paris, Boivin, 1935, IIIème partie, Chapitre III
  • Carlo Ghisalberti, Gian Vincenzo Gravina : giurista e storico, Milan, Giuffrè, 1962,Collection Ius nostrum N. 8. 
  • Lorenzo Bianchi, «Gravina, Gian Vincenzo», Dictionnaire électronique Montesquieu [En ligne, mis à jour le : 13/02/2008, http://dictionnaire-montesquieu.ens-lsh.fr/index.php?id=34]


Liens externes[modifier | modifier le code]