Giovanni Brusca

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Giovanni Brusca
mafieux
Information
Nom de naissance Giovanni Brusca
Naissance (61 ans)
San Giuseppe Jato, Sicile
Surnom Lo Scannacristiani (« L'assassin »)
U verru (« Le porc »)
Condamnation 20 mai 1992
Sentence Prison à vie
Actions criminelles assassinat, extorsion de fonds, trafic de stupéfiants, fraude, racket
Période 20 mai 1992
Pays Italie
Régions Sicile
Ville Palerme
Arrestation 20 mai 1996

Giovanni Brusca de son vrai nom (né le à San Giuseppe Jato, dans la province de Palerme, en Sicile) est un criminel italien, appartenant aux Corleonesi (en), famille de la mafia sicilienne

Au sein de l'organisation il est surnommé « l'égorgeur de chrétiens » à cause des nombreux meurtres qu'il a commis[1]. C'est également Brusca qui a appuyé sur le détonateur de la bombe qui tua au mois de mai 1992 le juge Falcone, alors principal acteur de la lutte anti-mafia. Lors de son arrestation, il a avoué « plus de cent meurtres mais moins de deux cents ».

Ho ucciso Giovanni Falcone. Ma non era la prima volta: avevo già adoperato l'auto bomba per uccidere il giudice Rocco Chinnici e gli uomini della sua scorta. Sono responsabile del sequestro e della morte del piccolo Giuseppe Di Matteo, che aveva tredici anni quando fu rapito e quindici quando fu ammazzato. Ho commesso e ordinato personalmente oltre centocinquanta delitti. Ancora oggi non riesco a ricordare tutti, uno per uno, i nomi di quelli che ho ucciso. Molti più di cento, di sicuro meno di duecento.

— Giovanni Brusca, déclaration tirée du livre Ho ucciso Giovanni Falcone de Saverio Lodato, éditeur Mondadori

« J'ai tué Giovanni Falcone. Mais ce n'était pas la première fois : j'avais déjà utilisé l'auto bombe pour tuer le juge Rocco Chinnici et les hommes de son escorte. Je suis responsable de la séquestration et de la mort du petit Giuseppe Di Matteo qui avait treize ans lors de son enlèvement et quinze ans quand il fut tué. J'ai commis et ordonné personnellement plus de cent cinquante délits. Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à me rappeler, un par un, de tous les noms de ceux que j'ai tués. Beaucoup plus de cent, mais surement moins de deux cents. »

Brusca est emprisonné en 1996 mais, ayant collaboré et obtenu le statut de repenti, il a bénéficié d'un régime de liberté conditionnelle en 2004[2], qui a ensuite été levé. Il est actuellement détenu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lo scannacristiani surnom de Giovanni Brusca ne se traduit pas par « L'égorgeur de chrétiens ». Dans les dialectes italiens le terme cristiano est très souvent utilisé pour « humain », « homme » ou une « personne ». Donc la traduction de Lo scannacristiani serait plus simplement « Le tueur ».[réf. nécessaire]
  2. (it) Leoluca Orlando, Leoluca Orlando racconta la mafia, UTET libreria, , p. 84.

Source[modifier | modifier le code]