Giosetta Fioroni

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Giosetta Fioroni
Giosetta-Fioroni.jpg
Giosetta Fioroni
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (87 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Giosetta Fioroni (née le à Rome) est une peintre italienne du pop art qui a su s’imposer dans un milieu majoritairement masculin.[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

Giosetta Fioroni est issue d'une famille d'artiste, son père Mario était sculpteur, sa mère peintre. Elle étudie à l'Accademia di belle arti di Roma, où elle est l'élève de Toti Scialoja.

Giosetta Fioroni expose à la VIIe Quadriennale de Rome de 1955 et l'année suivante à la XXVIIIe Biennale de Venise. Entre 1958 et 1962, elle fait un séjour à Paris

De retour à Rome, elle fréquente le milieu artistique de la Galleria La Tartaruga de Plinio De Martiis, fait la connaissance de Cy Twombly, Willem de Kooning, Robert Rauschenberg.

En 1961 lors d'une exposition personnelle à la Tartaruga avec Umberto Bignardi elle expose des toiles réalisées avec des couleurs industrielles aluminium et or, représentant des signes, écritures, symboles superposés et effacés.

Elle fréquente le groupe de Verri ainsi que le Gruppo 63. Elle est la seule femme du groupe romain Scuola di Piazza del Popolo avec Tano Festa, Mario Schifano et Franco Angeli avec lesquels elle expose à la Biennale de Venise de 1964 (la Biennale de la Pop Art) sur invitation de Maurizio Calvesi. Elle obtient une reconnaissance en Italie dès les années 1960[1]. Elle devient la compagne de l'écrivain Goffredo Parise jusqu'à la mort de ce dernier en 1986.

Dans la série Argenti qu'elle réalise entre 1961-1970, elle projette sur la toile des images de mannequins de la presse. D'objets offerts au désir masculin, Giosetta Fioroni en fait des sujets[1].

Depuis 1963 elle travaille à partir de photos projetées sur toile ; en 1967 à la Galleria del Naviglio de Milan, elle expose une série de travaux avec des visages et figures féminines sur fond blanc, revisite des œuvres classiques de Botticelli, Carpaccio et Simone Martini.

En 1968 elle inaugure l'exposition Il teatro delle mostre à la Tartaruga intitulée La spia ottica, puis se représente à la Quadriennale de Rome en 1973.

À partir de 1969 elle approche le domaine de la légende avec les toiles, boîtes, petits théâtres. Au cours des années 1980, elle collabore avec des écrivains et poètes.

En 1990 l'Istituto Nazionale per la Grafica de Rome organise une rétrospective de ses travaux sur papier.

En 1993 à la Biennale de Venise, elle présente une salle d'exposition personnelle et au cours de la même année débute ses travaux à base de céramique[2],[3].

En 2018, une rétrospective de son travail est organisée par Flavio Arensi et Elettra Bottazzi au Museo del Novecento, à Milan[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Catherine Macchi, « Giosetta Fioroni. Une iconographie du féminin », AWARE Women artists / Femmes artistes,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juin 2018)
  2. Pirovano 1993, p. 716-717.
  3. D'Agostino 2009.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Carlo Pirovano, La pittura in Italia : Il Novecento/2 : 1945-1990, vol. 2, Milan, Electa, , 913 p. (ISBN 88-435-3982-5), « Fioroni, Giosetta »
  • (it) Patrizia D'Agostino, Giosetta Fioroni. Intervista all'artista in Arte contemporanea, n°16, (ISSN 1828-1125)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]