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Gina Haspel

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Gina Haspel
Illustration.
Gina Haspel en mars 2017.
Fonctions
Directrice de la Central Intelligence Agency
En fonction depuis le [N 1]
(5 mois et 20 jours)
Président Donald Trump
Prédécesseur Mike Pompeo
Directrice adjointe de la Central Intelligence Agency

(1 an, 3 mois et 10 jours)
Président Donald Trump
Prédécesseur David S. Cohen
Successeur Vacant
Directrice du National Clandestine Service

(2 mois et 9 jours)
Prédécesseur John Bennett
Successeur Frank Archibald
Biographie
Nom de naissance Gina Cheri Haspel
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Ashland (Kentucky, États-Unis)
Nationalité Américaine
Diplômé de Université de Louisville

Gina Haspel, née le à Ashland (Kentucky), est une personnalité des renseignements américains. Directrice du National Clandestine Service par intérim en 2013, elle est directrice adjointe de la CIA de 2017 à 2018 puis directrice depuis 2018, sous la présidence de Donald Trump.

Biographie

Elle suit ses études secondaires en Grande-Bretagne puis est diplômée de l'université de Louisville (Kentucky) en langues et journalisme ; elle rejoint la CIA en 1985 et devient espionne sous couverture. Elle travaille dans différents pays comme chef de mission (vingt postes à l'étranger, en Afrique, Asie, Proche-Orient et Europe[1]), son dernier poste à l'étranger étant à Londres (Royaume-Uni), à la fin des années 2000[2].

Brièvement responsable des opérations clandestines de la CIA (le National Clandestine Service), elle est la première femme à occuper ce poste. Elle est remplacée après quelques semaines, à cause de doutes quant à sa responsabilité concernant la création, après les attentats du 11 septembre 2001, de prisons secrètes à l'étranger, où des actes de torture ont été commis contre des détenus. Le Washington Post affirme qu'elle a « géré une prison secrète en Thaïlande où les détenus étaient soumis à des simulations de noyade et à d'autres mauvais traitements » et qu'elle aurait participé à la destruction de vidéos de ces interrogatoires[2], mais le 15 mars 2018, il est confirmé qu'elle a pris ce poste fin 2002 après certains de ces traitements concernant Zubaydah[3].

Elle est accusée de destruction de preuves notamment des bandes vidéo de l'interrogatoire de Abou Zubaydah et de Abd al-Rahim al-Nashiri afin de les soustraire à la justice américaine[4]. Assumant cette décision « pour protéger les agents », cela participe à sa popularité au sein de la CIA[1].

En février 2017, elle est nommée directrice adjointe de la CIA. En raison de son passé, deux sénateurs démocrates, Ron Wyden et Martin Heinrich, émettent des réserves au sujet de cette promotion. A contrario, elle reçoit le soutien de trois anciens directeurs de la CIA et de l'ancien directeur du renseignement américain James Clapper. Le 13 mars 2018, le président Donald Trump nomme le directeur de la CIA Mike Pompeo secrétaire d'État des États-Unis. Gina Haspel est alors désignée pour lui succéder[2].

Le 17 mai 2018, le Sénat approuve sa nomination à la tête de la CIA par 55 voix contre 45 en dépit de son refus de condamner l’usage de la torture, arguant qu'il était légal à l'époque. Gina Haspel a toutefois affirmé qu'elle se soumettrait à la loi actuelle et a juré de ne jamais plus diriger de prisons secrètes ou de réutiliser des « techniques d’interrogatoire renforcées » à l’avenir[5],[6]. Si plusieurs élus s'opposent à sa nomination, comme le sénateur républicain John McCain, elle est soutenue par plusieurs personnalités, comme les directeurs de la CIA sous Barack Obama, Leon Panetta et John O. Brennan. Sa connaissance des rouages de la CIA est particulièrement saluée[1].

Elle est la première femme à occuper ce poste[7].

Notes et références

Notes

  1. Par intérim jusqu'au 21 mai 2018.

Références

Liens externes