Gilles Roussi

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Gilles Roussi
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Gilles Roussi en 2003

Naissance (69 ans)
Constance
Profession

Gilles Roussi (né le ) est un artiste français, créateur de nombreuses sculptures portant sur les problématiques engendrées par la modernité et notamment les machines électroniques.

Pendant la période 1970-1990, il contribua avec d'autres artistes à rapprocher les deux mondes artistiques et scientifiques et s'interrogea sur les enjeux de la modernité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilles Roussi fait ses études secondaires au Collège Cévenol, dans la section technique/mathématiques. Après une année de prépa en « taupe » ; la seconde sera médiocre. Il passe une année, 1966, à Violet, puis entre en 1967 aux beaux-arts de Saint-Étienne, d'où il est renvoyé.

En 1968, époque de contestation, il crée sa première sculpture électronique. Et c'est en 1970 qu'il rencontre Iris Clert, seule galeriste parisienne qui s’intéresse alors à ce genre de travail.

De 1970 à 1976, il exerce la profession de routier international, puis, en octobre 1976, il entre comme professeur aux beaux-arts de Mâcon.

En 1981, il est chargé de mission auprès du ministère de la Culture pour la création de l’école des beaux-arts de Fort-de-France (Martinique), où il rejoint son oncle Aimé Césaire qui l'aidera dans cette tâche. Cette école porte depuis le nom d'Institut régional d'art visuel de Fort-de-France.

En 1982, Gilles Roussi est nommé professeur au département design de l'École supérieure art et design de Saint-Étienne. Il organise régulièrement des ateliers ARC (Ateliers de Recherche et Création) avec ses élèves et des étudiants d'autres écoles comme l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne. L'atelier qu'il animait en 2006-2007, par exemple, portait sur la « rature » et faisait interagir technologies de pointe, philosophie, art, théologie et mathématiques appliquées.

En 1985, il est lauréat du concours international de la Cité des sciences et de l'industrie (La Villette) pour l’espace robotique et, toujours la même année, se retrouve titulaire d’une bourse de recherche au centre international de création artistique de la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon.

En 1986, il signe un contrat de partenariat avec la fondation Hewlett Packard[1], et en 1987 il travaille avec les ingénieurs de Hewlett Packard à la réalisation d’une plante informatique pour le siège social européen de l'entreprise.

En 1989, il réalise le monument commémoratif du bicentenaire de la Révolution française pour la ville de Fort-de-France : Liberté inachevée.

En 1994, il est contacté par le conseil d’administration de l’École polytechnique pour la réalisation d’une sculpture commémorant le bicentenaire de l’école : ce travail durera un an en collaboration avec le laboratoire informatique de l’école.

Travail à Polytechnique avec son complice Jean-Marc Steyaert[2], en 1993-1994.

En 2000, il est lauréat du concours pour la commémoration du parvis de l'Église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d'Assy, décorée par les artistes majeurs de la première moitié du XXe siècle, Fernand Léger, Henri Matisse, Marc Chagall, Georges Rouault, Germaine Richier, etc. Pour cette occasion, il réalise Plaidoyer pour les droits de l’homme.

Parallèlement à ces diverses réalisations, Gilles Roussi poursuit un travail de sculpture lié aux nouvelles technologies.

Il vit à Saint-Étienne (Loire). Désormais à la retraite, il travaille sur des sculptures liées à des textes « fondateurs » (William Shakespeare, Herman Melville, etc).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Le Mystère du temps (1990).

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

« Les machines inutiles »,
exposition à Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la fondation.
  2. Laboratoire d'Informatique de l'École polytechnique.
  3. a, b et c L'œuvre a été volée.

Lien externe[modifier | modifier le code]