Gilles Paquin

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Gilles Paquin est un journaliste québécois à la retraite du journal La Presse, ayant travaillé pour Radio-Canada, Le Droit et Montréal-Matin.

Correspondant parlementaire de La Presse à Ottawa pendant 12 ans, ensuite chef du service International de ce quotidien, il était avant tout reporter à l’international et correspondant québécois à l'étranger. Il a été envoyé spécial aux États-Unis, au Mexique, au Brésil et dans la plupart des pays de l'Amérique latine, ainsi qu'au Moyen-Orient.

Connu pour traiter d’informations sensibles et pour ses prises de position vigoureuses; on lui reconnaît de l’impartialité, du style et du professionnalisme dans le traitement de ces nouvelles. « Nos enquêtes internes auprès des lecteurs démontraient que les gens en voulaient de plus en plus. Nos lecteurs veulent être informés sur ce qui se passe à l’étranger, c’est normal, cela a un impact sur notre économie canadienne. » cf

(Les cahiers du journalisme no. 12, Automne 2003). Bénéficiant d’un large appui de ces confrères du métier, Gilles Paquin a marqué le journalisme québécois dans les années 1990.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Très intéressé dans les affaires politiques locales et internationales, Paquin fait parler de lui en 1970, quand il est visé par les mesures de guerre d’Octobre.

Il a été arrêté et détenu sans mandat lors de la proclamation de la Loi sur les mesures de guerre, puis libéré sans jamais avoir été accusé de quoi que ce soit.

Il a écrit divers articles sur la révolution bolivarienne au Venezuela, ce qui lui a valu les foudres de nombreux anti-Chavez et des pressions de La contra vénézuélienne établie au Canada, ce qui a créé la mobilisation du corps journalistique à l'époque.

Le journaliste militant fut très impliqué a valoriser l’information internationale auprès des québécois, en usant du principe de proximité afin de réduire la complexité intrinsèque à certains sujets. Selon lui : « Les enquêtes internes auprès des lecteurs démontraient que les gens en voulaient de plus en plus. Nos lecteurs veulent être informés sur ce qui se passe à l’étranger, c’est normal, cela a un impact sur notre économie canadienne. »

Le 3 juillet 1995, le journaliste Gilles Paquin écrit un article intitulé : « Ottawa propose douze millions à quinze organismes anglophones du Québec ».

Cet article d'information politique lui vaut une plainte d’Allan Davis au Conseil de presse du Québec. Alors directeur général de l'association des journaux régionaux du Québec (AJRQ), Davis accuse Paquin de manque de rigueur quant aux quiproquos que soulève cet article. Cette affaire aurait présumément eu pour effet d'exacerber les tensions entre communautés anglophones et francophones du Québec, même si finalement aucune faute professionnelles n'a été jugée contre Gilles Paquin.

En 2003, après une entrevue avec Hugo Chávez, Gilles Paquin écrit plusieurs articles sur la réalité de la révolution bolivarienne au Venezuela. Ce qui lui a valu diverses lettres d'opposants à Hugo Chávez. Les mécontents lui reprochaient entre autres ses dires sur la grève générale au Venezuela, mais aussi d'avoir donné la parole à des pauvres de Puerto Cabello qui défendaient le palais présidentiel lors de la tentative de coup d'état.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Gilles Paquin, possède une maison au lac Meech à Chelsea depuis plusieurs années. Il avait pris position dans l’actualité lors de la critique des habitations autour du lac Chealsea, en expliquant que bon nombre de résidents habitent à l’intérieur des limites du parc Gatineau depuis plus de 100 ans et que c'était un faux procès de critiquer leur présence dans ces lieux.

Notes et références[modifier | modifier le code]