Gilles Lades

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gilles Lades
Description de l'image Gilles Lades.jpg.
Naissance (68 ans)
Figeac
Activité principale
poète, écrivain
Distinctions
Prix Antonin-Artaud
Auteur
Genres
poésie, récit

Gilles Lades, né le (68 ans) à Figeac, est un poète et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilles Lades passe son enfance et son adolescence à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), sans rompre le lien avec ses origines lotoises. Sur fond de nostalgie, il s'y est forgé un attachement particulier pour les paysages du Quercy, désormais intériorisés. Il effectue des études de Lettres Supérieures à Toulouse, puis de Lettres Classiques à l'Université de cette même ville. Il sera successivement professeur de Lettres en Moselle, à Orléans, puis dans le Lot à partir du début des années 1980[1]. Ses premiers poèmes reçoivent les encouragements de Jean Malrieu et de Joseph Delteil. Malgré un premier recueil (Lames de fond, Millas-Martin, 1977) et une pièce de théâtre (Tout autour du silence, 1978), sa quête se poursuit dans la solitude, jusqu'en 1983 où il rejoint la revue Encres Vives, dirigée par Michel Cosem. Il a beaucoup voyagé en Europe, notamment en Italie, à la recherche des sites et des lieux, mais aussi du génie de chaque culture (Carnets d'Europe). Il a participé aux activités de l'association Escalasud (colloque des poètes du Sud). Membre des comités de rédaction des revues Encres Vives et Friches, il cultive une approche critique à travers la rédaction de notes de lecture et d'études sur ses contemporains.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Le lyrisme initial (Lames de fond), vécu comme une libération, s'est infléchi vers le témoignage de la précarité existentielle et l'exercice d'une certaine radicalité de l'expérience intérieure (Personne perdue, Le Trait cassé, Lente lumière). Néanmoins, le dépouillement et la tension de certains recueils alternent avec la célébration des beautés de la nature et du monde (Val Paradis, Cœurs du Célé, Portails de Charentes). Depuis les années 1990, son œuvre poétique se double d'ouvrages de prose : d'une part, des récits articulés autour du thème de la destinée, et d'autre part des études de sites et de paysages, des carnets de route, où convergent observation, contemplation, intime adhésion au lieu.

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

  • Prix Froissart 1987 pour Les Bastions bleus.
  • Prix Antonin-Artaud 1994 pour Les Forges d'Abel.

Publications[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Prose et paysage[modifier | modifier le code]

  • Rocamadour : le sanctuaire et le gouffre. Vayrac : Tertium, coll. «  Pays d'encre. Littérature », 2006, 123 p. (ISBN 2-916132-01-5)
  • Les Vergers de la vicomté, peintures de Gilles Sacksick. Vayrac : Éditions Tertium, 2010, 160 p. (ISBN 978-2-916132-28-0)
  • Quercy de ciel de roche et d'eau, avec des photographies de Guy Kunz-Jacques, préface de Pierre Bergounioux. Vayrac : Éditions Tertium, 2015, 313 p. (ISBN 978-2-36848-248-3)

Récits[modifier | modifier le code]

  • Dans le chemin de buis, Cambes, France, Éditions du Laquet, coll. « Terre d’encre », 1998, 92 p. (ISBN 2-910333-65-5)
  • Sept solitudes, Cambes, France, Éditions du Laquet, 2000, 125 p. (ISBN 2-84523-008-7)
  • Dans le chemin de buis, Colomiers, France, Éditions Encres Vives, coll. « Encres blanches », 2007 (ISBN 978-2-916132-16-7)

Théâtre[modifier | modifier le code]

Anthologie[modifier | modifier le code]

  • Anthologie des poètes du Quercy, édit. scientifique, Cambes, France, Éditions du Laquet, coll. « Terre d’encre », 2001, 92 p. (ISBN 2-84523-035-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lecture poétique «Regards croisés» », sur LaDépêche.fr, (consulté le 2 septembre 2014)

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Mathé, « Esquisses pour une lecture de Gilles Lades », Jalons n° 47.
  • Revue La Sape n° 45.
  • Revue Encres Vives n° 259 spécial Gilles Lades, mars 2000.
  • Paul Farellier, Les Hommes sans Épaules n° 23-24.

Liens externes[modifier | modifier le code]