Gilles Johanet

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Gilles Johanet, né le à Paris, est un haut fonctionnaire français, spécialiste des secteurs de la santé, de tendance libérale. Il est procureur général près la Cour des comptes depuis juillet 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études à l’IEP puis à l’ENA, il entre à la Cour des comptes en 1977. Il est directeur de cabinet de Georgina Dufoix au secrétariat d’État à la Famille dans le gouvernement socialiste, en 1981-1983. Il est ensuite chargé de mission pour les questions de santé, maladie et retraite auprès de Pierre Mauroy, en 1983-84. Il est nommé à la tête de la CNAMTS entre 1989 et 1993 et de juillet 1998 à février 2002. Entre ces deux postes, il est président du Centre de sécurité sociale des travailleurs migrants, secrétaire général de la Cour des comptes (1997-1998) et directeur du régime social des marins.

Jusqu'à la fin des années 90, M. Gilles Johanet a défendu un numerus clausus bas qui a eu des conséquences sur la diminution drastique du nombre de médecins formés et sur la question des déserts médicaux en France au début du XXIe siècle[1] En 2002, il démissionne de son poste de directeur de la CNAMTS, face au refus de Martine Aubry d'accepter son plan stratégique pour la Sécurité sociale, comprenant, notamment, le conventionnement sélectif des médecins en fonction des besoins géographiques.

Tout comme d’autres personnes ayant eu des responsabilités dans le système de soins solidaire, (Jean de Kersvadoué ou Claude Évin), il recommande la mise en concurrence du secteur de la santé[2], annonçant même en 1999 l’effondrement du système de Sécurité sociale français dans les trois ans[3].

Il occupe également le poste de conseiller maître à la Cour des comptes.

Directeur général adjoint jusqu'en 2006, à la tête de la branche santé et assurances collectives des AGF (septembre 2003), il propose en avril 2006 une réduction de la cotisation à l’assurance santé maison contre des preuves d’achat du yaourt Danacol™ de Danone[4], et une complémentaire santé dite Excellence santé à 12 000 par an et par personne, donnant accès aux meilleurs médecins de France. Un réseau de 200 médecins, dont Pierre Godeau (président de l’Institut Servier), est déjà constitué [référence souhaitée - lien non valide][5]. Les soins plus lourds (comme la chirurgie) restant à la charge de la Sécurité sociale. Face au tollé général, le projet ne verra jamais le jour. Il quitte AGF devenu Allianz en 2007 et retourne à la Cour des Comptes[6].

Le 18 février 2011, il est nommé président du Comité économique des produits de santé, en remplacement de Noël Renaudin[7].

Il est nommé à la fonction de procureur général près la Cour des comptes par un décret du 19 juillet 2012, à compter du 27 juillet suivant[8].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est l'époux d'Anne-Claire Bolotte, fille de Pierre Bolotte[9].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Santé : Dépenser sans compter : des pensées sans conter. Santé de France, 1995.
  • Sécurité sociale, l'échec et le défi. Seuil, 1998, où il estime que la Sécurité sociale coûte 100 milliards de francs de trop par an (édition du Seuil)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’origine de la pénurie des médecins en France
  2. cerclesliberaux.com
  3. exmed.org
  4. Dominique Gallois et Virginie Malingre, « AGF et Danone soignent leurs clients en remboursant des yaourts », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  5. avenirdelasante.fr
  6. « AGF envisage de lancer une assurance-santé très haut de gamme », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  7. kamedis-conseils.com
  8. Décret du 19 juillet 2012 portant nomination du procureur général près la Cour des comptes - M. Johanet (Gilles) publié au JORF du 20 juillet 2012.
  9. « Bolotte, Pierre Jacques », dans René Bargeton, Dictionnaire biographique des préfets (septembre 1870-mai 1982), Paris, Archives nationales, (ISBN 2-86000-232-4, lire en ligne).