Gilles Carle

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Gilles Carle est un graphiste plasticien, réalisateur, scénariste, monteur et producteur québécois né le [1] à Maniwaki (Canada) et mort le au Centre hospitalier de Granby[2],[3],[4],[5],[6], étant alors résident de Saint-Paul d'Abbotsford[7].

Élevé à Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue, il déménage à 16 ans à Montréal pour étudier le dessin à l'École des beaux-arts puis à l'École des arts graphiques de Montréal. Après avoir étudié en Lettres à l'Université de Montréal, il participe dans les années cinquante à la création de la maison d'édition l'Hexagone[8] qui publie notamment à l'époque les œuvres de poètes comme Gaston Miron. Puis il travaille comme graphiste à Radio-Canada à partir de 1955, et joint ensuite l'Office national du film du Canada (ONF), en 1960, où il est d'abord documentaliste, puis scénariste avant de réaliser plusieurs documentaires dont Percé on the Rocks en 1964. En 1965, il y signe son premier long-métrage de fiction (d'environ 75 minutes), La Vie heureuse de Léopold Z., alors qu'on ne l'avait autorisé qu'à réaliser un simple documentaire (d'environ 15 ou 20 minutes) portant sur l'enlèvement de la neige à Montréal.

En 1966, semoncé par son employeur pour avoir transformé en long métrage ce projet de documentaire, il quitte l'ONF pour les Productions Onyx avec lesquelles il scénarise et réalise Le Viol d'une jeune fille douce (en 1968), Red (en 1970) et Les Mâles (en 1971). Puis, avec Pierre Lamy, il fonde les Productions Carle-Lamy au début des années 1970 et réalise au cours de cette décennie La Vraie Nature de Bernadette (en 1972), La Mort d'un bûcheron (en 1973) et La Tête de Normande St-Onge (en 1976). Au cours des années 1980 il adapte deux classiques de la littérature québécoise au grand écran, Les Plouffe (en 1981) et Maria Chapdelaine (en 1983). Gilles Carle réalise ses derniers longs-métrages de fiction au cours des années 1990, avant que la maladie ne le réduise à des travaux plus solitaires, d'écriture et d'art plastique, puis à l'inaction totale.

Doué pour la scénarisation et la création de personnages complexes mais authentiques, fidèles à leurs réalités culturelles, l'œuvre de Gilles Carle est celle du conte, de la fantaisie, de la fable sociale amusée[9],[10]. Plusieurs interprètes reviennent en récurrence dans son œuvre, comme Carole Laure, Willie Lamothe, Daniel Pilon, sans oublier Donald Pilon puis Chloé Sainte-Marie.

Il a été président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques Canada (SACD) de 1987 à 1992 ainsi que président d'honneur de 1993 à 2009[11]. Dans cette société, il a notamment veillé aux intérêts moraux et matériels des auteurs en négociant pour eux les licences d'exploitations avec les chaines de télévision et les producteurs de théâtre.

Depuis 1991, il est atteint de la maladie de Parkinson, une maladie dégénérative, qui paralyse peu à peu ses mouvements et le rend inapte à marcher, puis à parler. Il est aussi atteint de la maladie d'Alzheimer, une maladie dégénérative qui fait perdre la mémoire. Sa compagne, Chloé Sainte-Marie embauche des préposés pour s'occuper de lui. Elle se démène activement auprès des gouvernements canadien et québécois pour qu'ils viennent en aide financièrement aux aidants naturels… mais elle n'obtient que peu de succès[12]. Gilles Carle, devenu incapable d'ingurgiter et souffrant d'un infarctus et d'une pneumonie, est transporté à l'hôpital, où il meurt après quelques semaines, au petit matin du samedi 28 novembre 2009. Le Québec lui réserve des funérailles nationales, le samedi suivant[13]. Il laisse dans le deuil ses trois enfants, Ariane, Martine et Sylvain Carle, ainsi que ses trois petits-enfants, Frédéric et Sandrine Carle-Landry et Mélissa Carle-Palu.

Sommaire

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Rouyn-Noranda en 1937

Gilles Carle nait le 31 juillet 1928[1], de Georges Carle et d'Yvonne Clément, à Maniwaki mais passe la majeure partie de sa petite enfance à Northfield[14], également en Outaouais. Gilles Carle a grandi dans une famille de 6 enfants[15], son père est laitier puis mineur et sa mère est institutrice[16]. Gilles Carle serait un « métis algonquin » (de 5e génération : 1 ancêtre sur 32) et « métis montagnais ou huron » (de 8e génération : 1 ancêtre sur 256), et aurait donc 3,5 % d'ancêtres amérindiens (9 sur 256) et 96,5 % d'ancêtres européens[17]. En 1935, toute la famille déménage à Rouyn-Noranda en Abitibi[18], il y vivra jusqu'à l'âge de 16 ans.

Possédant un talent certain pour les arts graphiques, il s'inscrit à École des beaux-arts de Montréal en dessin commercial et s'installe dans la métropole québécoise en 1945. Parmi ses professeurs on compte Alfred Pellan et Jean Simard[19]. Il subvient principalement à ses besoins en exerçant près de 36 métiers en plus de ses études[20]. Certains des emplois qu'il occupe, tels aide-camionneur, mineur, rédacteur pour un journal publicitaire de l'Association des pâtes et papiers et show boy pour un spectacle de danse, seront évoqués dans ses films[21]. En 1950, après avoir terminé sa formation, il s'inscrit comme auditeur (dispensé des examens) à des cours universitaires : à l'Université de Montréal en littérature, puis à l'Université McGill en sciences sociales[21]. Il fréquente également l'École polytechnique, où il étudie la photographie et l'imprimerie. Durant ces études, il écrit des critiques littéraires, de cinéma et de télévision, pour le journal Le Devoir puis L’Écran et Liberté, sous quatre pseudonymes différents[20]. Il joint aussi le groupuscule formé autour du poète Gaston Miron qui sera à l'origine de la création des éditions de l'Hexagone en 1953[20]. De 1951 à 1954, il quitte Montréal pour Québec, où il pratique les métiers de caricaturiste et d'artiste graphique deux ans avant de devenir assistant directeur et agent de liaison pour une entreprise spécialisées en graphisme[21].

En 1955, Gilles Carle est engagé comme graphiste à la société Radio-Canada, Il y travaille jusqu'en 1960[20]. C'est Gilles Marcotte, travaillant alors pour l'Office national du film et ancien collègue au journal Le Devoir, qui lui offrira de devenir recherchiste pour un film scientifique produit par cette agence culturelle gouvernementale en 1960 : Le Prix de la science[22]. Il y scénarise également une fiction à saveur autobiographique, Tout l'or du Monde, qui traite de la situation difficile de mineurs de l'Abitibi[21]. À la suite de ce film, il reçoit une offre de scénariste à temps plein mais refuse ; au terme de négociation qui s'étalent sur près de deux ans il parvient à obtenir le poste de réalisateur-scénariste permanent[22].

Le prix de la science (1960)[modifier | modifier le code]

Réalisé par Raymond Leboursier, réalisateur français et produit par l'ONF, Gilles Carle fut engagé à titre de recherchistes et scénariste de ce documentaire. Intitulé, Le prix de la science- Le défi de la recherche scientifique dans la vie industrielle contemporaine, le film expose les rapports entre la grande industrie et la recherche scientifique. Les images dévoilent les plus récents appareils utilisés dans les laboratoires modernes.

Tout l'or du monde... (1959)[modifier | modifier le code]

Réalisé également par Raymond Leboursier, il s'agit du premier scénario de fiction signé Gilles Carle. Produit par l'ONF, Tout l'or du monde...[23] raconte l'histoire d'une communauté vivant dans une petite ville quasi-abandonnée du Nord-Ouest à la suite de la fermeture d'une mine. Tous les matins, le père Aristide Leblanc part à la recherche de travail dans les villes environnantes. Sa femme, enceinte, restant seule avec les enfants, souhaite déménager à Val-d'Or chez sa sœur pour trouver un emploi. Le fils Leblanc, avec ses amis, s'amusent tous les jours à s'inventer un métier. Aujourd'hui, ils seront pompiers. Ils décident de mettre en feu une vieille grange. Lorsqu'ils s'apprêtent à l'éteindre, ils s'aperçoivent qu'il n'y a plus d'eau dans le puits. Toute la mine passe à deux doigts d'être brûlée. À son retour, Aristide Leblanc en conclut qu'il est temps de déménager et de quitter cette communauté.

Passage à l'Office national du film du Canada (1961-1966)[modifier | modifier le code]

Au cours de ses cinq années à l'ONF, Gilles Carle est principalement contraint à tourner des documentaires. En 1961, il signe son premier film : Dimanche d'Amérique, un documentaire sur la communauté italienne de Montréal[20]. La même année, il coréalise avec Louis Portugais Manger. Ensuite, la société d'État lui commande plusieurs courts documentaires comme Patinoire en 1962 ainsi que des reportages sur l'équipe olympique canadienne de natation dans Natation et Patte Mouillée en 1963. Enfin, il scénarise et réalise Un air de famille et Percé on the Rocks en 1964, qui obtient une certaine notoriété. Ce film est tout de suite suivi, la même année, par un court-métrage, la première fiction de sa filmographie : Solange dans nos campagnes. Puisqu'à l'époque il existe des liens étroits entre Radio-Canada et l'ONF, deux sociétés d'État, la plupart de ses documentaires seront projetés au petit écran[24].

Dimanche d'Amérique (1961)[modifier | modifier le code]

Dimanche d'Amérique[25] est le premier court-métrage documentaire réalisé par Gilles Carle en noir et blanc de genre Candid eye. Filmé par Guy Borremans, l'œuvre porte un regard sur la communauté italienne à travers de multiples lieux de rassemblement et lors de diverses occasions, tels que l'Église, le défilé de la Fête nationale, les cafés et les bistros. Le film s'inscrit dans la lignée de documentaire produit par l'ONF sur les communautés diverses de Montréal (La communauté juive de Montréal (1956) de Fernand Dansereau)

Manger (1961)[modifier | modifier le code]

Réalisé en noir et blanc en collaboration avec Louis Portugais, Manger[26] dont le titre de travail était «One spaghetti meat sauce» s'intéresse aux rapports qu'entretiennent l'Amérique avec la nourriture. Le documentaire analyse le phénomène des supermarchés, de son marketting et de la transformation des aliments. Il s'agit de la première collaboration de Gilles Carle avec Werner Nold, monteur.

Patinoire (1962)[modifier | modifier le code]

Patinoire est le troisième documentaire court-métrage de Gilles Carle et le premier à être en couleur. Le documentaire explore les plaisirs et joies qu'offrent une patinoire: le hockey, les courses, les danses, etc. La musique est signée Claude Léveillée.

Natation (1963)[modifier | modifier le code]

Natation[27] est le quatrième documentaire de Gilles Carle. Il suit le quotidien de jeunes athlètes canadiens inscrits aux Jeux olympiques de 1964 à Tokyo.

Patte mouillée (1963)[modifier | modifier le code]

Produit la même année que Natation, le film suit également des athlètes sportifs, des plongeurs olympiques. Natation et Patte mouillée suit la lignée des documentaires sur le sport produit par l'ONF, initié par La lutte, Golden Gloves et Un jeu si simple.

Un air de famille (1963)[modifier | modifier le code]

Un air de famille[28] est une étude sociologique sur les tribulations de la vie familiale. Produit dans la lignée du cinéma direct, le film s'intéresse à différents événements de la vie canadienne tels que la préparation d'un mariage, un enterrement, un mariage et sa lune de miel.

Solange dans nos campagnes (1964)[modifier | modifier le code]

Solange dans nos campagnes[29] est le premier court-métrage de fiction réalisé par Gilles Carle. Le film, d'une durée de 26 minutes en noir et blanc, met en vedette Louise Marleau, Patricia Nolin et Benoit Marleau. L'histoire raconte celle de Solange, une adolescente de 16 ans, qui est invitée à une entrevue de l'émission «Soyez notre vedette». Le film se voulant une satire du cinéma direct, oscille entre le mode de représentation télévisuelle et cinématographique.

Percé on the rocks (1964)[modifier | modifier le code]

Percé on the rocks[30] promeut le tourisme dans la région de Gaspésie. Il remporta le prix Mention au deuxième Festival du cinéma canadien 1963-1967 lors du Festival International du film de Montréal en 1964. Gilles Carle a laissé plus de place à sa subjectivité dans son film, faisant ainsi un documentaire dit poétique.

La Vie heureuse de Léopold Z. (1965)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Vie heureuse de Léopold Z..
Déneigement dans une rue de Montréal (Westmount)

Son premier long métrage de fiction, La Vie heureuse de Léopold Z., est produit à l'ONF en 1965 mais sans l'autorisation de l'agence culturelle. De mèche avec son producteur Jacques Bobet, Gilles Carle transforme un projet de documentaire de 20 minutes sur la neige en une comédie d'une heure et vingt sur un déneigeur montréalais travaillant la veille de Noël[31].

En tout, le film a coûté 63 000 CAD$ et nécessité 18 jours de tournage[32]. Il est projeté pour la première fois au Festival international du film de Montréal le [33] et remporte le Grand Prix du Festival du Cinéma Canadien devant La neige a fondu sur la Manicouagan d'Arthur Lamothe et Sweet substitute de Larry Kent. Sa sortie commerciale a lieu au cinéma Parisien de Montréal le , il est par la suite distribué par l'ONF partout au Québec quelques semaines plus tard. Sa réception est bonne chez le public et pour la plupart des critiques. En tout il fait 8 semaines et plus de 50 000 entrées, pour ne les compter qu'au cinéma Le Parisien, à Montréal. À l'époque, le film devient le plus gros succès en salle du jeune cinéma québécois, dès l'hiver 1965-66[34].

Bien que le film obtienne un succès évident, l'Office national du film du Canada n'accepte toujours de financer que des courts métrages. En 1966, l'organisme propose à Gilles Carle un documentaire sur la police montée, ce qu'il refuse, quittant pour le secteur privé[35]. Il garde alors un mauvais souvenir de la structure et de la bureaucratie de l'organisme, mais un bon souvenir de l'ambiance qui régnait dans l'équipe française de l'ONF[36].

Fiction et Indépendance : Onyx Films (1966-1971)[modifier | modifier le code]

À son départ de l'ONF, Gilles Carle se joint à l'équipe d'Onyx film, la première grande compagnie de production indépendante au Québec[37]. Il s'adapte rapidement au milieu privé et réalise des variétés pour la télévision, comme Jeux de Jérolas en 1967 et Place à Olivier Guimond en 1968, des commandites gouvernementales et plus d'une centaine de publicités. En plus de devenir copropriétaire et directeur artistique, il y fait office de monteur et parfois de scénariste[38]. Gilles Carle participe également à la création de la muraille audio-visuelle du Pavillon du Québec de l'Exposition universelle de Montréal de 1967 et réalise pour l'Office du film du Québec, Québec à l'heure de l'Expo.

Le Viol d'une jeune fille douce (1968)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Viol d'une jeune fille douce.

Le Viol d'une jeune fille douce, comme La Vie heureuse de Léopold Z., est réalisé de façon pirate, sans même qu'André Lamy (en), lui aussi copropriétaire d'Onyx film, soit mis au courant. Scénarisé par Gilles Carle, le film met en scène pour la première fois les frères Pilon (Daniel et Donald).

Travaillant la nuit et les fins de semaine, les acteurs et les techniciens sont payés par la S.D.I.C.C. à la suite de la sortie du film. En tout, le tournage dure 7 mois et nécessite un budget de 65 000 $CAN[39]. Le film prend l'affiche en 1968[38].

Red (1970)

Article détaillé : Red (film, 1970).[modifier | modifier le code]

Red, pour sa part, est officiellement accepté et même sollicité ; il prend l'affiche en 1970. Le film était l'une des premières superproductions de l'époque au Québec avec son budget de 450 000 $. Il met en vedette Daniel Pilon, Gratien Gélinas, Donald Pilon et Geneviève Deloir.

Le film emprunte une esthétique très hollywoodienne avec ses poursuites en voitures et ses fusillades. Pour les distributeurs ayant investi dans le film, comme Famous Players qui possède un important réseau de salles dans le Canada anglais, Red représente l'occasion d'initier le marché américain au cinéma québécois.

Il raconte l'histoire de Réginald Mckenzie, dit Red. Accusé du meurtre de sa sœur, Red doit fuir les autorités ainsi que ses demi-frères assoiffés de vengeance pour prouver son innocence.

Les Mâles (1971)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Mâles.

Les Mâles fut le troisième long-métrage de fiction réalisé dans le cadre de la société de production d'Onyx Films. Il fut distribué exclusivement par France-Film, qui possédait un réseau de salles au Québec et en France. Sorti le 3 mars 1971, il connût un important succès public au Québec. En France, il fut sorti sous l'étiquette de film-érotique, une vague très populaire à l'époque qui débuta par Deux femmes en or et L'Initiation. Il fut produit avec un budget environnant les 225 000 $.

Productions Carle-Lamy (1972-1975)[modifier | modifier le code]

En 1971, Gilles Carle quitte Onyx Films. Selon lui, la compagnie de production était devenue trop grosse. Après une fusion avec d'autres compagnies d'investissements dont SMA Power Corporation. Onyx Films devenait de plus en plus une compagnie chargé de projet publicitaire délaissant ainsi la production cinématographique. Le producteur Pierre Lamy quitte également sa compagnie de production et fonde avec Gilles Carle les production Carle-Lamy.

La Vraie Nature de Bernadette (1972)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Vraie Nature de Bernadette.

Les Productions Carle-Lamy étaient situés dans un bureau au sous-sol de la Place Bonaventure. Gilles Carle rêve de tout quitter sa vie montréalaise et de partir en campagne. C'est ce qui a inspiré son cinquième long-métrage de fiction, La vraie nature de Bernadette. Mettant en vedette Micheline Lanctôt, Donald Pilon et Reynald Bouchard, l'histoire raconte celle de Bernadette Brown-Bonheur qui, avec son fils, délaisse son mari à Montréal pour retourner vivre en campagne.

La Mort d'un bûcheron (1973)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Mort d'un bûcheron.

La mort d'un bûcheron souligne la première collaboration sur grand écran de Gilles Carle avec Carole Laure. L'histoire raconte celle de Marie Chapdelaine qui quitte sa région natale pour s'installer à Montréal. Marie souhaite découvrir la vérité sur son père qu'elle n'a jamais rencontré.

Le film met en vedette Daniel Pilon, Willie Lamothe et Denise Filiatrault.

Les Corps célestes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Corps célestes (film).

La Tête de Normande St-Onge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Tête de Normande St-Onge.

Seconde moitié des années 1970 : Exploration du genre[modifier | modifier le code]

L'Ange et la Femme (1977)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Ange et la Femme.

Fantastica (1980)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fantastica.

Années 1980 : Grandes fresques historiques et documentaires[modifier | modifier le code]

Les Plouffe (1981)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Plouffe.

Maria Chapdelaine (1983)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maria Chapdelaine (film, 1983).

La Guêpe (1986)[modifier | modifier le code]

Années 1990 : Derniers films[modifier | modifier le code]

La Postière (1992)[modifier | modifier le code]

Pudding chômeur (1994)[modifier | modifier le code]

Années 2000 : Combat contre la maladie de Parkinson[modifier | modifier le code]

Le cinéma de Gilles Carle[modifier | modifier le code]

Influences et style[modifier | modifier le code]

Thèmes, aspects sociaux, culturels et politiques[modifier | modifier le code]

Acteurs récurrents[modifier | modifier le code]

Gilles Carle a travaillé à plusieurs reprises avec certains acteurs : Donald Pilon (8), J. Léo Gagnon (6), Carole Laure (6), Jean-Pierre Cartier (4), Guy L'Écuyer (4), Daniel Pilon (3), Reynald Bouchard (3), Pierre Curzi (3), Denise Filiatrault (3), Chloé Sainte-Marie (3), Yvon Sarrazin (3), Yvon Barrette Rolland Bédard (2), Gilbert Comptois (2), Jean Comptois (2), Lewis Furey (2), André Gagnon (2), Amulette Garneau (2), Marc Gélinas (2), Renée Girard (2), Guy Godin (2), Robert Gravel (2), Ernest Guimond (2), Willie Lamothe (2), Micheline Lanctôt (2), Gil Laroche (2), François Léveillé (2), Katerine Mousseau (2), Gilles Renaud (2), Jean Ricard (2) et Gilbert Sicotte (2).

Acteur La Vie heureuse de Léopold Z. (1965) Le Viol d'une jeune fille douce (1968) Red (1970) Les Mâles (1971) La Vraie Nature de Bernadette (1972) La Mort d'un bûcheron (1973) Les Corps célestes (1973) La Tête de Normande St-Onge (1975) L'Ange et la Femme (1977) Fantastica (1980) Les Plouffe (1981) Maria Chapdelaine (1983) La Guêpe (1986) La Postière (1992) Pudding chômeur (1996)
Reynald Bouchard Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Jean-Pierre Cartier Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Pierre Curzi Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Denise Filiatrault Black x.svg Black x.svg Black x.svg
J. Léo Gagnon Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Carole Laure Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Guy L'Écuyer Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Donald Pilon Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Daniel Pilon Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Chloé Sainte-Marie Black x.svg Black x.svg Black x.svg
Yvon Sarrazin Black x.svg Black x.svg Black x.svg

Filmographie[modifier | modifier le code]

Filmographie
Année Film Rôle Type
1960 Le Prix de la science scénariste court métrage, documentaire
1961 Dimanche d'Amérique réalisateur court métrage, documentaire
1962 Patinoire réalisateur court métrage, documentaire
1963 Un air de famille réalisateur court métrage, documentaire
1963 Patte mouillée réalisateur court métrage
1964[Lien à corriger] Solange dans nos campagnes réalisateur, scénariste court métrage
1964[Lien à corriger] Percé on the Rocks réalisateur, scénariste court métrage
1964 The Big Swim réalisateur court métrage, documentaire
1965 La Vie heureuse de Léopold Z. réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1967[Lien à corriger] Place à Olivier Guimond réalisateur série télévisée
1968 Le Viol d'une jeune fille douce réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1970[Lien à corriger] Red réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1971[Lien à corriger] Les Mâles réalisateur, scénariste, monteur long métrage, fiction
1972 La Feuille d'érable réalisateur série télévisée
1972 La Vraie Nature de Bernadette réalisateur, scénariste, monteur, producteur long métrage, fiction
1973 La Mort d'un bûcheron réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1973 Les Corps célestes réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1975 A Thousand Moons réalisateur moyen métrage, fiction
1975 La Tête de Normande St-Onge réalisateur, scénariste, monteur long métrage, fiction
1977 L'Âge de la machine réalisateur, scénariste court métrage, fiction
1977[Lien à corriger] L'Ange et la Femme réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1980 Fantastica réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1981 Les Plouffe réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1982 Jouer sa vie réalisateur long métrage, documentaire
1983 Maria Chapdelaine réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1985 Cinéma, cinéma réalisateur long métrage, documentaire
1985[Lien à corriger] O Picasso réalisateur, scénariste long métrage, documentaire
1986 La Guêpe réalisateur long métrage, fiction
1989 ONF 50 ans réalisateur court métrage
1990 Le Diable d'Amérique réalisateur long métrage, documentaire
1992 Miss Moscou réalisateur série télévisée
1992 La Postière réalisateur, scénariste long métrage, fiction
1994 L'Honneur des grandes neiges dans Aventures dans le Grand Nord réalisateur série télévisée, épisode
1995 Le Sang du chasseur dans Aventures dans le Grand Nord réalisateur, scénariste série télévisée, épisode
1996[Lien à corriger] Pudding chômeur réalisateur long métrage, fiction
1999 Moi, j'me fais mon cinéma réalisateur, scénariste long métrage, documentaire

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses au cinéma[modifier | modifier le code]

Autres récompenses[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des journalistes du Québec ont d'abord écrit « né en 1929 », puis plusieurs se sont ravisés pour 1928, après vérification subséquente à son décès. - Gilles Carle, toujours facétieux, prenait plaisir à se donner un an de moins et à faire croire qu'il était ainsi né durant l'année facile à retenir : « l'année de la Crise » ! - Ce que confirme sa fille puînée : « Valérie Duchesne-Carle, a annoncé sa mort sur Twitter : « Mon père Gilles Carle s’est éteint il y a quelques minutes....ouf ! ». Et elle précise : « En passant, il est né en 1928 pas en 1929. Mon père a toujours laissé passer cette petite cocasserie. » »
  2. Gilles Carle s'éteint (Société Radio-Canada).
  3. Gilles Carle (1928-2009) : le plus fellinien des réalisateurs québécois, par Normand Provencher, Le Soleil, Québec — article publié le 29 novembre 2009 à 05h00, mis à jour le 29 novembre 2009 à 09h25.
  4. Gilles Carles s'éteint à l'âge de 81 ans, par Jocelyne Richer, La Presse Canadienne, Montréal — article publié sur « cyberpresse.ca » le 28 novembre 2009 à 15h40 et mis à jour le 29 novembre 2009 à 09h22.
  5. Gilles Carle, réalisateur québécois, par Jean-Luc Douin, Le Monde, Paris, le 1er décembre 2009 à 16h52 (sur abonnement après 15 jours) — article paru dans l'édition papier du 2 décembre 2009, p. 24.
  6. Galerie de photos associées à Gilles Carle et à son œuvre : plus de 30 photos, souvent avec, en légende, le synopsis du film en question.
  7. Site de la Maison Gilles-Carle, avec vue splendide sur le mont Yamaska et la plaine de Montréal.
  8. Les manifestes de l'Hexagone : l'on y montre le logo «  dessiné pas (sic) Gilles Carle ».
  9. Les Prix du Québec, Prix Albert-Tessier 1990 : le lauréat, Gilles Carle.
  10. La vraie nature de Gilles Carle - Gilles Carle : parcours d'un cinéaste interviewé par Wilfrid Lemoine, pour l'émission Gros plan, du , à la télévision de la SRC.
  11. http://www.sacd.ca/comit%C3%A9-canadien
  12. Combattre la maladie - série La vraie nature de Gilles Carle des Archives de la SRC.
  13. L'ultime adieu à Gilles Carle, samedi le 5 décembre 2009, à 11 h : funérailles nationales, à la basilique Notre-Dame de Montréal, télévisées et diffusées en direct. — Quand elles sont décrétées par le gouvernement du Québec et pour non politicien, ce sont des funérailles nationales (les dernières étaient pour Louis Laberge et Jean-Paul Riopelle en 2002, Maurice Richard en 2000 et Gaston Miron en 1996) — on les dit funérailles d'état quand décrétées pour un politicien (telles pour Claude Ryan en 2004).
  14. Gilles Carle, op. cit., page 23
  15. Gilles Carle, op. cit., page 28
  16. Gilles Carle, op. cit., page 25
  17. Gilles Carle le métis (gen-familleritchot.blogspot.com).
  18. Gilles Carle, op. cit., page 24
  19. Gilles Carle, op. cit., page 43
  20. a, b, c, d et e « Gilles Carle », sur L'Encyclopédie de L'Agora
  21. a, b, c et d Carol Faucher, Michel Houle op. cit., page 6
  22. a et b Gilles Carle, op. cit., page 45
  23. « Tout l'or du monde », sur ONF.ca, https://plus.google.com/105847898847039311452 (consulté le 19 novembre 2015)
  24. Carol Faucher, Michel Houle op. cit., page 15
  25. « Dimanche d'Amérique », sur ONF.ca, https://plus.google.com/105847898847039311452 (consulté le 19 novembre 2015)
  26. « Manger », sur ONF.ca, https://plus.google.com/105847898847039311452 (consulté le 19 novembre 2015)
  27. « Natation », sur ONF.ca, https://plus.google.com/105847898847039311452 (consulté le 19 novembre 2015)
  28. « Un air de famille », sur ONF.ca, https://plus.google.com/105847898847039311452 (consulté le 19 novembre 2015)
  29. « Solange dans nos campagnes », sur ONF.ca, https://plus.google.com/105847898847039311452 (consulté le 19 novembre 2015)
  30. « Percé on the Rocks », sur ONF.ca, https://plus.google.com/105847898847039311452 (consulté le 19 novembre 2015)
  31. Gilles Carle, op. cit., page 46
  32. Pierre Demers, « La Vie heureuse de Léopold Z. ou Montréal vu par... Gilles Carle », 24 images, no 60,‎ , p. 48-49 (lire en ligne)
  33. Michèle Favreau, « Gilles Carle, la réalité québécoise et le métier de cinéaste », dans La Presse, Montréal, 10 juillet 1965, p. 15
  34. « La carrière heureuse de Léopold Z. », dans La Presse, Montréal, 15 janvier 1966, p. 2
  35. Gilles Carle, op. cit., page 47
  36. Carol Faucher, Michel Houle op. cit., page 25
  37. Éléphant - Histoire du Cinéma québécois 1960-1969
  38. a et b Carol Faucher, Michel Houle op. cit., page 35
  39. Le viol d'une jeune fille douce (sur IMDB)