Gilbert Facchinetti

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Gilbert Facchinetti
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Hommage à Gilbert Facchinetti en juillet 2018.
Alias
Facchi, le patriarche, le parrain[1]
Naissance
Lausanne (Suisse)
Décès (à 82 ans)
Neuchâtel
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Pays de résidence Suisse
Profession
Boucher
Activité principale
Entrepreneur dans la construction
Autres activités
Président de Neuchâtel Xamax
Famille
Mickaël Facchinetti (petit-fils et footballeur)

Gilbert Facchinetti, né le à Lausanne et mort le à Neuchâtel, est un entrepreneur suisse, originaire d'Italie.

Il est connu pour avoir été le président du Neuchâtel Xamax.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilbert Facchinetti est né le à Lausanne[2] dans une famille originaire d’Italie[3]. Le football est alors une histoire de famille, intimement liée au FC Xamax. En effet, son père Silvio a évolué en Série A avant de devenir président d’honneur du FC Xamax après la Deuxième Guerre mondiale, alors que deux de ses oncles ont porté le maillot de l’équipe de Suisse[4],[5]. Comme son père[4], Gilbert Facchinetti devient boucher après avoir fait un apprentissage dans cette profession[2].

Gaucher au gabarit imposant[5], il commence sa carrière de footballeur au FC Cantonal Neuchâtel, avant de rejoindre le FC Xamax, puis le FC Granges[6]. Il joue ensuite au Servette FC[2] et reçoit plus tard une offre du Genoa[2], avec à la clé un salaire 6 000 francs suisses par mois[7]. Son oncle décède au même moment et le transfert capote, Gilbert Facchinetti étant poussé par son père à entrer dans l'entreprise familiale, active dans le bâtiment[2]. Il met alors sa carrière de footballeur au second plan, jouant au FC Bienne avant de finir sa carrière au FC Xamax[5]. Ainsi, en 1966, il cumule son statut de joueur avec les fonctions de directeur technique et de responsable de la première équipe alors nouvellement promue en Ligue nationale B[8]. Il met un terme à sa carrière en Ligue nationale B en fin de saison 1966-1967, afin de se concentrer sur son rôle de dirigeant[9]. En 1970, il devient directeur sportif du Neuchâtel Xamax, club issu de la fusion entre Neuchâtel-Sports (auparavant connu sous le nom de FC Cantonal Neuchâtel) et le FC Xamax[10]. Cinq ans plus tard, il devient chef du département technique de l’Association suisse de football, avant d’être nommé directeur des équipes nationales l’année suivante[5]

En 1979, il est élu à la présidence du Neuchâtel Xamax[5]. Véritable patriarche[11],[1], il emmène son club à deux titres de champion de Suisse, en 1987 et en 1988. Sachant mobiliser le tissu économique neuchâtelois[3] au point que « lorsqu’un tunnel se creusait en ville, ça signifiait, en gros, qu’un nouvel attaquant allait signer au club »[12],[13], il engage des joueurs comme Heinz Hermann[3], Uli Stielike, Hossam Hassan, Lajos Détári[14], ou l'entraîneur Gilbert Gress[7].

Homme de parole[3], Facchinetti paraphait ses contrats d'une poignée de main[7], jusqu'à ce que deux joueurs lui demandent de fortes sommes sans respecter la poignée de main[7].

En 1996, après 36 ans à diriger l’entreprise de construction Facchinnetti, Gilbert Facchinetti prend ses distances avec les affaires courantes et délaisse ses fonctions de directeur et président du conseil d’administration de l’entreprise fondée par son grand-père[15]. Sept ans plus tard, c’est la direction exécutive de son club de football qu’il cède, à Alain Pedretti, après avoir passé vingt-quatre ans à sa tête[13],[5],[16]. Il reste néanmoins le président d'honneur du club[16]. En 2012, il revient pour reprendre le club à la suite de la faillite.

Il meurt le à Neuchâtel, peu après avoir vécu la promotion de son club de coeur en première division suisse[17],[18].

Famille[modifier | modifier le code]

Son petit-fils, Mickaël Facchinetti, est footballeur professionnel.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fred Hirzel, « «Facchi», au nom du père », sur letemps.ch, (consulté le 14 juin 2012), p. 1
  2. a b c d et e Simon Meier, « Gilbert Facchinetti », sur letemps.ch, (consulté le 14 juin 2012)
  3. a b c et d Simon Meier, « Neuchâtel Xamax change de fief et de patriarche », sur letemps.ch, (consulté le 14 juin 2012), p. 2
  4. a et b MiC, « Décès de M. Silvio Facchinetti, président d’honneur de NE Xamax », Le Nouvelliste et Feuille d’Avis du Valais,‎ , p. 35 (lire en ligne, consulté le 27 juin 2019).
  5. a b c d e et f Patrick Testuz, « Gilbert Facchinetti, une vie en rouge et noir comme dans un roman », sur tdg.ch, (consulté le 27 juin 2019).
  6. « Gilbert Facchinetti revient à Cantonal », Feuille d’Avis de Neuchâtel,‎ , p. 4.
  7. a b c et d Simon Meier, « «Facchi», une vie en rouge et noir », sur letemps.ch, (consulté le 14 juin 2012), p. 2
  8. René Jelmi, « Gilbert Facchinetti : « De l’enthousiasme et des copains » », L’Impartial,‎ , p. 17.
  9. F. Pahud, « Xamax aimerait pouvoir évoluer à Serrières la saison prochaine », Feuille d’Avis de Neuchâtel,‎ , p. 25.
  10. d., « Xamax fusionne », La Sentinelle,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le 27 juin 2019).
  11. Simon Meier, « Neuchâtel Xamax change de fief et de patriarche », sur letemps.ch, (consulté le 14 juin 2012), p. 3
  12. Simon Meier, « «Facchi», une vie en rouge et noir », sur letemps.ch, (consulté le 14 juin 2012), p. 3
  13. a et b Simon Meier, « Neuchâtel Xamax change de fief et de patriarche », sur letemps.ch, (consulté le 14 juin 2012), p. 1
  14. Bertrand Monnard, «Je ne lâcherai jamais rien, j’irai jusqu’au bout», sur lematin.ch, (consulté le 14 juin 2012), p. 1
  15. Françoise Kuenzi et Pascal Hofer, « Gilbert Facchinetti laisse béton », L’Express,‎ , p. 7.
  16. a et b Julian Cervino, « Gilbert Facchinetti, le style et la passion », Arcinfo,‎ , p. 4.
  17. ats/mat, « Neuchâtel Xamax: Gilbert Facchinetti est décédé », sur rts.ch, (consulté le 11 juillet 2018).
  18. (de) tis., « Gilbert Facchinetti, 82 », NZZ am Sonntag,‎ , p. 21 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]