Gilbert Durand

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Gilbert Durand
Portrait de Gilbert Durand
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ChambéryVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à MoyeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Agrégation de philosophieVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Anthropologue (en), philosophe, sociologue et mythographeVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur‎ (d), Juste parmi les nations et prix Broquette-GoninVoir et modifier les données sur Wikidata

Gilbert Durand ( à Chambéry – ) est un universitaire français connu pour ses travaux sur l'imaginaire et la mythologie.

Agrégé de philosophie, successivement professeur de philosophie de 1947 à 1956, professeur titulaire et professeur émérite de sociologie et d’anthropologie à Grenoble II, disciple de Gaston Bachelard, d'Henry Corbin et de Carl Gustav Jung, maître de Michel Maffesoli avec qui il fonde, en 1988, les Cahiers de l'imaginaire, Gilbert Durand a été le cofondateur - avec Léon Cellier et Paul Deschamps en 1966 - et le directeur du Centre de recherche sur l'imaginaire[1], noyau d'un réseau international de plus d'une soixantaine de laboratoires, et membre du Cercle Eranos et ancien résistant du Vercors.

Entre 1970 et 1973, il a enseigné à l'Istituto ticinese di alti studi (it) à Lugano.


Trajet anthropologique[modifier | modifier le code]

Afin de rompre avec les réductionnismes, Durand a proposé une notion pour une définition de l'imaginaire : « l’incessant échange qui existe au niveau de l’imaginaire entre les pulsions subjectives et assimilatrices et les intimations objectives émanant du milieu cosmique et social » (Les structures anthropologiques de l’imaginaire, Paris, 1960, p. 38). Durand remarque que cette position écarte le problème de l’antériorité ontologique puisqu’elle postule une "genèse réciproque" entre l’environnement matériel et le "geste pulsionnel". Ainsi Durand prolonge les travaux du psychologue suisse C.G. Jung (Types psychologiques, Genève, Georg, 1986, p. 456-457) qui avait observé que le Moi de notre conscience coïncide avec le Soi "cosmique", conscient de son appartenance à une dimension collective.

Structures anthropologiques de l'imaginaire[modifier | modifier le code]

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La théorie des « Structures anthropologiques de l'imaginaire » (SAI) énonce deux propositions, la première sur l'origine de l'imaginaire, la seconde sur l'organisation de son contenu.

Ainsi, l'origine de l'imaginaire est une réponse à l'angoisse existentielle liée à l'expérience "négative" du "Temps". L'être humain sait qu'il mourra un jour car le Temps le fait passer de la naissance à la mort. De cette angoisse existentielle et universelle naîtrait l'imaginaire.[réf. nécessaire]

L'imaginaire est un créateur d'images et de figures (Bachelard), mais cette création n’est pas un chaos désordonné. S'appuyant sur les tentatives de classification des productions de l'imaginaire (Bachelard, Eliade, etc.) mais en montrant leurs limites, la théorie des SAI propose une classification sur la base de deux principes, l'un s'appuyant sur la logique réversible du trajet anthropologique et l'autre sur une critique du structuralisme, et avance trois structures - c’est-à-dire des groupements de symboles de formes semblables - générales, à vocation universelles (ou anthropologiques) : schizomorphe, mystique et synthétique. Ainsi, l’imaginaire ne serait pas inépuisable, à l’infini. Il se reproduirait, il se répèterait selon des « axes » logiques et isomorphiques. L’origine de ces trois ensembles de l’imaginaire provient des travaux de Francesca Minkowska : De Van Gogh et Seurat aux dessins d’enfants, Paris, Musée pédagogique, 1949.[réf. nécessaire]

La structure schizomorphe relève du régime diurne de l'image, les structures mystique et synthétique du régime nocturne. Chaque régime de l’imaginaire possède ses lois d’assemblages des images et ses logiques. L’assemblage dans la structure mystique du régime nocturne se fait sous la conduite d’une logique de similitude ou homéologie, et d’analogie. Dans le régime diurne, les images se regroupent entre elles selon des principe d’identités, ou se repoussent par contradiction ou exclusion.[réf. nécessaire]

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2000, Gilbert Durand reçoit le titre de Juste parmi les nations, décerné par Yad Vashem[2]. La médaille lui est remise en 2001 à Chambéry.

Le 14 mars 2007, Raymond Aubrac lui remet, à Chambéry], la cravate de Commandeur de la Légion d'honneur pour ses actions dans la Résistance.

Gilbert Durand était membre d'honneur de la Société des auteurs savoyards[3]. Il vivait à la fin de sa vie en Haute-Savoie.

Parmi les hommages qui lui ont été rendus avant son enterrement au cimetière de Moye, figure l'éloge funèbre[4] de son ancien élève Michel Maffesoli.

Autre[modifier | modifier le code]

Gilbert Durand a été franc-maçon, membre de la Grande Loge nationale française[5].

Bibliographie de Gilbert Durand (ouvrages)[modifier | modifier le code]

  • Les Structures anthropologiques de l'imaginaire, Paris, Dunod (1re édition Paris, P.U.F., 1960).
  • Le Décor mythique de la Chartreuse de Parme, Paris, José Corti (1961)
  • L'Imagination symbolique, Paris, PUF (1re édition en 1964).
  • Sciences de l’homme et tradition. Le nouvel esprit anthropologique, Paris, Albin Michel (1re éd. Tête de feuille-Sirac, Paris, 1975).
  • Figures mythiques et visages de l’œuvre. De la mythocritique à la mythanalyse, Paris, Berg International, 1979.
  • L'Âme tigrée, Paris, Denoël, 1980.
  • La Foi du cordonnier, Paris, Denoël, 1984.
  • Beaux-arts et archétypes. La religion de l’art, Paris, P.U.F., 1989.
  • L'Imaginaire. Essai sur les sciences et la philosophie de l’image, Paris, Hatier, 1994.
  • Introduction à la mythodologie. Mythes et sociétés, Paris, Albin Michel, 1996.
  • Champs de l’imaginaire. Textes réunis par Danièle Chauvin, Grenoble, Ellug, 1996.
  • Les Mythes fondateurs de la franc-maçonnerie, Paris, Dervy, 2002.
  • Structures. Eranos I, La table ronde, 2003.
  • La sortie du XXe siècle. Introduction à la mythodologie, Figures mythiques et visages de l’œuvre, L'Âme tigrée, Un comte sous l'acacia. Réédition des quatre ouvrages, Paris, CNRS Éditions, Préface de Michel Maffesoli, 2010.

En collaboration:

  • & Simone Vierne, Le Mythe et le Mythique, Paris, Albin Michel, 1987.
  • & Sun Chaoying, Mythes, thèmes et variations, Paris, Desclée de Brouwer, 2000.

Une bibliographie complète des publications de Gilbert Durand se trouve dans Champs de l’imaginaire, textes réunis par Danièle Chauvin, Grenoble, Ellug, 1996, p. 243-256.

Bibliographie sur Gilbert Durand[modifier | modifier le code]

  • Maffesoli Michel (dir.), La Galaxie de l’imaginaire. Dérive autour de l’œuvre de Gilbert Durand, Paris, Berg International, 1980.
  • Pachter Michèle, Gilbert Durand, Sociétés, vol. 1, no 4, juin 1985.
  • Durand Jean-Pierre & Robert Weil, Sociologie contemporaine, Paris, Vigot, 1993, p. 212-215.
  • Godinho Helder, « Gilbert Durand » in Thomas Joël (dir.), Introduction aux méthodologies de l'imaginaire, Paris, Ellipses, 1998, p. 140-149.
  • Cabin Philippe, Une cartographie de l’imaginaire : Entretien avec Gilbert Durand, Sciences humaines, janvier 1999.
  • Hachet Pascal, "La psychanalyse d'Abraham et de Torok et l'anthropologie de Gilbert Durand", dans Cryptes et fantômes en psychanalyse, Paris, L'Harmattan, 2000, p. 29-39.
  • Eersel Patrice van, Le retour des dieux. Entretien avec Gilbert Durand, Nouvelles Clés, 30, été 2001, p. 54-59.
  • Bertin Georges, Pour l'Imaginaire, principes et méthodes, Esprit critique, vol. 4 no 2, février 2002 *
  • Xiberras Martine, Pratique de l'imaginaire. Lecture de Gilbert Durand, Laval, Presses de l'Université Laval, 2002.

Recensions d'ouvrages de Gilbert Durand[modifier | modifier le code]

  • « Champs de l'imaginaire », compte-rendus par Pascal Hachet in Psychologues et psychologies, no 138, 1996, et in Bulletin de liaison des Centres de Recherches sur l'Imaginaire, no 9, 1996.
  • Science de l'homme et tradition. Le nouvel esprit anthropologique de Diane Steigerwald in Religiologiques, no 17, 1998
  • « Mythes, thèmes et variations », compte-rendus par Pascal Hachet in Bulletin de liaison des Centres de Recherches sur l'Imaginaire, no 16, 2001, et in Imaginaire et inconscient, no 7, 2002.
  • Mythes, thèmes et variations de Gabriel Lefebvre in Religiologiques, n°23, 2001

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de recherche sur l'imaginaire (CRI)
  2. Gilbert Durand sur le site Yad Vashem
  3. http://www.sas7374.org/
  4. http://www.lescahiers.eu/articles/laudatio.html
  5. Michel Maffesoli, Le trésor caché. Lettre ouverte aux francs-maçons et à quelques autres, Paris, Éditions Léo Scheer, 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Textes en ligne de Gilbert Durand[modifier | modifier le code]

  1. L'anthropologie et les structures du complexe, Colloque Stéphane Lupasco, Rencontres Transdisciplinaires, Bulletin no 13, mai 1998
  2. Fondements et perspectives d'une philosophie de l'imaginaire :
  3. Le « Preictal Slowing » dans les sciences de la culture
  4. Le retour du mythe - Implications d'une résurgence (vidéo). Gilbert Durand (conférence lue par Patrick Tacussel en raison d'un accident ayant empêché Gilbert Durand de se présenter à la conférence). 18 novembre 2000.

Colloque sur Gilbert Durand[modifier | modifier le code]

  • Traditions et post-modernismes (à partir de l'œuvre de Gilbert Durand), juillet 2006, Cerisy