Gilbert Devaux

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Gilbert Walter Devaux est un haut fonctionnaire du ministère des Finances et dirigeant d'entreprises français, né le 24 octobre 1906, à Neuilly-sur-Seine, et mort le 22 octobre 1981 à Neuilly-sur-Seine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilbert Devaux fait ses études secondaires au Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, puis obtient une licence de littérature française, de psychosociologie et de droit à l'université de Paris. Il commence un doctorat en droit administratif et économie politique[1].

Il passe le concours d’entrée à l’Inspection générale des finances en 1932, puis occupe divers postes de fonctionnaire. En 1938, il est conseiller technique du Comité de réorganisation administrative[2] et en mars 1940, chargé de mission à la Présidence du Conseil.

En juin 1940, pendant l'occupation de la France par les Nazis, il tente d'acheminer des fonds secrets aux États-Unis avec un collègue mais les deux hommes sont arrêtés en chemin par la Sûreté espagnole[3].

Il rejoint l’Angleterre, où il est arrêté par les services britanniques et d'abord placé en résidence surveillée à York. Il est finalement affecté en mai 1944 à la section française du BBC World Service, au sein de laquelle il rédige les éditoriaux de Cadran, magazine d’amitié franco-britannique édité en français. Après la guerre, il reste en Angleterre jusqu’en 1947, année où un jury d’honneur décide de sa réintégration dans la fonction publique[4].

De retour à Paris, il occupe diverses fonctions jusqu'à sa réintégration dans l'administration en 1949[5]. En 1955, il est nommé professeur à l’ENA, où il assure des cours jusqu’en 1960.

Il est directeur du Budget de 1957 à 1960[6], lors du passage de la IVe à la Ve République et de la mise en œuvre de la réforme des finances publiques[7]. Il rédige notamment l’ordonnance organique du 2 janvier 1959[8].

Il occupe ensuite les fonctions d'administrateur d'EDF (1959-1963) et de président de la CNR (1960-1972). Il est alors inspecteur des Finances en service détaché, et Directeur Général honoraire au ministère des Finances[9]. Il est président de la compagnie nationale d’assurance l’Urbaine-Incendie (1960-1968), conseiller technique de l’U.A.P et président directeur général d’Épargne Investissement[réf. souhaitée].

Il est président du « Demi-siècle de Paris » (1970-1976) En 1977, il publie une série d'articles dans le journal Le Monde pour alimenter un « Bulletin de santé de l'administration française »[réf. souhaitée][10],[11],[12]. Il meurt en 1981[13].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils d’Albert Devaux, neurologue et co-directeur d'une clinique privée et de Marie Studemund, fille ainée de Wilhelm Studemund, philologue allemand et professeur à l'université de Strasbourg. Il se marie le 10 sept 1936 à Suzanne Nollin avec qui il a deux enfants (Philippe Devaux et Dominique Merklen).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Devaux, La Comptabilité publique, Les Principes, t. 1, Paris, Presses Universitaires, [14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nathalie Carre de Malberg (préf. Olivier Feirtag), Le grand état-major financier, les inspecteurs des Finances, 1918-1946, Les hommes, Le métier, Les carrières, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, .
  2. Michel Margairaz, L'État, les finances et l'économie, Histoire d'une conversion 1932-1952, t. 1, Paris, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, .
  3. Paul Reynaud, Carnets de captivité: 1941-1945, Fayard, (ISBN 978 2 213 65964 0, lire en ligne).
  4. Dominique Leca, La rupture de 1940, Paris, .
  5. Philippe Masquelier, « Gilbert Devaux et la direction du Budget en 1956 : un état d’esprit commun ? », dans La direction du Budget dans les années cinquante, acteur ou témoin, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, , p. 549 - 586.
  6. Philippe Masquelier, « Une volonté de réforme du système financier de la France : le cas de Gilbert Devaux, haut fonctionnaire au ministère des Finances de 1930 à 1960 », Revue française de finances publiques, Paris, LGDJ, no 86 « La formation des textes financiers »,‎ , p. 87 - 105.
  7. Sébastien Kott, « Le personnel du ministère des finances sous la IVe République », Revue française d'administration publique, no 108,‎ , p. 565-576 (lire en ligne).
  8. Frank Mordack (directeur de la Réforme budgétaire au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de 2003 à 2005), entretien réalisé par la Documentation française, (lire en ligne).
  9. Alexandre Giandou, La Compagnie nationale du Rhône, 1933 – 1998, Histoire d’un partenariat régional de l’État, Presses universitaires de Grenoble, .
  10. « I. L'État et la loi », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 11 février 2019)
  11. « II. Un certain désarroi moral », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 11 février 2019)
  12. « III. Vers une " guerre de religion " ? », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 11 février 2019)
  13. « Dictionnaire historique des inspecteurs des Finances, 1801-2009 », Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne (consulté le 8 juin 2013).
  14. Philippe Masquelier, « La comptabilité publique de Gilbert Devaux : un plaidoyer pour le maintien d’une gestion publique des Finances publiques en France dans les années cinquante », dans Actes du séminaire Histoire de la gestion des Finances publiques de 1815 à nos jours, vol. II, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, .