Gil Courtemanche

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Gil Courtemanche
Gil Courtemanche JDM crop.jpg

Gil Courtemanche appuyant les journalistes en lock-out du Journal de Montréal lors du show du cadenas 2 (janvier 2011).

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
Nationalité
Activités

Gil Courtemanche (né le à Montréal[1] et mort le (à 68 ans)[2]) est un journaliste et écrivain québécois.

Il a été correspondant à l'étranger, notamment en Afrique, pour la télévision de Radio-Canada. Tout au long de sa carrière, il s'intéresse particulièrement à la politique internationale et au tiers-monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Journalisme[modifier | modifier le code]

Gil Courtemanche commence sa carrière de journaliste à Radio-Canada en 1962[1] ou 1963[3]. [Quand ?]

Il collabore tout d'abord à plusieurs émissions à la radio et la télévision de la Société Radio-Canada, dont Le 60, Métro Magazine et Présent National. Il crée ensuite l'émission L'Événement, dont il est l'animateur de 1978 à 1980. Au même moment, il est éditorialiste à la station anglophone CBOT d'Ottawa ainsi qu'animateur et scripteur de l'émission Enjeux. En 1978, il annime Contact, le premier magazine d'affaires publiques pour Télé-Québec.

De 1980 à 1986, Courtemanche est animateur, analyste et correspondant pour les émissions Télémag, Première Page et Le Point, diffusées à Radio-Canada.

Il participe à la fondation du quotidien Le Jour tout en étant journaliste pour La Presse[3]. Il a tenu une chronique dans le journal Le Devoir de 2002 à 2011. À partir de 1986, il est un collaborateur de diverses publications telles Alternatives, Le Libraire.

Il tient une chronique hebdomadaire sur la politique internationale dans les quotidiens Le Soleil et Le Droit, durant 8 ans[4]« au tournant des années 1990[5] » [Quand ?] —, dont plusieurs des textes sont regroupés dans Chroniques internationales[3], paru le [5] chez Boréal[4].

En 2000, il publie son premier roman, Un dimanche à la piscine à Kigali, qui raconte le génocide au Rwanda perpétré en 1994. Succès critique et littéraire, le roman est traduit en 23 langues. Le roman est aussi adapté au cinéma par Robert Favreau et le film Un dimanche à Kigali sort en salle en avril 2006.

Dans une de ses dernières œuvres, Je ne veux pas mourir seul, publié en 2010, Courtemanche aborde sa propre mort et sa rupture avec sa conjointe dans un roman autobiographique[6]. Il aura reçu de multiples traitements pour combattre un cancer du larynx[7], dont il apprit l'existence après sa séparation[7].

Réalisation télévisuelle[modifier | modifier le code]

Gil Courtemanche s'intéresse également à la réalisation de documentaires. Il participe notamment à la réalisation d’une série de témoignages intitulé Soleil dans la nuit, produit pour TV5MONDE et TV5 Québec Canada à l'occasion du premier anniversaire du génocide au Rwanda. Il réalise et scénarise un documentaire sur le sida au Rwanda intitulé L'Église du sida (The Gospel of AIDS).

Gil Courtemanche produit et réalise divers documentaires et messages publicitaires sur le tiers monde tels La lèpre en Haïti, La problématique de l’eau, Le développement agricole aux Philippines, Le programme de formation d'enfants handicapés en Thaïlande, pour les organismes Le Cardinal Léger et ses œuvres et Oxfam Québec. En 1985, sur une musique du compositeur Jean Robitaille, il écrit les paroles de la chanson Les Yeux de la faim pour la Fondation Québec-Afrique[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Guillaume Picard, « Décès de Gil Courtemanche », site fr.canoe.ca, 19 août 2011.
  2. « L'écrivain et journaliste Gil Courtemanche n'est plus », Le Devoir, .
  3. a, b, c et d Myriam Fontaine, « Courtemanche, Gil », dans l'Encyclopédie canadienne.
  4. a et b « Gil Courtemanche : Bio-bibliographie », Les Éditions du Boréal, (consulté le 20 août 2011).
  5. a et b « Chroniques internationales », Les Éditions du Boréal, (consulté le 20 août 2011).
  6. Chantal Guy, « Gil Courtemanche : face à la mort, face à l'amour », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne).
  7. a et b Lisa-Marie Gervais, « Gil Courtemanche 1943-2011 - L'homme aux douces colères », Le Devoir, (consulté le 20 août 2011).
  8. Éditions du Boréal, « Gil Courtemanche » (consulté le 19 août 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]