Giey-sur-Aujon

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Giey-sur-Aujon
Giey-sur-Aujon
Carte postale ancienne de la place du village.
Blason de Giey-sur-Aujon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Chaumont
Canton Châteauvillain
Intercommunalité Communauté de communes des trois forêts (Haute-Marne)
Maire
Mandat
Yvette Rossigneux
2014-2020
Code postal 52210
Code commune 52220
Démographie
Population
municipale
123 hab. (2016 en diminution de 19,08 % par rapport à 2011)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 26″ nord, 5° 04′ 14″ est
Superficie 30,42 km2
Localisation

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Giey-sur-Aujon est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village est situé à une trentaine de kilomètres de Langres et Chaumont, traversée par l'Aujon, affluent de l'Aube. Comptant 800 ha de la grande forêt d'Arc-en-Barrois, la commune a vocation à être classés dans le cœur du Parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne.

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Giey-sur-Aujon est mentionnée dès 1188. Elle dépendait des comtes de Châteauvillain. Elle a été affranchie en 1308.

Des suisses y ont implanté une fabrique de tissus en 1768. Sous la Restauration, cette industrie a été transformée en une manufacture de porcelaines qui a connu son apogée dans les années 1820-30.

Alors qu’ils sont prévus dans chaque commune par la loi du 21 mars 1793, le comité de surveillance local ne se crée que le 18 octobre, après la loi du 17 septembre qui précise leur organisation. Ses pouvoirs sont renforcés par la loi du 14 frimaire an II, qui lui attribue la surveillance de l’application des lois en concurrence avec les municipalités. Il se borne toutefois comme la plupart des comités communaux à surveiller les étrangers et désarmer les suspects[1].

En 1879, une ganterie s'installe et 60 à 70 ouvrières y travailleront au début du XXe siècle pour une production largement destinée à l'Amérique. Elle fermera en 1931 alors qu'il ne restait plus que 8 ouvrières.

Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1944, un bombardier britannique.Avro Lancaster ND 859 UL-U2 du 576° Squadron de la Royal Air Force en mission contre les installations ferroviaires de Revigny-sur-Ornain s'est écrasé sur la commune après une collision avec un autre Lancaster. Cinq membres d'équipages ont été tué et deux survivants fait prisonniers[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marcel Hugot    
mars 2008 En cours Yvette Rossigneux DVD Conseillère générale puis départementale

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 123 habitants[Note 1], en diminution de 19,08 % par rapport à 2011 (Haute-Marne : -2,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515505720687514545550482519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474435437382374333332371379
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
350343322251254238224194245
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
236177150154136145154158131
2016 - - - - - - - -
123--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Brasserie[modifier | modifier le code]

Au Nord-Ouest du village se trouve la Brasserie de Vauclair, sur le site d'un ancien prieuré cistercien de l'abbaye du Val des Choues portant le nom de la combe de dans laquelle il est sied (combe de Vauclair). C'est de cette abbaye mère que la bière produite, la Choue, tient son nom. Cette bière artisanale, diffusée principalement localement (95% de la production écoulée en Haute-Marne[7]) a été de nombreuses fois primée au salon de l'agriculture. Fondée en 2000, la brasserie dépasse les 2 millions de litres brassés en octobre 2018[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Giey-sur-Aujon

Les armes de Giey-sur-Aujon se blasonnent ainsi :

d'argent semé de trèfles de sable au lion du même armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout, au chef du même chargé de trois croissants du champ.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Bernet, « Les fonds des comités de surveillance en 1793-an III », Rives nord-méditerranéennes [En ligne], 18 | 2004, mis en ligne le 12 décembre 2006. p. 2 et 7
  2. « Crash du Avro Lancaster type BIII - Fiche 365 », sur France Crashes 39-45 (consulté le 10 septembre 2018)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Frédéric Thévenin, « La Choue monte en pression », Le Journal de la Haute-Marne,‎
  8. « Et de deux millions en moins de deux ! », sur Le Journal de la Haute-Marne, (consulté le 27 mars 2019)
  9. « Lancaster ND859 », sur Aérostèles (consulté le 10 septembre 2018)