Ghislain Picard

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Ghislain Picard
Ghislain Picard 2016.jpg
Ghislain Picard s'adressant aux médias.
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Distinction

Ghislain Picard, né en 1955 à Pessamit, est un militant autochtone québécois. Il est le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador depuis 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de la communauté innue de Betsiamites sur la Côte-Nord, Ghislain Picard débute des cours en arts et communications en 1976. Il fait un bref séjour au sein de la fonction publique fédérale en 1978 où il reçoit une offre du Conseil des Atikamekw et des Montagnais où il occupe jusqu'en 1983 divers postes en communication. En 1983, il devient cofondateur de la Société de communication atikamekw-montagnais qui diffuse des émissions radiophoniques en langue autochtone à l'ensemble des communautés Atikamekw et Montagnaises. En 1989, il est élu vice-président au sein du Conseil des Atikamekw et des Montagnais. En , il est élu chef régional de l'Assemblée des Premières Nations pour la région du Québec et du Labrador[1]. Il y assure le lien avec les quarante-trois chefs de sa région[2].

Il est coauteur du livre De Kebec à Québec: cinq siècles d'échanges entre nous en collaboration avec Denis Bouchard et Éric Cardinal (2008, éditions les Intouchables).

En 2009, il participe avec la poète amérindienne Rita Mestokosho à la lecture de textes en langue innue, lors de l'événement artistique Le Moulin à paroles sur les Plaines d'Abraham à Québec.

Il écrit également, en 2018, la préface du roman biographique de Manon Massé, Parler vrai (2018, éditions Écosociété).

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, les cultures, les valeurs et les philosophies de nos peuples étaient et sont restées fondamentalement différentes de tout ce qui caractérise la société dominante québécoise. Soyons clairs, et disons les vraies affaires : je ne suis pas canadien, je ne suis pas québécois, je suis innu[3]... » ()
  • « Les Nations autochtones n'ont pas moins le droit à l'autodétermination que le Québec. Il n'y a personne d'autre que nous-mêmes qui peut décider de notre destinée. » ()[4]
  • « Je suis Innu. Je suis souverainiste » ()[5]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) » (consulté le 21 décembre 2019)
  2. Site web de l'Université Laval
  3. Michel Vastel sur le site web www.vigile.net
  4. « Cinémathèque (Cycle Québec Loin) - 23 juin 2016 à 21h » (consulté le 21 décembre 2019)
  5. Robert Dutrisac, « Ghislain Picard enchante les péquistes en s’affirmant souverainiste », sur Le Devoir, (consulté le 21 décembre 2019)
  6. « Ville de Montréal - Portail officiel - Citoyens d'honneur », sur ville.montreal.qc.ca (consulté le 9 janvier 2020)
  7. « Ghislain Picard – Ordre national du Québec », sur www.ordre-national.gouv.qc.ca (consulté le 21 décembre 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Bouchard, Éric Cardinal et Ghislain Picard, De Kebec à Québec : cinq siècles d'échanges entre nous, Les Intouchables, , 205 p. (ISBN 978-2-89549-318-1)
  • Pierre Trudel et Ghislain Picard, Ghislain Picard : entretiens, Boréal, , 200 p. (ISBN 978-2764606476)

Liens externes[modifier | modifier le code]