Gestion intégrée des ressources en eau

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La GIRE, soit en français : la Gestion Intégrée des Ressources en Eau, correspond à l'IWRM - Integrated Water Resources Management.

L'IWRM a notamment été promu par le Partenariat Mondial de l'eau (GWP), en 2000[1]. Ce programme, associé à une méthode, est axé sur la gestion des bassins versants, considérés à l'échelle du fleuve. L'IWRM est « un processus favorisant le développement et la gestion coordonnés des ressources en eau, du sol et des ressources associées, permettant de maximiser les bénéfices économiques et sociaux, de façon équitable sans compromettre la pérennité des écosystèmes vitaux » (GWP, 2000).

La notion d'Intégration[modifier | modifier le code]

L’élément le plus pertinent de la GIRE est la notion d’intégration en référence à des composantes environnementales, sociales, économiques et spatiales et notamment : 

  • l’intégration de toutes les ressources (l’eau sous toutes ses formes, les milieux aquatiques et les services écosystémiques rendus) ;
  • l’intégration des savoirs et des expertises 
  • l’intégration sociale (intégration des besoins, des fonctions et l’harmonisation des usages) ;
  • l’intégration des acteurs (la participation, l’intégration des politiques) ;
  • l’intégration économique ;
  • l’intégration spatiale (le bassin versant).

Expériences de gestion intégrée et participative avec les acteurs locaux [modifier | modifier le code]

Au-delà du concept, la GIRE inspire les Etats et les collectivités locales à travers les politiques mises en œuvre. De nombreux pays se sont dotés de nouvelles lois sur l’eau et de programmes nationaux de gestion intégrée, particulièrement dans les pays en développement. Selon l’UNEP (2012), dans plus de 80% des pays, on a enregistré ces dernières années des progrès notables en faveur de la GIRE[2].

Mais, trop souvent, la GIRE appliquée à l’échelle de grands bassins fluviaux se trouve confrontée au pragmatisme des réalités de terrain. Car il s’agit de rendre la GIRE opérationnelle à travers des programmes concrets. Le lien avec le terrain est donc indispensable. C’est dans ce sens que diverses initiatives de GIRE à un échelon local ont été développées notamment dans les pays du Sud (Rosillon, 2016)[3]

Face à la diversité des situations, qui demandent des procédures adaptées aux réalités environnementales et socioculturelles des pays concernés, on retrouve les mêmes conditions de participation, de solidarité, d’intégration, tout en veillant au caractère pragmatique et opérationnel de la démarche. Mais, l’application de la GIRE au niveau local ne doit pas occulter le fait que celle-ci réclame un cadre légal et institutionnel adapté, où les services de l’Etat assurent leur responsabilité en accompagnant les usagers locaux. En retour, l’action locale pourra aussi constituer le terreau propice à la reformulation des politiques nationales de l’eau (Smith and Clausen, 2015)[4].

Fleuves faisant l'objet d'une GIRE[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.gwp.org/en/About-GWP/History/
  2. (en) UN-Water, « Status Report on The Application of Integrated Approaches to Water Resources Management », UN-Water Report,‎ (lire en ligne)
  3. Francis Rousillon, L’eau dans les pays en développement, retour d’expériences de gestion intégrée et participative avec les acteurs locaux., France, Editions Johanet,‎ , 414 p. (ISBN 979-10-91089-24-1, lire en ligne)
  4. (en) Smith & Clausen, « Intorward », World Water Council,‎ , p. 25 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]