Gesnerus

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Gesnerus  
Discipline Histoire de la médecine et des sciences
Langue Allemand, français, italien, anglais
Rédacteur en chef Vincent Barras
Hubert Steinke
Publication
Maison d’édition Société d'histoire de la médecine et des sciences naturelles (SHMSN) (Suisse)
Période de publication 1943 à nos jours
Fréquence Trimestrielle
Accès ouvert Trois ans après parution
Indexation
ISSN 0016-9161
OCLC 714110092
Liens

La revue Gesnerus, sous-titrée Revue suisse d'histoire de la médecine et des sciences naturelles[1], est une revue scientifique à comité de lecture[2].

Gesnerus[3] est l'organe officiel de son éditeur éponyme, la Société suisse d'histoire de la médecine et des sciences naturelles (SSHMSN)[4]. Aujourd'hui, l'usage du romanche ayant été abandonné, les langues de publication sont l'allemand, le français, l'italien et l'anglais, et tous les articles sont accompagnés d'un résumé en anglais.

Gesnerus, « dont l'influence dépasse largement les frontières helvétiques[5] », publie des communications originales et des documents qui touchent à l'histoire de la médecine et des sciences. La revue met l'accent sur la théorie de sa discipline et sur les aspects sociaux des thèmes dont elle traite. Elle informe également ses lecteurs de l'actualité, ainsi que des perspectives nouvelles qui s'ouvrent dans les domaines qui la concernent et dont elle leur rend compte, entre autres, grâce à sa revue critique[6], qui les tient au courant des parutions récentes.

La revue, fondée en 1943 par Carl Haffter (de), rend hommage dans ses premiers numéros à Galilée, Goethe et Lavoisier. D'abord principalement tournée vers l'Antiquité et la Renaissance, elle bénéficie au sortir de la guerre et dans les années 1950 de l'intérêt universellement accru pour l'histoire des sciences et elle reçoit de plus en plus de savants étrangers, tels que Louis Leakey ou Owsei Temkin (de). À partir de 1960, et sous la direction d'Erwin Ackerknecht (en), elle publie des historiens de la médecine aussi mondialement connus que Lanfranco Belloni, William Bynum, Erna Lesky (de) ou Jean Starobinski.

Dans les années 1970 et 1980, avec la fondation du Musée d'histoire des sciences de Genève et des instituts d'histoire de la médecine de Lausanne et Genève, la quantité des matériaux et le nombre des chercheurs ont encore beaucoup augmenté et Gesnerus continue d'élargir ses perspectives et de s'accroître en volume[7].

Les trois premières années qui suivent la publication d'un numéro, seuls sont librement consultables les résumés des articles et la liste des ouvrages recensés. La totalité des contenus devient alors accessible en ligne gratuitement, sur le site des archives de la revue[8].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Amy Rodgers, « Gesnerus (1943-) », World History of Science Online (consulté le 3 octobre 2013).
  • Antoinette Emch-Dériaz, « Gesnerus by Carl Haffter », Isis, vol. 82, no 2,‎ , p. 313-314 (lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En allemand : Schweizerische Zeitschrift für Geschichte der Medizin und Naturwissenschaften, et en anglais : Swiss Journal of the History of Medicine and Sciences.
  2. Parmi les membres de ce comité, on peut citer les Français François Delaporte ou Olivier Faure.
  3. La revue porte son titre en hommage à Conrad Gessner, naturaliste suisse de la Renaissance dont le nom latinisé était Conradus Gesnerus.
  4. En allemand : Schweizerische Gesellschaft für Geschichte der Medizin und der Naturwissenschaften (SGGMN), et en anglais : Swiss Society for the History of Medicine and Sciences ((SSHMS).
  5. Christophe Duhamelle, « Les Revues historiques allemandes », fondation Max-Weber et Instituts allemands de sciences humaines à l'étranger (consulté le 3 octobre 2013).
  6. Suzanne Colnort, « Gesnerus : Revue trimestrielle, publiée par la Société suisse d'histoire de la médecine et des sciences naturelles, vol. 12 (fasc. 1-2 et 3-4), 1955 », Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, vol. 9, no 4,‎ , p. 376 (lire en ligne).
  7. Emch-Dériaz, 1991.
  8. Rodgers.