Gerville

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Gerville
Gerville
Vue de la mairie vers l'église.
Blason de Gerville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Intercommunalité Communauté d'agglomération Fécamp Caux Littoral Agglomération
Maire
Mandat
Estelle Guenot
2020-2026
Code postal 76790
Code commune 76300
Démographie
Gentilé Gervillais, Gervillaises
Population
municipale
424 hab. (2017 en augmentation de 12,47 % par rapport à 2012)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 48″ nord, 0° 19′ 49″ est
Altitude Min. 90 m
Max. 125 m
Superficie 3,01 km2
Élections
Départementales Canton de Fécamp
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Gerville
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Gerville

Gerville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gerville
Froberville
Les Loges Gerville Maniquerville
Fongueusemare

Le village dispose d'un bois partagé avec la commune des Loges, une partie de celui-ci est en domaine privé. Un ancien chemin permettait de relier les hameau du Mont Rôti à la ferme du Coquet (propriétaire Antoine Debris). On dit que Gerville était situé sur une ancienne voie romaine, le village étant très ancien.

Le GR 21 traverse une partie du village.

La commune comprenait plusieurs hameaux :

  • la Mare Chanseuse (Sanseuze, Sausseuze ? Dans ce cas, comme pour Sausseuzemare-en-Caux, Salicosa mara 1080, il s'agit de la « mare aux saules » du vieux français saus / sauce, saule. Cf. Sauchay, La Saussaye, Sausseuse, etc.[1])
  • le Bihorel (homonymie avec Bihorel, du nom du bihoreau ?)
  • la Hêtrée
  • le Parlement
  • le Beau Soleil
  • Vue-du-Coquet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné sous les formes Geyrivilla vers 1040[2], latinisée Girae villa entre 1057 et 1067 et semi-latinisée Guirevilla au XIVe - XVe siècle, avec [g] dur du dialecte cauchois[3]. La forme du français central avec [ʒ] a prévalu.

Il s'agit d'un nom en -ville caractéristique (cf. Toponymie normande), au sens ancien de « domaine rural ».

Il est précédé du nom de personne de type germanique Gero ou Giro pour François de Beaurepaire[4], idem pour René Lepelley[5] ou du nom de personne norrois Gerri pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[6] qui l'associent à Guerville (Guerrevilla XIIe siècle), autre commune de Seine-Maritime. Il faut sans doute comprendre Geri, car *Gerri n'est pas attesté en vieux norrois.

Wolfgang Laur cite le nom norrois Geri à propos de Gereby (de) (Allemagne, Schleswig-Holstein). C'est celui-là qui pourrait être contenu dans Gerville-la-Forêt (Manche), car il présente au contraire des formes anciennes plus compatibles avec cette explication : Gerivilla en 1080 et Gerevilla en 1146. Geri est la forme vieux danois du nom de personne vieux norrois GæiRi (variante Geiri)[7]. De la même manière, Gerville (Criquetot-le-Mauconduit, Geyrivilla vers 1040) contient manifestement la variante vieux norrois Geiri / GæiRi.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Les Sans-Culottes-de-la-Manche[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, il existait un club révolutionnaire nommé les Sans-Culottes-de-la-Manche. Ses membres devaient jurer « 'être fidèle à la Nation, d'obéir à ses lois, de maintenir tout son pouvoir à la République, de dénoncer les traîtres, les royalistes et les fanatiques ». Ils avaient enlevé trois livres d'argenterie à l'église - datant à l'époque du XIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, le village avait 600 habitants mais en 1850, on ne dénombrait que 500 âmes et 573 dénombrés en 1895. La première pierre de l'église actuelle fut posée en 1879 et le se déroula la bénédiction de l'édifice par le cardinal Henri de Bonnechose. Un pensionnat renommé (3 classes) fonctionna jusqu'en 1899. La création du chemin de fer d'Étretat en supprimant les diligences et en rendant ainsi difficiles les relations avec Gerville, serait à l'origine de sa fermeture. Le château ayant appartenu à Camille Albert, architecte réputé à Fécamp, a été détruit le par un incendie. Un centre de jeunesse y avait été établi avant que les Allemands n'occupent la propriété.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Émile Lebreton    
1923 1940 Jean Basille    
1967   Marcel Gruchy    
avant 1988 ? Josette Gautier    
mars 2008 En cours
(au avril 2014)
Thierry Masurier   instituteur remplaçant

Anciens maires : Christiane Fréger, Gilbert Delahais, Josette Gautier, Roger Paris, Michel Auger, Marcel Gruchy, etc.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2017, la commune comptait 424 habitants[Note 1], en augmentation de 12,47 % par rapport à 2012 (Seine-Maritime : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
490550546455491466473635592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
608625654534500443432425419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378363384317329311319320305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
309272235250351381409413377
2017 - - - - - - - -
424--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église.

L'église de Saint-Michel de Gerville dont le cœur datait du XIIIe siècle comptait quatre-vingt paroissiens et 51 feux en 1758. Le clocher fut ruiné par les ouragans en 1708, et l'archidiacre réédifia la tour. Au bout de la nef, on voyait encore en 1895 plusieurs grandes pierres tombales qui semblaient recouvrir les cendres des seigneurs de ce lieu. Les inscriptions étaient presque effacées.

La mairie[modifier | modifier le code]

La mairie.

La mairie a été rénovée, la pierre a été mise en valeur, quelques drapeaux ont été ajoutés récemment. Cette maison qui jouxtait l'ancienne boulangerie-café-hôtel, tenue par madame Paris, était dans le passé beaucoup moins typique. Dans la partie « bibliothèque municipale » logeaient les instituteurs (M. et Mme Escarieux). Ce dernier a occupé les fonctions de secrétaire de mairie.

Le bourg, centre du village[modifier | modifier le code]

Dans le passé, il y avait une boucherie, deux épiceries dont une avec débit de tabac, deux cafés, un coiffeur, un hôtel restaurant, et le village était bien différent. Aujourd'hui, c'est un lieu de quiétude, la vie des riverains a changé, chacun possédant une voiture et les activités sont différentes d'autrefois. Plusieurs fermes existaient : l'entrepreneur agriculteur Delahaie, les agriculteurs Debris, Bouillon, Golin, Lebreton, Foubert et d'autres.

Le bourg était particulièrement vivant les dimanches après la messe, à côté de la forge, il y avait face à l'église le café où se réunissaient les Gervillais de l'époque.

L'ancienne forge[modifier | modifier le code]

Elle a appartenu à monsieur Roland Saunier, puis monsieur Jacobet. Ce dernier ne l'utilisait plus comme telle, son œuvre était des reproductions miniatures, il semble qu'il avait réalisé une miniature du palais Bénédictine de Fécamp, qui serait exposé.

L'école communale[modifier | modifier le code]

L'école, à l'origine, avait un arbre dans la cour, à gauche sur la photo et proche du grillage. Les deux préaux séparaient les garçons et les filles. Cette école est toujours en activité aujourd'hui, mais il y a un regroupement de communes pour que l'établissement demeure une enceinte scolaire.

Le château[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Tallebot, décédé le , sieur de Gerville, conseiller et procureur du roi. Inhumé dans l'église de Criquetot.
  • Camille Albert (1852-1942), architecte (Légion d'honneur).
  • Maurice Jules Calixte Delamare, né le à Gerville (Légion d'honneur).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gerville

Les armes de la commune de Gerville se blasonnent ainsi :
d’argent à la bande d’azur chargée de trois molettes d’or, accompagnée de deux bonnets phrygiens de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, op. cit.
  2. Adigard des Gautries, Les noms de lieux de la Seine-Maritime attestés entre 911 et 1066 (suite) [article], page 149.
  3. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  4. ibidem
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, éditions PUC, 1996, p. 133b.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Librairie Guénégaud, Paris 1978.
  7. Site de Nordic Names : nom de personne Geri
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.