Gertrude Vanderbilt Whitney

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Gertrude Vanderbilt Whitney
Gertrude Vanderbilt Whitney.jpg
Gertrude Vanderbilt Whitney dans le magazine Vogue, photographiée par Adolf de Meyer le .
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Gertrude VanderbiltVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Cornelius Vanderbilt II (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Alice Claypoole Gwynne (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Gladys Vanderbilt Széchenyi (en)
Reginald Claypoole Vanderbilt (en)
Alfred Gwynne Vanderbilt (en)
Cornelius Vanderbilt IIIVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Flora Payne Whitney (en)
Cornelius Vanderbilt WhitneyVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Seacoast, Gloucester (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de

Gertrude Vanderbilt Whitney, née le à New York, décédée le dans la même ville, est une sculptrice[1] et une collectionneuse d'art et mécène. Elle fonde le Whitney Museum of American Art, en 1931.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gertrude Vanderbilt Whitney, fille aînée de Cornelius Vanderbilt II, petite-fille du commodore Cornelius Vanderbilt est une des héritières de la fortune des Vanderbilt. Elle épouse le richissime homme d'affaires Harry Payne Whitney (1872 - 1930).

Gertrude Vanderbilt s'efforce de tenir son rôle de jeune fille de la haute société, puis de femme du monde, contrariant ainsi sa nature fantasque et son tempérament d'artiste. Ses biographes soulignent que cela l'oblige à mener en quelque sorte une double vie[2].

Son apparente froideur fait d'elle une cible idéale pour la presse, notamment dans l'« affaire Vanderbilt » qui l'oppose à sa belle-sœur, Gloria Morgan Vanderbilt, sur la question de la garde de sa nièce, Gloria Vanderbilt (Little Gloria). La presse s'apitoie sur la « fragile et frivole jeune mère » Gloria Morgan Vanderbilt, tandis que Gertrude — qui était surnommée la « Dame de fer hautaine » — passe pour sa tortionnaire[3].

Une vie de milliardaire cache une vie d'artiste[modifier | modifier le code]

Tout en menant une vie mondaine, Gertrude Vanderbilt Whitney possède un atelier dans Greenwich Village où elle sculpte, dessine et peint. Elle fréquente une danseuse des Ziegfeld Follies (ce dont on se servira contre elle), un sculpteur Frederick Hazltine, ou des peintres[4].

GertrudeVanderbilt Whitney, 1916, par Robert Henri.

En Europe au début des années 1900, elle découvre à Paris la vie artistique de Montmartre et Montparnasse. Elle est largement encouragée dans son travail de sculptrice par Auguste Rodin qui est un temps son professeur.

Puis elle approfondit son style à la Art Students League of New York[5]. C'est à partir de ce moment-là qu'elle installe son atelier à Greenwich Village ainsi qu'un autre atelier en France à Passy.

En 1892, la fortune de Gertrude Vanderbilt Whithney aide à financer le lancement de la revue de mode, Vogue, et en 1913, une première photo d'elle, par le baron de Meyer, est publiée dans ce magazine[6].

Sa fortune lui permet en outre, de devenir collectionneuse et mécène. Elle encourage ainsi les artistes américains en achetant leurs œuvres. En 1914, elle installe dans un de ses innombrables appartements – situé également dans Greewich Village – l'atelier Whitney (Whitney studio club) qu'elle offre aux jeunes artistes pour exposer leurs œuvres. C'est de cet endroit même que naît le Whitney Museum of American Art, qui par la suite, s'agrandit. Refusant l'offre du MoMA (Museum of Modern Art) qui souhaite accueillir sa collection, Gertrude Vanderbilt Whitney crée et lègue ensuite à son pays, le bâtiment et la collection d'œuvres qu'elle a rassemblées durant vingt-cinq ans.

Les sculptures monumentales[modifier | modifier le code]

The Scout, à la mémoire de Buffalo Bill, Wyoming.
Monument à la mémoire de Christophe Colomb.

L'hôpital américain de Paris[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, Gertrude Whitney crée l'hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine.

Postérité et descendance[modifier | modifier le code]

Gertrude Vanderbilt Whitney repose à côté de son mari dans le cimetière de Woodlawn dans le quartier du Bronx à New York.

Sa fille, Flora Whitney-Miller, continue son œuvre, et elle prend en charge la gestion du Whitney Museum of American Art.

En 1982, la vie de la nièce de Gertrude Vanderbilt Whitney, Gloria Vanderbilt (qui avait fait l'objet d'une longue bataille juridique concernant sa garde), est adaptée à l'écran d'après le livre de Barbara Goldsmith, sous le titre éponyme : Little Gloria Happy At Last. Le rôle de Gertrude était interprété par Angela Lansbury.

En 1999, la petite-fille de Gertrude Whitney, Flora Miller Biddle, publie un livre de souvenirs sur la famille : The Whitney women and the museum they made (« Les Femmes de la famille Whitney et le musée qu'elles ont créé »).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) B. H. Friedman : Gertrude Vanderbilt Whitney, a biography, Doubleday, New York, 1978, 684 pages, (ISBN 0385129947).
  • (en) Barbara Goldsmith, Little Gloria Happy at last, enquête sur l'affaire Vanderbilt, Macmillan 1980, Pan Book 1981, Londres, (ISBN 0330264117) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Des passages entiers du livre de B. H. Friedman, Gertrude Vanderbilt Whitney, a biography, Doubleday, New York, 1978, (ISBN 0330264117) ont été reproduits par Barbara Goldsmith avec l'accord de l'auteur qui a été le biographe de Gertrude le plus précis. La journaliste américaine Barbara Goldsmith est réputée pour ses enquêtes approfondies, dont Tom Wolfe a salué le talent dans son livre “The New Journalism” Harper & Row, New York, 1973. p. 219, (ISBN 0060147075).
  • (en) The Whitney women and the museum they made, Flora Miller Biddle, Arcade publishing, 1999, (ISBN 1559705094).
  • (en) Clarice Stas and Nex England publishing associate, The Vanderbilt women, dynasty of wealth, glamour and tragedy. 2000, (ISBN 1583487271).
  • Arthur T. Vanderbilt, Fortune's Children : The Fall of the House of Vanderbilt. New York, Morrow. 1989, (ISBN 0688072798).
  • Julie Verlaine, « Gertrude Vanderbilt Whitney (1875-1942) : Mécène de l'art américain », dans Femmes collectionneuses d'art et mécènes : de 1880 à nos jours, Éditions Hazan, , 287 p. (ISBN 9782754106122), Avant-garde et émancipation : de la Belle Époque aux Années folles, 1905-1930, p. 127-134

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Barbara Goldsmith, Little Gloria Happy at last, enquête sur l'affaire Vanderbilt, Macmillan 1980, Pan Book 1981, Londres, p. XII de l'introduction (ISBN 0330264117)
  3. Barbara Goldsmith, pp. 265 et p. 365.
  4. Barbara Goldsmith, p. 363
  5. (en) Kathleen D. McCarthy, Women's Culture: American Philanthropy and Art, 1830-1930, University of Chicago Press, (ISBN 9780226555836, lire en ligne)
  6. Nathalie Herschdorfer (préf. Todd Brandow), Papier glacé : un siècle de photographie de mode chez Condé Nast [« Coming into fashion »], Paris, Thames & Hudson, , 296 p. (ISBN 978-2-87811-393-8, présentation en ligne), « Les débuts : 1911 - 1938 », p. 28
  7. Barbara Goldsmith, p. 192

Liens externes[modifier | modifier le code]