Gertrud Woker

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Gertrud Woker
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Philipp Woker (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Gertrud Johanna Woker (née le à Berne, morte le à Marin) est une féministe et chimiste suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gertrud Woker est la fille de Philipp Woker, professeur d'histoire et théologien de l'Église vieille-catholique. En 1900, elle étudie la chimie organique à l'université de Berne et devient la première femme à obtenir un doctorat dans cette branche en 1903. Elle étudie ensuite la chimie physique à l'université de Berlin. En 1907, elle devient la première femme maître de conférences en chimie dans une université germanophone. Sa conférence inaugurale sur la recherche catalytique décrit son sujet de recherche dans les années à venir. En 1911, elle dirige à Berne l'Institut de biologie physico-chimique. En 1917, elle montre la toxicité de l'essence au plomb et donne des suggestions pour faire de l'essence automobile sans plomb. Après la présentation de ses travaux et en dépit de son engagement politique, elle reçoit une chaire de professeur associé de 1933 à 1953.

Lors de la Première Guerre mondiale, elle s'engage pour le pacifisme avec des tracts contre les gaz toxiques. Par ailleurs, elle milite pour les droits des femmes, notamment le vote. En 1915, elle cofonde l'« Association internationale des femmes pour une paix durable », qui deviendra la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté. Avec Clara Ragaz notamment, elle crée la section suisse, qu'elle dirige après la mort de Clara Ragaz. Après la Seconde Guerre mondiale, elle s'engage dans le Mouvement suisse contre l'armement atomique.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]