Germigny-l'Évêque

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Germigny-l'Évêque
La mairie en 2014.
La mairie en 2014.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton La Ferté-sous-Jouarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Meaux
Maire
Mandat
Aline Marie-Mellare
2014-2020
Code postal 77910
Code commune 77203
Démographie
Gentilé Germignois(e)
Population
municipale
1 331 hab. (2014)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 39″ nord, 2° 56′ 37″ est
Altitude Min. 42 m – Max. 104 m
Superficie 11,76 km2
Localisation

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Liens
Site web germignyleveque.fr

Germigny-l'Évêque est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Germignois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située rive gauche dans une boucle de la Marne face à la commune de Varreddes sur l'autre rive.

Le village est à 9,5 km au nord-est de Meaux et à 4,5 km au nord de Trilport[2].

Communes limitrophes de Germigny-l'Évêque
Varreddes Congis-sur-Thérouanne
Germigny-l'Évêque Isles-les-Meldeuses
Poincy Trilport Armentières-en-Brie

Lieux-dits et espaces[modifier | modifier le code]

Les quartiers[modifier | modifier le code]

Le village est divisé en plusieurs entités urbaines[3] distinctes. Les quartiers sont ainsi nommés :

  • le Bourg, ou « vieux Germigny »
  • Les Boucles-de-Marne
  • Les Cents Arpents
  • le Boulet

Le vieux village est caractérisé par des habitations rapprochées, celui-ci contient notamment la mairie et l'église, ainsi que des bâtiments classés historiques[4]. À l'inverse, l'architecture est homogène sur les autres quartiers, ceux-ci sont plus récents. Tous pavilionnaires, ils ont été construits par lotissements depuis 1960.

Une particularité du village est l'omniprésence de la végétation, le long de certaines routes et allées. Il y a également des espaces boisés publics, et de grandes propriétées boisées. L'ensemble confère à la commune un caractère rural[3].

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Germigny possède un nombre important de lieux-dits répartis sur le territoire de la commune, dont notamment :

Les trois fermes portent également le nom des lieux-dits où elles se trouvent :

  • ferme de Rézel
  • ferme du Bourg
  • ferme de Dancy

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la Marne, une rivière qui forme une boucle dans la partie Nord. C'est une séparation avec la commune de Varreddes au Nord-Ouest, et avec la commune de Congis-sur-Thérouanne au Nord-Est. À l'Ouest, la Marne se divise en deux bras, formant l'île Françon. Le bras de la rivière le plus à l'ouest délimite le territoire avec celui de Poincy.

Les bords de Marne sont parsemés de lacs : « La Sabotte du lac » à l'Ouest, et « Le Chanois » au Nord-Ouest, tandis que sur la commune de Congis-sur-Thérouanne, au Nord-Est, il y a aussi une zone importante de lacs, qui bordent la rivière.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le transporteur Marne et Morin effectue une liaison régulière en bus ayant pour terminus la gare de Meaux, la ligne 02. Cette ligne est aussi en correspondance sur son trajet avec la gare de Trilport.

Cette ligne fonctionne toute la semaine et le samedi, à une fréquence d'environ un bus par heure. Un service spécial desservant le collège de Trilport est également assuré.

Voie navigable[modifier | modifier le code]

La Marne passant à Germigny permet la circulation de bateaux et péniches, mais aussi la navigation de plaisance[5],[6]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Germeniacum Episcopi - Germingny-l'Evesque-sur-Marne - Germygny.

Son nom provient du latin « germinius », rejeton (au sens de l'arboriculture), et de la résidence des évêques de Meaux.

Le village est mentionné pour la première fois en 1180 sous le nom « Germeni », puis en 1201 sous le nom « Germiniacum » [7]. Le surnom d'Evêque apparait en 1349 « Germigny l'Evesque sur Marne ».

Des écrits ont été retrouvés, datant de 1365, mentionnant indifféremment Germigny sur Marne de Germigny l’Evêque[8]. Cela laisse penser que les deux noms ont été utilisés simultanément durant une longue période de l'histoire.

En 1793, au cours de la Révolution française, la commune porte désormais le nom de Germigny-sur-Marne[9], avant de retrouver définitivement son nom actuel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Germigny-l'Évêque est historiquement la résidence de campagne des évêques de Meaux, où notamment Bossuet séjourna dans la Résidence des évêques lors de son siège à Meaux le 7 mai 1682.

Extrait de la carte du canton de Meaux de 1883, centré sur la commune de Germigny
La commune de Germigny l'Evêque en 1883

Le pont de Germigny[modifier | modifier le code]

Anciennement, il n'y avait pas de pont reliant la commune à Varreddes. Ainsi, jusqu'au début du XIXe siècle, la traversée de la Marne se faisait à l'aide d'un bac

Vue aérienne du village, montrant la passerelle remplaçant provisoirement le pont détruit

À l'issue d'une demande de Georges Nuewens au conseil municipal du 22 novembre 1863, une étude régulière fut lancée pour permettre au chemin de grande communication n°97, reliant Iverny à Trilport de disposer d'un pont enjambant la Marne. La création d'un pont faciliterait la communication, favorisant en même temps l'augmentation de la circulation.

Il fut inauguré par une bénédiction le dimanche 17 juin 1883, avec la communion de 17 enfants, tandis que la fanfare de Trilport salua l'évêque.[10]

Destructions[modifier | modifier le code]

31 ans plus tard, le 8 septembre 1914, le pont a été détruit une première fois durant la Première Guerre Mondiale par les soldats Allemands. Il fut ensuite réparé, pour être finalement détruit le 13 juin 1940 par les soldats Français. Depuis, seule la tête de pont reste visible.

Le pont fut remplacé par une passerelle provisoire après la guerre, puis remplacée ensuite par un pont américain de secours à une seule voie dans les années 1960. Celui-ci fut finalement remplacé en 1976 par le pont actuel, se situant sur la route départementale D97 allant jusqu'à Trilport, à l'écart du centre du village[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 novembre 2001 Michel Pichavant   professeur
2002 2014 Patrick Rouillon[11]    
mars 2014 en cours Aline Marie-Mellare[12] DVD avocate
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 331 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
525 509 497 500 497 452 445 427 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
383 404 359 351 329 283 296 279 293
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
292 265 244 215 243 246 199 188 215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
210 232 514 675 1 369 1 356 1 285 1 358 1 331
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • Tennis, judo, équitation.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Diverses associations proposent des activités variées au sein de la commune, telles que des marchés, des brocantes, une course à pied, « la Germinoise », ainsi que diverses fêtes organisées lors d'évenements pendant l'année. On peut également retrouver des expositions de voitures de collection, de la pêche, du théâtre... Ces associations sont répertoriées sur le site web de la mairie[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Germigny-l’Évêque centre son activité agricole sur la céréaliculture. Le village dispose également d'un hôtel-restaurant, le Gonfalon et d'une usine qui réalise l'extraction du sable de la rivière.[17]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélemy.
Le Colombier, vestige de la résidence des évêques.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Barthélemy, XVIIe et XIXe siècle
  • Colombier, XVIIIe siècle, vestige de la résidence des évêques
  • Forêt domaniale de Montceaux
  • Bords de la Marne
  • Ancien pont reliant Varreddes à Germigny, dont il ne reste plus que la tête de pont, depuis sa destruction le 13 juin 1940[18]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_germigny-leveque_77203.html
  2. http://www.viamichelin.fr/
  3. a et b « Rapport de présentation (PLU) » [PDF], sur site de la mairie, p. 100
  4. « Germigny-l’Evêque : la maison de plaisance de Ménager inscrite aux monuments historiques », sur leparisien.fr (consulté le 23 juin 2016)
  5. « Transports en commun | Germigny l'Evêque », sur germignyleveque.fr (consulté le 27 juin 2016)
  6. http://www.fluvialnet.com/fluviacarte/pdfs/int_3.pdf
  7. Toponymie générale de la France, vol. 1, Genève, Librairie Droz S.A, (ISBN 9782600028837, lire en ligne), p 559, Germigny l'Evêque, Seine et M.; Germeni, v. 1180, Germigniacum, 1201 (DT); = idem.
  8. « Historique », sur www.germigny-leveque.org (consulté le 23 novembre 2015)
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. a et b La Gazette de Germigny, n°20 éd. (lire en ligne [PDF]), p. 5
  11. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2014).
  12. http://www.um77.fr/fr/annuaire/germigny-l-eveque
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Vie associative », sur site de la mairie (consulté en juin 2016)
  17. « Rapport de présentation (Plan Local d'Urbanisme) » [PDF], p. 30
  18. « Rapport de présentation PLU » [PDF], sur site de la mairie, p. 17