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Germier de Toulouse

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Germier de Toulouse
L'évêque Germier, à droite du tympan de l'église Notre-Dame de la Dalbade, à Toulouse.
Biographie
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Germier est un évêque de Toulouse de la fin du VIIe siècle. Sa vie et son action sont mal connues, en partie dépendantes de sa Vie, rédigée au XIIe siècle et largement sujette à caution.

Il est l'un des patrons de l'archidiocèse de Toulouse. Il est fêté le , date anniversaire de sa mort – quoiqu'on en ignore l'année.

La Vie de saint Germier (en latin : Vita sancti Germerii) est un texte hagiographique composé en latin dans la première moitié du XIe siècle[1]. Il est connu par plusieurs versions, contenant des différences plus ou moins notables :

G. Toulouse, bibliothèque municipale, manuscrit 450 : rédigée par Bernard Gui, moine dominicain et inquisiteur, dans le premier tiers du XIVe siècle[2] ;
L. Paris, Bibliothèque nationale, manuscrit latin 9189 : insérée dans le Cartulaire de l'abbaye Saint-Pierre de Lézat, et écrite en 1245[2] ;
T. Toulouse, bibliothèque municipale, manuscrit 477 : rédigée au début du XIVe siècle[2].

Enfin, il existe une version B, résultat du travail de la société des Bollandistes, et compilée dans les Acta Sanctorum au XVIIe siècle[3].

L'origine de Germier est mal déterminée. Il est présenté, dans sa Vie médiévale, comme originaire de Jérusalem : à partir du XVIIe siècle, on a proposé d'interpréter le nom de cette ville comme une erreur, et de la remplacer par la ville d'Angoulême. Cette hypothèse ne semble pas plus solide et il est proposé de faire naître Germier à Castennec, en Bretagne[4].

En 694 ou 695, il est consacré évêque de Toulouse dans la cathédrale Saint-Étienne de Paris par l'évêque Tornoald[4].

Germier évangélise la vallée de la Garonne. Il bâtit un monastère à Ox, hameau de la commune de Muret.

Il est aussi le fondateur de l'église Notre-Dame de la Dalbade. Il mena une vie austère, dans les jeûnes, les prières et les aumônes. Il fit plusieurs miracles en guérissant des malades et en faisant jaillir par son intercession une source d'eau vive, lieu de pèlerinage toujours fréquenté de nos jours à quelques kilomètres de Boulaur sur la route de Simorre.

Germier s'éteint à Ox et il est enseveli dans l'église Saint-Jacques de Muret.

Notes et références

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Références

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  1. Saltet 1901, p. 167.
  2. a b et c Saltet 1901, p. 145
  3. Saltet 1901, p. 146
  4. a et b Cabau 1999, p. 138.

Bibliographie

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  • [GC] (la) Gallia Christiana, t. 13 : Provinces de Toulouse (Lavaur, Montauban, Mirepoix, Pamiers, Rieux, Lombez et Saint-Papoul) et de Trêves (Metz, Nancy, Saint-Dié, Toul et Verdun), (lire en ligne).
  • Claude Devic et Joseph Vaissète, « Note LXVI : Église de Toulouse. Évêques de Toulouse. Archevêques de Toulouse », dans Histoire générale de Languedoc avec notes et pièces justificatives, t. 4, Toulouse, Édouard Privat libraire-éditeur, (lire en ligne), p. 350-365.
  • Patrice Cabau, « Les évêques de Toulouse (IIIe – XIVe siècles) et les lieux de leur sépulture », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, t. 59,‎ , p. 123-162 (lire en ligne).
  • Patrice Cabau, « Les évêques de Toulouse (IIIe – XIVe siècles) et les lieux de leur sépulture 2e partie », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, t. 60,‎ , p. 115-118 (lire en ligne).
  • Louis Saltet, « Étude critique sur la vie de saint Germier », Annales du Midi, tome 13, no 50, 1901, p. 145-175 (lire en ligne).
  • Notice sur Saint Germier, confesseur, évêque de Toulouse, avec la Messe et les Vêpres de sa fête, impr. FR. Foix, Auch, 1865, 36 p. (lire en ligne).

Articles connexes

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Plusieurs localités se sont placées sous son patronage.

→ voir Saint-Germier

Plusieurs églises lui sont dédiées :

→ voir la catégorie : église dédiée à saint Germier