Georges de Lafage-Laujol

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lafage.
Georges de Lafage-Laujol
Naissance
25 ou 29 décembre 1830 ou 1832
La Chapelle-Saint-Denis
Décès

Paris
Nationalité
Activité
Maître

Georges-Albert-Léon Laujol de Lafage dit Georges de Lafage-Laujol, né le 25 ou 29 décembre 1830 à La Chapelle-St-Denis (commune incorporée à Paris en 1859), et mort le 23 mars 1858 à Paris, est un peintre et lithographe français. Son frère, Amilcar de Lafage (?-?), est lithographe pour la Marine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges de Lafage-Laujol est né le 25[1] ou le 29 décembre 1830 [ou 1832 ?][2] à La Chapelle-St-Denis[3]. Il a un frère cadet, Amilcar de Lafage, également artiste.

Leur père, ancien officier de marine, collaborateur de journaux comme La Réforme et Le National, se réjouit de la vocation artistique de ses deux fils, et les deux frères entrèrent chez Vigneron, un atelier artistique parisien fort réputé. Georges quitte rapidement cet atelier et gravite autour des amis de Camille Corot, qui semble avoir été son véritable inspirateur. Cependant, il suit aussi des cours chez Narcisse Díaz de la Peña[1],[3], qui était son voisin à Montmartre, là où il vivait, rue Houdon et prépare le concours de l'Académie[2].

Il entre à l'école des beaux-arts de Paris et tente le concours du prix de Rome en 1849[4].

Lafage débuta au Salon de 1850-51, avec trois études de paysage d’un coloris tendre et frais dont Le Trou à l’herbe. À l’exemple d'Antoine Chintreuil, Lafage affectionne les verdures printanières, et les blancheurs nacrées du matin[2]. En 1853, il expose deux peintures, des paysages du Limousin et d'Île-de-France[5] et une lithographie d’après Jean-Joseph Bellel. Lafage figure avec quatre toiles à l’exposition universelle de 1855. En 1857, il reçoit une mention honorable[1].

Paysagiste, il signe généralement « Lafage » ses lithographies qui sont tantôt originales, tantôt exécutées d'après les tableaux d'autre peintres[6].

Il fit partie avec Jean-Alfred Desbrosses du cénacle de Pont-de-Vaux, animé par Antoine Chintreuil[7]. Lafage-Laujol produisit une belle reproduction d’un tableau de Chintreuil, qui parut au Salon de 1853, sous le titre Soir d’automne[2].

Il rapporte, d’une de ses séances de peintures en plein air, une bronchite qui dégénère en phtisie galopante et meurt le 23 mars 1858, âgé de 26 ans, au moment où sa notoriété commençait à poindre[2].

Son travail a été remis en lumière lors de la grande exposition du Centenaire de la lithographie organisée à Paris à la galerie Rapp fin 1895[8].

Son frère Amilcar de Lafage, qui occupe un emploi de dessinateur au ministère de la Marine, figure à la section de lithographie du livret du Salon de 1852[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Paysage avec pécheurs sur la rivière (1855, huile sur toile), Alte Kunst, Vienne.
Bombardement du port impérial d'Odessa 22 Avril 1854, lithographie signée A[milcar] de Lafage (1854-1855).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « Georges de Lafage-Laujol », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, 2006 (ISBN 9780199773787).
  2. a b c d e et f Frédéric Henriet, Jean Desbrosses, collection « Les Peintres contemporains », Paris, A. Lévy éditeur, 1881, p. 41-42lire sur archive.org
  3. a b c d e f g h i j k l et m Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Bellier et Auvray, t. 1, (lire en ligne), p. 868-869
  4. Catalogue des collections de l'ENSBA, site Cat'zArts, en ligne.
  5. C. Rameix (1991), 30.
  6. Bibliothèque nationale (France), Cabinet des estampes et Jean Laran, Inventaire du fonds français après 1800, vol. 12, Bibliothèque nationale, (ISBN 9782717708998, lire en ligne), p. 170.
  7. La Chronique des arts et de la curiosité, Paris, 14 février 1903, p. 51.
  8. Émile Dacier, La Gravure française, Paris, Larousse, 1944, p. 107.
  9. Liste MNR : ce tableau fait partie des biens spoliés durant l'Occupation — fiche en ligne.
  10. Henri Beraldi, Les Graveurs du XIXe siècle : guide de l'amateur d'estampes modernes, vol. 9 à 10, L. Conquet, (lire en ligne), p. 8.
  11. François-Louis Français, interprète du peintre orientaliste Marilhat, sur Flâneries Artistiques, Littéraires et autres..., en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des peintres à Montmartre
  • Christophe Rameix, L'école de Crozant : les peintres de la Creuse et de Gargilesse, 1850-1950, L. Souny, 1991, p. 30.

Lien externe[modifier | modifier le code]