Georges Yoram Federmann

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Georges Yoram Federmann
Portrait de Georges Yoram Federmann
Georges Federmann, portant le "Judenhut" (chapeau imposé aux Juifs du 13 au 15ème), rue des Hallebardes à Strasbourg, Hiver 2016
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata (63 ans)
à CasablancaVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Médecin et psychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata

Georges Yoram Federmann, né le à Casablanca au Maroc, est un médecin psychiatre français établi à Strasbourg. Il est le fondateur, en 1997, du cercle Menachem-Taffel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Yoram Federmann et Boris Pahor à Strasbourg en juin 2016.


De Casablanca, il arrive avec sa famille en France en 1963. Ils sont rapidement naturalisés français.

Ils s'installent dans un premier temps à Paris, rue de Lancry, puis déménagent à Avignon où Georges Federmann suivra sa scolarité à l'école élémentaire Jean-Henri Fabre de 1963 à 1966.

Après deux années à Nîmes, la famille Federmann s'établit à Marseille jusqu'en 1972 ; date du départ à Strasbourg.

Après des études de médecine Georges Federmann se spécialise en psychiatrie, et se consacre aux soins des invalides de guerre (dont les malgré-nous), des toxicomanes et des étrangers sans-papiers[1],[2].

Juif militant, il se situe à l’extrême-gauche et milite pour la défense des marginalisés, et pour la reconnaissance du droit à l’existence de l’État d’Israël, tout en défendant la cause palestinienne[1].

Avec le cercle Menachem-Taffel[3], association qui milite pour la reconnaissance et la mémoire des atrocités commises à Strasbourg par le professeur August Hirt à la faculté de médecine nazie, il a travaillé à redonner une identité aux 86 juifs victimes de ces crimes[4]. En 2011, suite à ses actions, une partie du quai Pasteur à Strasbourg a été rebaptisée quai Menachem Taffel, du nom du premier cadavre identifié[5].

En 2015, le documentaire de cinéma Le Divan Du Monde (réalisé par Swen De Pauw) suit ses consultations de psychiatrie, à visages découverts.

En 2019, Georges Federmann expose les détails politiques et philosophiques de son engagement humaniste dans le documentaire Comme Elle Vient, tourné en une nuit face caméra (à nouveau réalisé par Swen De Pauw)[6],[7],[8],[9].


Pratique de la médecine[modifier | modifier le code]

Georges Federmann étudie à la faculté de médecine de Strasbourg de 1975 à 1987.

Il s'installe en 1987 en cabinet de psychiatrie privé.

Georges Federmann, en 2005.

L’accueil inconditionnel des patients fragiles[modifier | modifier le code]

Sa thèse de médecine « La lecture en hôpital psychiatrique. Son usage sa place, ses fonctions » soutenue en 1985, dessine les contours de la « Bibliothérapie ».

D'après Françoise Alptuna du Bulletin des Bibliothèques de France « Le Docteur Georges Federmann a bien été le premier médecin à découvrir et analyser l'importance du livre en milieu psychiatrique »[10].

Engagé auprès des plus démunis Georges Federmann a développé une pratique de la psychiatrie particulière, recevant ses patients, pour la plupart marginalisés, sans rendez-vous.

Ses préinscriptions dans le traitement de la douleur physique et morale s'inspirent des indications de professeur René Leriche, qui écrivait : « les patients souffrent comme ils le disent »[11],[12].

Ainsi la posologie prescrite va au plus près de la demande et des besoins du patient que Federmann considère comme le véritable expert de sa souffrance.

Mais par ailleurs il en appelle à la création d'une commission d'enquête juridico-historique sur l'activité du professeur René Leriche pendant la Seconde Guerre Mondiale ; Leriche ayant été le premier président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Médecins sous le régime de Vichy (d'octobre 1940 à décembre 1942)[13].

En 2005 il porte plainte auprès de l’Ordre des Médecins contre les Docteurs Jean-François Mattei et Philippe Douste-Blazy, successivement ministre de la Santé des gouvernements Raffarin 1 et 2 en 2002 et 2004, pour avoir participé à compliquer, selon lui, l’accès aux soins pour les bénéficiaires de l’AME (Aide Médicale d’État)[14].

Georges Federmann anime le pôle médical d’Amnesty International alsacien depuis 2008.

Le syndrome de Federmann[modifier | modifier le code]

Également sensible à la souffrance des sans papiers et des nombreux déboutés du droit d'asile, Georges Federmann a notamment pu observer au sein de son cabinet les flux migratoires déclenchés par la guerre civile algérienne (1992 à 2002) et les répercussions psychiques massives dont souffraient ses victimes.

Victimes qui ne disposaient pas toujours des mots et de la langue (en tant que réfugiées) pour traduire le désarroi, l'humiliation et l'absurdité des situations vécues.

Il s'est alors rendu compte que la quasi intégralité des ressortissants de ce pays présentait un tableau psychiatrique de "syndrome post-traumatique" avéré.

Partant de ce constat il crée le "Syndrome de Federmann" qui consiste à reconnaître, sans nécessité d'un examen clinique approfondi, la souffrance psychique d'un individu, du simple fait de son origine géographique[15].

Le "Syndrome de Federmann" a été théorisé autour des victimes de la guerre civile en Algérie mais vaut et s'étend à toutes les zones de conflit à travers le monde, et surtout les moins médiatisées.

Il a participé ainsi à régulariser sur le sol Français plusieurs centaines de patients, en démontrant aux autorités sanitaires et préfectorales , qu'une prise en charge spécialisée complexe et salvatrice s'imposait, alors que les soins médicaux en question étaient impossibles à octroyer dans le pays d'origine.

L'agression de 2005[modifier | modifier le code]

Le 15 novembre 2005, Georges Federmann et son épouse Véronique Dutriez, sont agressés par un patient à son cabinet de psychiatrie, à Strasbourg. Véronique, qui a été de tous ses combats, décède le lendemain à l'âge de 51 ans[16],[17].

Georges est blessé de 4 balles tirées à bout portant mais s'en sortira après un temps de convalescence à l’hôpital et un arrêt de travail de plusieurs mois.

Georges Federmann et son épouse Véronique Dutriez, dans le quartier de la Robertsau à Strasbourg, 2003.

Le Prix "Véronique Dutriez"[modifier | modifier le code]

Un an après l'agression, Georges Federmann créé le prix Véronique Dutriez, en sa mémoire.

Le prix décerné chaque année au mois d'avril récompense aussi bien un travail artistique, historique que sociologique, et a pour vocation d’encourager le travail de Mémoire et le travail de Connaissance des génocides et des totalitarismes.

Le prix a notamment été décerné à l'écrivain Boris Pahor pour l'ensemble de son œuvre accomplie autour de l'histoire des déportations et des camps de la Seconde Guerre Mondiale (notamment son roman "Pèlerin parmi les ombres" paru en 1996 chez La Table Ronde [18],[19]).

Ainsi qu'à l'économiste et sociologue Bernard Friot pour son ouvrage sur la fonction révolutionnaire de la Sécurité Sociale, "Puissances du salariat".[20]

Combats politiques & associatifs[modifier | modifier le code]

Le soutien à Jacques Gaillot[modifier | modifier le code]

En 1995, Monseigneur Jacques Gaillot est relevé de ses fonctions d'évêque d'Évreux à cause de ses prises de position contraires au magistère de l'Église. Cependant, l'ordination épiscopale étant indélébile, et Gaillot n'ayant pas commis d'actes appelant la peine canonique de la suspense, il est simplement nommé évêque in partibus de Parténia.

Georges Federmann, un de ses principaux soutiens en Alsace (avec notamment le prêtre Oratorien Denis Perrot), créé l'antenne Strasbourgeoise de Parténia 2000[21].

Il a organisé depuis 1995 de nombreuses rencontres entre Jacques Gaillot et les acteurs locaux de l'action sociale.

Georges Federmann, chez Mahmoud, avril 2005.

« Printemps 95 »[modifier | modifier le code]

Au mois d'avril 1995 plus d'une centaine de SDF occupent une usine désaffectée en plein centre ville de Strasbourg, avenue de la Forêt Noire, pour y trouver abri.

Ils vont vivre plusieurs mois en collectif démocratique avant de se faire expulser par les autorités.

Georges Federmann participe activement au collectif « Printemps 95 », en qualité de médecin-référent, ainsi qu'en favorisant l’établissement de liens constants avec les autorités municipales et préfectorales[22].

Le collectif invitera Jacques Gaillot à venir soutenir l'action.

Les Roms de Zamoly[modifier | modifier le code]

À l'été 2000, le journaliste Israélien Michel Warschawski prévient Georges Federmann de l'arrivée imminente d'un groupe de Roms à Strasbourg, que la presse désignera sous le nom des « 52 roms de Zamoly ».

Ces roms sédentaires de la ville de Zamoly (Hongrie) fuiraient des persécutions raciales, et demandent le droit d'asile à la France.

Après prise de contact, Georges Federmann est désigné porte-parole par le groupe pour les représenter auprès des autorités locales.

Il mènera ce combat aux côtés de citoyens et d'avocats engagés dans la défense des droits de l'homme.

Aux côtés de Richard Moyon, Michel Bombola, Janos Borovi, Véronique Dutriez et Christine Mengus, ils obtiendront le droit d'asile d'une grande partie du groupe en 2003 octroyé par la CNDA (Cour Nationale du Droit d’ Asile).

La majorité d'entre eux vit toujours à Strasbourg en 2019[23].

Tony Gatlif[modifier | modifier le code]

Le cinéaste Tony Gatlif, touché par cette aventure humaine, donnera naissance au personnage du docteur Liberman dans son long-métrage Swing (2002), prenant inspiration de la figure du docteur Federmann[17].

Liberman est interprété dans le film par Ben Zimet.

Georges Federmann, à l'UPQ (Université Populaire du Quartier), rue Edouard Teutsch à Strasbourg, octobre 2002.

Siné Hebdo[modifier | modifier le code]

Georges Federmann collabore à la revue Siné Hebdo, dès son lancement en 2008 par Siné.

Il y tient une chronique socio-politique, se référant à son expérience d’exercice de psychiatre libéral et à ses engagements associatifs.

Il écrira une vingtaine de chroniques jusqu'en 2011.

Citoyens du Monde[modifier | modifier le code]

Inspiré par le militant pacifiste Gary Davis qui créa le mouvement des Citoyens de Monde en 1948, il devient membre de l'association dans les années 90, avant d'être élu « délégué »  par le Congrès des Peuples en 2010 pour un mandat de 9 ans[24].

Le MRAP[modifier | modifier le code]

Georges Federmann est président du Comité de Strasbourg du MRAP depuis 2016 (succédant à Alfred Zimmer).

Il a participé à la création de cette antenne en 1998, avec notamment son épouse Véronique Dutriez (qui en a été la première présidente).

Le Cercle Menachem Taffel[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

En 1943, le professeur nazi August Hirt, alors directeur de l'Institut d'anatomie normale de l'Université de Strasbourg, annexée, a projet de constituer un « Musée de la Race ».

Sur ses ordres, 86 déportés juif sont assassinés au Camp de concentration de Natzweiler-Struthof, en Alsace, en août 1943.

L'entrée du camp de concentration du Struthof, en Alsace.

Ces déportés ont été sélectionnés à Auschwitz.

À la libération, l'armée française découvre les cadavres des victimes dans les cuves de l'Institut d'anatomie mais ne procède pas à l'identification.

C'est seulement en 1985 que l'on cite pour la première fois le nom d'une des victimes.

Serge Klarsfeld a tout simplement demandé aux archives d'Auschwitz l’identité du matricule 107969, qu'il venait de déchiffrer sur une photographie d'archive.

Il s'agit de Menachem Taffel.

En 1992, Bruno Escoubes et Jacques Morel, chercheurs au CNRS de Strasbourg, lancent un Appel sensibiliser la collectivité à ces faits oubliés.

Federmann, qui a pourtant fait ses études de médecine dans cette faculté de 1975 à 1987, n'en n’avait jamais entendu parlé.

Interpellé par la gravité des évènements et par le fait qu'ils aient été tus pendant près de 50 ans, il débute alors un travail historique de fond sur cet épisode dramatique de l'Histoire[25].

Création & Combats[modifier | modifier le code]

En 1997 Federmann va s'associer au psychiatre allemand Roland Knebusch (exerçant dans la ville de Kehl) pour créer le Cercle Menachem Taffel.

Avec l'aide des adhérents du Cercle Menachem Taffel, les Docteurs Federmann et Knebusch s'interrogent sur les mécanismes qui ont poussé l'une des meilleures médecines occidentales (techniquement et scientifiquement | de 1901 à 1939, sept prix Nobel sont décernés à des scientifiques et medecins allemands) à adhérer spontanément au nazisme.

Le Cercle Taffel comprenait alors que le médecin, notable de la société, allait être le garant, décisionnaire et exécutant de l'idéologie nazie, déterminant qui avait le droit de vivre ou non.

La réflexion menée par Federmann et Knebusch s'étend jusqu'à la question de la place du médecin dans la société d'aujourd'hui, qui doit répondre de la responsabilité d'offrir un accueil inconditionnel à tous les patients, pour ne surtout pas reproduire le schéma d'exclusion ayant frappé les "indésirables" d'hier (juifs, homosexuels, tziganes, malades mentaux…).

En d'autres termes, ils se mirent à militer pour que la pratique contemporaine de la médecine rejette tout risque d'eugénisme et pour que les soins puissent être prodigués au bénéfice des plus marginalisés de manière indifférenciée.

Le Cercle Menachem Taffel, devant l'institut d'anatomie normale à Strasbourg, septembre 2004.

Dans cette même perspective de vigilance civique et politique le Cercle Taffel se demande alors s'il est envisageable d'être à la fois médecin et membre du Front National.

Ils dénonce, en 1997, par le biais d'une pétition, la création d’un syndicat de la médecine du Front National : Force nationale santé.

Cette pétition circule au moment même où les syndicats représentatifs et historiques du pays assignent en justice les émanations syndicales du Front National.

Les hebdomadaires Charlie Hebdo, Témoignages Chrétien et Rouge publieront cette pétition.

En 1998 tous les syndicats corporatistes de Front National disparaissent.

Le colloque du 21 septembre 2003 « Strasbourg-1943 : l’horreur de la médecine nazie » est organisé au Pavillon Joséphine à Strasbourg par le Cercle Taffel.

Les débats menés par le philosophe Jean-Luc Nancy, réunissent notamment le sociologue Freddy Raphaël, les historiens Jean-Pierre Baud et Benoît Massin, le psychiatre Max Lafont.

Le journaliste allemand Hans-Joachim Lang qui vient d'accomplir un travail colossal de recherche réussi à retrouver l'identité des 86 victimes du professeur Hirt, assassinées au Struthof.

Les noms sont révélés publiquement par Lang lui-même, devant le public, et pour la première fois au monde.

La reconnaissance de la ville de Strasbourg[modifier | modifier le code]

Deux ans plus tard, un écho est trouvé auprès des institutions publiques locales quand l'Université de Strasbourg reprend la communication de Lang dans le cadre d'un colloque qu'elle organise en novembre 2005 : « Nazisme, science et médecine » [26]

Le 11 décembre 2005, une plaque commémorative est apposée sur la façade de l'institut d'anatomie normale[27].

Plaque commémorative des crimes d'August Hirt, apposée sur l'institut d'anatomie normale de Strasbourg, le 11 décembre 2005

Le destin de ces 86 victimes habite désormais l'histoire de Strasbourg. Leurs restes reposent au cimetière juif de Cronenbourg (quartier de Strasbourg).

De nombreux documentaires seront réalisés autour de cet épisode dramatique, dont « Le nom des 86 » d'Emmanuel Heyd et Raphaël Toledano en 2014 auquel participe Federmann[28].

Le 12 mai 2011, la ville de Strasbourg rebaptise une partie de quai Pasteur, mitoyen de l'Hôpital civil, en quai Menachem Taffel[29].

Le recit des recherches de Hans-Joachim Lang à fait l'objet d'un ouvrage qu’il signe « Die Namen der Nummern » qui a paru en 2004[30].

En 2018 les PUS (Presses Universitaires de Strasbourg) dirigées par Isabelle Laboulais publient la traduction française de cet ouvrage et demandent à Georges Federmann d'en écrire la postface (quand l'historien Johann Chapoutot signe la préface).

La commémoration de la Saint-Valentin[modifier | modifier le code]

En 1349, les juifs de la ville de Strasbourg sont brulés en place publique (à l'endroit actuel de la place de la République).

Le maire de l'époque, Peter Schwarber, tente en vain de s'opposer au massacre de ses concitioyens, et son échec lui impose de quitter la ville.

Il meurt en exil à Benfeld.

En 2015, sur l'impulsion du Cercle Menachem Taffel, et grâce aux efforts de Nicole Dreyer (adjointe au maire de Strasbourg, Roland Ries), une rue de Strasbourg dans le quartier du Parlement Européen est baptisée « Peter Schwarber », en hommage aux victimes du massacre de 1349 et à ce maire courageux.

Les "Stolpersteine" à Strasbourg[modifier | modifier le code]

En 2006 Federmann et le Cercle Taffel lancent l'idée d'étendre les Stolpersteine à la ville de Strasbourg.

En 2015 un groupe de travail est enfin constitué autour de personnalités comme les historiens Fabienne Regard et Eckhard Wirbelauer, le plasticien et historien d’art Richard Aboaf, l'astronome Bertrand Goldman, et Georges Federmann[31].

Le projet des "Pavés de la Mémoire" est destiné à honorer les victimes locales du nazisme, et verra le jour le 1er Mai 2019.

Georges Federmann, place de la République à Strasbourg, décembre 2002.


Carrière sportive[modifier | modifier le code]

À l'âge de 15 ans, Georges Federmann est champion de France de basket cadet avec l'équipe de Provence, en 1970 dont fait aussi partie son frère cadet, Michel Federmann, doublement surclassé.

L'AS Ménora-Strasbourg les recrute en 1972. Ils seront semi-professionnels.

Ils joueront en 1975 au 2ème niveau national (Nationale 2), et participeront à trois Maccabiades avec l'équipe de France de basket (1973, 1977 et 1981)

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Georges Federmann, devant la synagogue de Strasbourg, septembre 2002.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Federmann, Le Divan du monde, Paris, Golias, coll. « Itinerances », (ISBN 235472229X)

Ouvrages Collectifs[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

Publications dans des revues sociologiques & politiques[modifier | modifier le code]

  • "X-Alta" n° 2/3, "Multiculturalisme", octobre 1999, pp. 141-154. « Le parti pris de l’étranger » (ISBN 2-913-998-00-3) [49]
  • "Quasimodo" n°9, "Corps en guerre. Imaginaires, idéologies, destructions", Printemps 2005. « L ‘horreur de la médecine nazie. Struthof, 1943 : qui se souviendra de Menachem Taffel ? », Quasimodo No 9, pp. 109-125, (ISSN 1279-8851)[50],[25]
  • "Mortibus" n°10/11, "Masses et moi", Automne 2009, « Médecine et crimes de masse », pp 241 à 260. (ISSN 1950-3237)
Georges Federmann, rue Lauth à Strasbourg, octobre 2002.

Publications dans des revues spécialisées[modifier | modifier le code]

"Psychiatrie Française"[modifier | modifier le code]

  • Volume 30 n°3, "Imprévus", article "Des-livres-nous-du-mal" pages 63 à 72, juillet 1999. (ISSN 0755-9755)
  • Volume 27 n°3, "Qu'est-ce que la Santé mentale ?", article "Que reste-t-il de nos souffrances ?", pages 104 à 109, septembre 1996, (ISSN 0755-9755)[51]
  • Volume 26 numéro spécial, "Des limites de la psychiatrie", article "La Nef des Fous", pages 155-157, novembre 1995, (ISSN 0755-9755)
  • Volume 25 n°3, "Psychiatrie en médecine", article "Mais qu’allons–nous faire dans cette galère ?", septembre 1994, pages 74 à 80, (ISSN 0755-9755)

"Psychiatrie"[modifier | modifier le code]

  • N°163 « Emprises. Quand ça pense pour moi », article « Accueillir des étrangers malades, l’expérience du département du Bas-Rhin », septembre 2015, pages 245 à 252.

"Sud/Nord"[modifier | modifier le code]

  • N°17 « Humanitaire, Humanitaireries », article « En amont de l’humanitairerie », pages 69 à 78, Éres, 2002, (ISBN 9782865868827)[52],[53]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alvezio Buonasorte, « Georges Federmann, psychiatre engagé », L’Alsace, 7 septembre 2015.
  2. Clément Ghys, « Un cabinet filmé de l’intérieur », Libération, 15 mars 2016.
  3. « Victimes du Pr Hirt : des restes retrouvés à l'Institut de médecine légale de Strasbourg », Dernières nouvelles d’Alsace, 19 juillet 2015.
  4. Pierre France, « Dans la profondeur infinie du divan de Georges Federmann», rue89strasbourg.com, 11 mars 2016.
  5. « :Quai_Menachem_Taffel_(Strasbourg) », sur www.archi-wiki.org (consulté le 16 août 2018)
  6. a et b « « Comme elle vient » : la parole à Georges Federmann, psychiatre militant », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2019)
  7. a et b « L'Obs | Les films à voir cette semaine », sur L'Obs (consulté le 11 janvier 2019)
  8. a et b « Comme elle vient de Swen de Pauw - (2018) - Film - Film documentaire » (consulté le 11 janvier 2019)
  9. a et b « Comme elle vient », sur Zibeline, (consulté le 11 janvier 2019)
  10. Françoise Alptuna, « Qu'est-ce que la bibliothérapie ? », sur bbf.enssib.fr, (consulté le 8 janvier 2019)
  11. Le Breton, David, 1953-, Anthropologie de la douleur, Métailié, (ISBN 2864241919 et 9782864241911, OCLC 299460244, lire en ligne)
  12. Laurent Denizeau, « L’expérience de la douleur, une activité symbolique ? », Anthropologie & Santé. Revue internationale francophone d'anthropologie de la santé, no 7,‎ (ISSN 2111-5028, DOI 10.4000/anthropologiesante.1130, lire en ligne, consulté le 8 janvier 2019)
  13. « CHANGE.org | SIgnez la pétition », sur Change.org (consulté le 11 janvier 2019)
  14. « Lien vers la plainte dans son intégralité | PDF à télécharger. », sur www.gisti.org (consulté le 8 janvier 2019)
  15. « Lien vers la lettre du Comède | téléchargement du numéro 56 de "Maux d'Exil". L'article de Georges Federmann "AU-DEVANT DU PARCOURS DU COMBATTANT", page 6 », sur www.comede.org (consulté le 8 janvier 2019)
  16. « A Strasbourg, un déséquilibré tue la femme d'un psychiatre réputé », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 janvier 2019)
  17. a et b « Adieu Véro... bonjour tristesse », sur AgoraVox, (consulté le 8 janvier 2019)
  18. Pahor, Boris, 1913- et Impr. Sagim), Pèlerin parmi les ombres : récit, La Table ronde, (ISBN 271030709X et 9782710307099, OCLC 409745785, lire en ligne)
  19. « Pélerin parmi les ombres - Boris Pahor », sur Babelio (consulté le 8 janvier 2019)
  20. Friot, Bernard, (1946- ...).,, Puissances du salariat, La Dispute, impr. 2012, cop. 2012 (ISBN 9782843032264 et 2843032261, OCLC 834976931, lire en ligne)
  21. Un partenien, « Partenia Srasbourg », sur Mouvance Partenia (consulté le 8 janvier 2019)
  22. « Médecin, avant d’être Français - Association pour l'Économie Distributive », sur www.economiedistributive.fr (consulté le 8 janvier 2019)
  23. « Encore des familles avec enfants à la rue demain à Strasbourg! Suivi de "Triste anniversaire", par Georges Yoram Federmann », sur La Feuille de Chou, (consulté le 8 janvier 2019)
  24. « Elus CDP », sur www.recim.org (consulté le 8 janvier 2019)
  25. a et b Maud Joly, « « Corps en guerre. Imaginaires, idéologies, destructions », Quasimodo, n°8 et n°9, Printemps 2005. », Clio. Femmes, Genre, Histoire, no 30,‎ (ISSN 1252-7017, lire en ligne, consulté le 7 janvier 2019)
  26. « Lien vers le programme du colloque "Sciences, médecine et nazisme. Témoignages et recherches récentes" | PDF à télécharger », sur psyest.fr (consulté le 8 janvier 2019)
  27. « Plaque devant l’Hôpital Civil », sur Strasbourg dans les mémoires, (consulté le 8 janvier 2019)
  28. a et b « LE NOM DES 86 | dora films », sur www.lenomdes86.fr (consulté le 8 janvier 2019)
  29. « Quai Menachem Taffel (Strasbourg) — Archi-Wiki », sur www.archi-wiki.org (consulté le 8 janvier 2019)
  30. Lang, Hans-Joachim, 1951-, Die Namen der Nummern : wie es gelang, die 86 Opfer eines NS-Verbrechens zu identifizieren, Hoffmann und Campe, (ISBN 3455094643 et 9783455094640, OCLC 56333828, lire en ligne)
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Liens externes[modifier | modifier le code]