Georges Van der Straeten

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Georges Van der Straeten
Georges Van der Straeten.jpg
Georges Van der Straeten dans son atelier,
photographie d'Edmond Bénard,
New York, The Frick Collection.
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Distinction

Georges Van der Straeten, en 1856 né à Gand, et mort dans la même ville en 1928[1], est un sculpteur belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Van der Straeten fut d’abord juriste jusqu’en 1882 et ensuite élève du sculpteur Jef Lambeaux[2],[3].

Il s’installe à Paris en 1883. On sait d'après l'agenda de la curiosité, des artistes et des amateurs qu'il habitais au 20 rue Vintimille en 1889. Il habitait au no 9 avenue Hoche en 1910. Il expose au Salon de Paris à partir de 1885 jusqu’en 1912. Il travaillera et se liera d’amitié avec Jan van Beers[4]d’après la revue illustrée d'art du cette amitié lui fut très précieuse, c'est grâce à ce contact fréquent, à ces communications continuelles entre lui et l'élégant artiste, qu'il trouvera enfin la véritable formule de son talent et qu'il parvint à se tailler une part de renommée dans ce genre aimable qu'on appelle partout, aujourd’hui, le GENRE PARISIEN.Ce n'est qu’après une connaissance approfondie des mœurs parisiennes, que van der straeten devint le délicat et spirituel sculpteur qu'il est aujourd'hui, qu'en pénétrant le secret de tout ce qui fait la grâce, la joie et la vie de notre capitale .C'est à rendre les aspects divers de ce type unique et délicieux, l’harmonie de ce cors léger pétri d'on ne sait quelle substance angélique ou vicieuse, en un mot, l’irrésistible séduction de cette créature à la fois chaste et provocante, qu'il multiplia les ressources et les charmes de son talent. La sculpture seule, confinées dans les régions du grand art, semblait dédaigner de s'associer à ces hommages. Il fallut qu'un jeune avocat belge débarquant à paris, remarquât le premier ce nouveau champs d'études et se préparait à la moisson. Il a le mérite de toujours rompre avec le connu. de savoir conserver son originalité, de ne jamais négliger enfin la grâce de la disposition, le naturel de l'arrangement et l'imprévu de la pose. Il obtiendra diverses récompenses et notamment une médailles d’argent à l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Il deviendra chevalier de la Légion d'honneur en 1903.

Georges Van der Straeten fait preuve d’une grande maîtrise technique dans ses réalisations et d’une grande qualité de finition. Il produit de nombreux portraits, des figures de fantaisie gracieuses et aguichantes de jeunes femmes parisiennes où, selon Pierre Kjellberg, on « retrouve le style aimable des sculpteurs du XVIIIe siècle »[5]

Cet artiste est représentatif de La Belle Époque, période où apparaît l'Art nouveau, mouvement artistique international qui rompt avec la production académique. En ce sens, il constitue une nouvelle manière de s'exprimer parfaitement en phase avec cette période d'innovation politique, sociale, technologique et intellectuelle. Il est le pionnier du GENRE PARISIEN DANS LA SCULPTURE.

Les œuvres de Van der Straeten sont éditées en grand nombre, en différentes dimensions et sous des titres très variés, par plusieurs fondeurs, et notamment la Société des Bronzes de Paris, le fondeur Pinedo[6] et le céramiste Friedrich Goldscheider (de)[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Plâtres[5][modifier | modifier le code]

  • Le Drame, 1886, buste ;
  • Fantaisie, 1887, statuette ;
  • Une Merveilleuse, 1888, statuette ;
  • Fantaisie Watteau, 1911, statuette ;
  • Embrasse, 1889, statue ;
  • Le printemps, 1890, statue ;
  • Sous l’Empire, 1893, statue ;
  • Amour maternel, 1896, statue ;
  • Mondaine, 1899, statue ;
  • Liseuse Empire, 1910, statue.

Œuvres chryséléphantines[5][modifier | modifier le code]

  • Mimi, 1909 ;
  • Rêverie, 1909 ;
  • Innocence, 1910 ;
  • Menuet, 1910.

Bronzes[1][modifier | modifier le code]

  • Marinette ;
  • Thereza ;
  • Jeune femme au sourire ;
  • Femme au foulard dans les cheveux ;
  • Femme au chapeau ;
  • Le Rire ;
  • Jeune femme assise sur une corne d’abondance ;
  • Jeune femme à la coiffe ;
  • Colombine ;
  • Le Croissant de Lune ;
  • Gentleman rider ;
  • Élégante assise ;
  • Jeune Femme en robe du soir ;
  • La Source.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Cor Engelen, Mieke Marx, La sculpture en Belgique à partir de 1830, T. IV, Louvain, 2006, p. 3673.
  2. Paul Piron, Dictionnaires des artistes plasticiens de Belgique des XIXe siècle et XXe siècle, L-Z, 2003, p. 604.
  3. Jef Lambeaux, (14 janvier 1852, Anvers - 5 juin 1908, Bruxelles) est un sculpteur belge. Il a étudié à l'académie des Beaux-arts d'Anvers et est connu pour avoir notamment provoqué des polémiques sur ses nus considérés provocants.
  4. Peintre de portraits de femmes, de scènes historiques et de genre, Jan Van Beers est né en 1852 à Lierre en Belgique et mort en France en 1927.
  5. a b et c Pierre Kjellberg, Les bronzes au XIXe siècle dictionnaire des sculpteurs, 2005 p. 658.
  6. Fonderie mentionnée depuis le dernier quart du XIXe siècle jusque 1930. Celle-ci réalise des éditions pour nombre de sculpteurs et notamment Georges Van der Straeten (Pierre Kjellberg, Les bronzes au XIXe siècle dictionnaire des sculpteurs, 2005, p. 703.)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, T. 13, Grund, 1999, p. 292.
  • Paul Piron, Dictionnaires des artistes plasticiens de Belgique des XIXe siècle et XXe siècle, L-Z, 2003, p. 604.
  • Pierre Kjellberg, Les bronzes au XIXe siècle dictionnaire des sculpteurs, 2005, p. 668.
  • Cor Engelen, Mieke Marx, La sculpture en Belgique à partir de 1830, T. IV, Louvain, 2006, p. 3672-3673.
  • (en) Harold Berman, Bronzes : Sculptors and Founders, 1800-1930, 4 vol, Schiffer Publishing.
  • Henrie Nicolle. La revue illustrée, librairie d'Art du numéro 169.p. 157-158-159-160-161.
  • Agenda de la curiosité des artistes et des amateurs 1889.p. 189.

Liens externes[modifier | modifier le code]